‹ Mémoires pour servir à l'histoire de DombesChapitre 12 sur 30 · DUC D ORLEANS, USUFRCITIER DE LA SOUVERAINETE DE DOMBES · texte numérisé non relu

DUC D ORLEANS, USUFRCITIER DE LA SOUVERAINETE DE DOMBES

Le premier soin de Gaston de France, après le décès de notre princesse, fut d'envoyer ses ordres dans cette souveraineté, pour y faire ses obsèques. e*e$t ensuite de ses ordres que le Parlement, par arrêt du 9 juin 1627, ordonna l'assemblée des états pour les faire faire solennellement et pour pourvoir aux frais qu'il faudroit pour les faire. On ordonna aussi de faire farre un service dans chaque paroisse de la souveraineté. L*Eglise, la noblesse et le tiers-état furent assemblés à Trévoux, le 49 du même mois. Le clergé consentit à faire ce qui étoit ordonné. Je n'ai pas vu quel fut l'avis de la noblesse, quoiqu'elle fût assemblée le même jour. A l'égard du tiers-état, il consentit à faire faire ces obsèques et cérémonies ; mais les députés des autres chitellenies, excepté celle de Trévoux, s'opposèrent à ce que la dépense fût supportée par la généralité du pays, disant que ce n'étoit pas la coutume que la dépense des obsèques de nos princes fût imposée sur la souveraineté ; que celle des obsèques du prince Henri avoit été payée par le trésorier du prince ; qu'ils avoient fait et feroient encore, dans chacune de leurs églises, ces obsèques, sans en rien rejeter sur la généralité ni sur les paroisses ; que la ville de Trévoux avoit des deniers dont elle pouvoit disposer à cet effet; que la souveraineté étoit fort pauvre, les vivres extrêmement chers ; qu'on avoit fait de grandes impositions pour le don gratuit, cette même année; qu'ils avoient essuyé de grandes inondations, des grêles et tempêtes, et qu'ainsi il ne convenoit pas de faire une nouvelle imposition. Les habitants de Trévoux dirent que leurs deniers communs avoient d'autres destinations ; que le Parlement avoit préjugé que les frais de cette cérémonie et pompe funèbre, qui étoient considérables, dévoient être levés sur le pays, en ordonnant l'assemblée des

é\R{s. ; qu'ils avoicnt déjà fait des prières particuliéxes, mais que celles-ci étant publiques et toute la souveraineté y étant appelée, que toute la souveraineté y devoit contribuer. Sur ces difficultés, les parties furent renvoyées au Parlement, qui décida en faveur des habitants de Trévoux. Je crois que ces obsèques et prières publiques furent faites le samedi 26 du même mois, ou ie lundi 28, que les ecclésiastiques déclarèrent que toute la pompe funèbre seroit faite et préparée.

Notre princesse avoit fondé ou l'on fonda pour elle un anniversaire dans l'église

de Trévoux, qui s'y fait tous les' ans, 4 juin. La fondation n'est que de par an.

Les officiers du baillage y dévoient être invités et y assister. Ceux de la chambre des requêtes s'en sont dispensés, quoique le zèle que cette princesse avoit témoigné pour le bien de la justice, en supprimant la vénalité des offices, dût lui attirer une reconnoissance immortelle de ses officiers, et faire souboiter que cet heureux temps pût revenir.

Gaston de France n'étant pas majeur au décès de notre princesse, le roi étant à Villeroy, lui donna des lettres patentes, le 47 juillet, par lesquelles il lui conféroit la tutelle et sa garde noble royale, ce qui lui fut encore confirmé par d'autres lettres patentes du 25 février 1635, qui furent vérifiées au Parlement de Paris, le 19 juillet 1636. Ces lettres patentes ne regardoient que les biens que feue Mademoiselle, d'heureuse mémoire, avoit en France, car Gaston de France n'avoit besoin ni des unes ni des autres pour jouir des revenus de cette souveraineté, le droit écrit, qui s'y observe, donnant incontestablement aux pères l'usufruit des biens maternels de leurs enfants, jusqu'à leur émancipation ou mariage. Aussi S. A. R. Monsieur fut reconnu pour usufruitier de cette souveraineté, dès le moment du décès de la princesse, son épouse, comme père et légitime administrateur de sa fille, le droit romain régissant le droit de la souveraineté même, comme il régit les biens des particuliers, comme nous Tavons vu jusqu'ici.

Au commencement de janvier 1628, les habitants de la souveraineté ayant demandé la confirmation de leurs privilèges, ils furent examinés au conseil de S. A. R., qui donna un arrêt de confirmation, sur lequel Gaston fit expédier ses lettres patentes, le 7 du même mois, qui furent vérifiées «t enregistrées au Parlement, le 23 février suivant (a).

Le 4 février, S. A. R. fit une très-forte augmentation sur le prix du sel (b).. Il ne se vendoit que 11 liv. lerainot, et en France, il se vendoit 15 livres 12 sols. Le roi trouva à propos, pour les nécessités de l'état et les grandes dépenses qu'il étoit obligé de faire au siège de la Rochelle, de l'augmenter de 6 livres par minot. Les fermiers des gabelles de France prétendirent que cette augmentation et la grande différence du prix faisoient que les François en venoient acheter en Dombes. Ils en firent des plaintes à S. A. R., qui crut ne pouvoir point trouver de remède plus convenable pour lui et pour ie fermier de France que de mettre le sel de Dombes au

(a) Dombes, tome 9, fol. 347 et suit.

(b) Dombes, tome f, fol. Ut.

-'ils MÉMOIRES POUR SERVIR

prix de 20 liv, 1 2 s. 6 den., qui u'étoit que 20 s. de diiïérence de celui du royaume. Les habitants de Dombes ayant appris celte nouvelle, 8*assemblërenl et députèrent SI S. A. R., pour lui faire connoitre que le prix du sel de Dombes ne faisoit rien à relui de France, y ayant plusieurs' provinces et plusieurs villes de France où le sel éloit à meilleur marché que dans la souveraineté; que cette inégalité de prix ne faisoit pas que le roi raugmenl&tdans ces villes et dans ces provinces, et qu'il les privât de leurs privilèges ; que celte augmention étoit excessive, ruineuse pour ses sujets et contraire à leurs privil<^ges. Les raisons des habitants étoient justes, mais elles ne ]}urent obtenir une entière révocation de cette augmentation. Les ministres de S. A. K. prétendirent qu'il lui étoit dû un don gratuit à cause de la naissance de Mademoiselle ou à cause de son avènement à la souveraineté. On demanda ce don aux députés. On venoit d'en payer un pour le mariage de Madame. On connut qu'il seroit diflicile de faire révoquer l'augmentation du sel, mais on fit comprendre qu'il y auroit de Téquilè de ne l'augmenter que de 6 liv., comme Sa Majesté l'avoit augmenté en France, et de n'en mettre le prix qu'à 47 liv., on déchargeant les états du don gratuit, ce que S. A. R. accorda. II en fit expédier ses lettres en conformité, qui ne furent adressées qu'au visiteur des gabelles, qui, les ayant reçues, n'osa les faire exécuter sans qu'elles eussent été enregistrées au Parlement, suivant l'usage et l'édit de 4575, que nous avons l'apporté. 11 les y porta pour être enregistrées et publiées. Les habitants en ayant eu avis, s'y opposèrent. Ils prétendirent que les députés uvoient outrepassé leurs pouvoirs. Nonobstant leur oppositi(tki , le Parlement ordonna l'enregistrement et l'exécution des lettres et renvoya les habitants pour se pourvoir à S. A. R. sur leur opposition, dont on leur donna acte. Le prix du bail des gabelles ne fut porté qu'à 34,000 livres, sur le pied de 47 liv. le minot. Mathurin Maugars, qui d'Anjou s'étoit venu établir en ce pays, en fut adjudicataire à ce prix, à condition de payer les droits dé gabelles et anciens péages à Peccais et sur la route. Les fermiers de Dombes et de France dévoient alors tenir leurs greniers bien garnis, en sorte qu'ils ne vendissent leurs sels qu'une année après qu'ils auroienl été dans les greniers, parce que les sels s'y purifient et fortifient, et ils dévoient toujours laisser les greniers fournis pour un an. Cette clause, qui avoit été mise dans presque tous les baux, ayant été omise dans les derniers, nous avons vu que les fermiers prétendirent n'eu devoir point laisser, quoiqu'ils en eussent trouvé assez considérablement, et l'on a été obligé depuis ce temps-là de débiter le sel dès qu'il étoit arrivé, ce qui est désavantageux au peu|)le et que l'on prétend avoir contribué à des maladies populaires et à celle des bestiaux.

Le 20 du même mois de février, S. A. R. pourvut Hugues Dumontel, secrétaire au Parlement, de l'office de conseiller et général de la monnoie de Trévoux, et le dispensa de résider dans cette ville. Cet office étoit vacant par le décès de Claude Mazuyer. Le sieur Dumontel fut reçu dans cet office le 42 avril suivant.

Le même jour 20 février, S. A. R. confirma à André, fils de Georges Desbordes, les lettres de noblesse que le duc de Savoie avoit accordées à son père, en 4592, qui uvoient déjà été confirmées par le roi, et le prince ordonna que cet annobli jouiroit

À l'histoire de dombes. 5t9

de ses privilèges dans sa souverainelé. Ces lettres furent enregistrées par arrêt du S août suivant.

Il y eut une cherté en 1628. Il y aroit beaucoup de mendiants, dont il y en avoit plusieurs que l'on regardoit comme sorciers. On arrêta, près du Breuil, deux femmes, I une âgée, à ce qu'elle disoit, de 80 ans, et l'autre de 18 ou 20 ans. Louise Mignot, (ille d'un sergent de Villefranche, qui étoit au service de M"« du Breuil, savonnant du linge dans un étang, près le château, ces deux mendiantes lui demandèrent Taumône. Elle leur dit de l'aller demander au château, où on la donnoit à tous les pauvres. Ces mendiantes s'obstinèrent à vouloir que cette fille leur donnât quelque chose. Elle donna enfin un liard à la vieille qui, soit qu'elle eût été piquée de ses premiers refus, soit par malice, jeta apparemment quelque poison sur cette fille, qui tomba en syncope et devint percluse de ses pieds, en sorte qu'elle ne put plus marcher. On la ramena au château, et elle crut que c'étoit un sort que cette vieille femme lui avoit jeté. On en fut persuadé ; ainsi on fit chercher ces femmes. On trouva d'abord la jeune, qui dit que la vieille l'avoit envoyée auprès du château, pour savoir si cette fille qui leur avoit donné l'aumône ne s'étoit point noyée dans Tétang ou si e.Ue étoit malade. On chercha celte vieille, qui nia d'avoir vu la fille malade ni la jeune fille, qui la reconnurent l'une et l'autre. On interrogea les unes et les autres. La jeune fille convint que la vieille l'avoit frottée depuis les cuisses jusqu'en haut; qu'ensuite elle avoit été au sabbat, qu'on l'avoit marquée sur le téton, qu'on lui avoit donné â manger et qu'on leur avoit promis de l'argent; que cependant, lorsqu'elle avoit été éveillée, elle avoit eu un grand appétit et qu'elle ne s'étoit trouvé aucun argent, et qu'elle s'étoit trouvée le malin au même endroit où elle s'étoit couchée le soir; et elle dit qu'elle croyoit qu'on n'alloit qu'en âme au sabbat. La vieille nia généralement tout. On la fit visiter et raser, et on lui trouva deux ou trois endroits où on la piqua sans qu'elle le sentît, ce que l'on prétendoit être une des plus grandes marques de sorcellerie. La jeune fille fut aussi piquée, et elle se trouva insensible dans l'endroit qu'elle avoit dit qu'elle étoit marquée, soit que ce fût la pi*évention ou autrement.

Le 7 juin, il y eut un arrêt du Parlement, rendu sur les conclusions du procureur général, par lequel la cour fit défense, conformément à ses anciens arrêts, à tous huissiers ou sergents de la souveraineté, de mettre à exécution les commissions émanées du conseil de S. A. R. et les autres commissions extraordinaires, sans qu'elles eussent été vues et enregistrées par la cour (a). On ordonna que cet arrêt seroit lu au baillage de Dombes et signifié à tous les huissiers et sergents de la souveraineté. Le procureur général dit que l'exécution des arrêts et des commissions du conseil faisoit noître tous les jours des inconvénients, parce qu'on conlrevenoit aux droits et aux privilèges du pays et que le Parlement pouvoit en ce cas faire ses remontrances au prince, pour empêcher les vexations qu'on pouvoit faire aux habitants de Dombes. Nous verrons dans la suite que cet arrêt et d'autres semblables

(a) Registre du Parlement.

520 MEMOIRES POtR SERVIR

firent beaucoup de contestations du temps de feue Mademoiselle, d*heurense mtmoire.

Le 18 décembre, Sa Majesté confirma à S. A. R. la permission de tirer 60 gros muids de sel de Peccais pour la fourniture de la souveraineté ; mais Jean lîerand, fermier des gabelles du Lyonnois, s'y étant opposé, par arrêt du 29 février 46i9. permit à S. A. R. de tirer dès lors 30 gros muids pour la fourniture de la sonvernineté, et les autres 30 lorsque le prix du sel de Dombes seroit égal à celui de France.

Le 13 janvier 4629, Sa Majesté donna nne déclaration, par laquelle elle vouloit que les créations de nouveaux oflices qu'elle faisoit dans son royaume n'eussent point lieu en Beaujolois, ce qui étoit juste, parce que le Beaujolois n'est point une terre du domaine et que les rois avoient reconnu que c'est une baronnie particulière de leur royaume, dont les officiers sont proprement officiers du seigneur, quoiqu'ils portent le nom d'officiers du roi. Nous mettrons cette déclaration dans nos Preuves, n'ayant pas remarqué qu'elle ait été mise dans aucun livre imprimé et parce qu'elle est une preuve de l'exécution de la transaction de 1560.

Louis XIH ayant résolu d'aller «n Italie, pour y soutenir les intiTéts du duc de Blantoue contre l'empereur, ne put passer à Lyon à cause de la peste qui y régnoit depuis l'année dernière et qui y avoit été très-forte, nonobstant l'hiver. Ainsi il vint passer et loger à Trévoux, le , et alla passer le Rhône à Miribel ou Montluel.

S. A. R. Monsieur y passa aussi avec le cardinal de Richelieu et la plus grande partie de la cour.

Le passage du roi et de S. A. R. Monsieur coûta de l'argent à la souveraineté, qu'il fallut imposer sur les habitants (a). On assembla le tiers-état pour faii*e cette imposition, mais l'on n'y appela point la noblesse, que nous avons vu ci-devant y avoir été appelée et devoit l'être. Le sieur de Cadenet, syndic de la noblesse, se pourvut et voulut faire déclarer cette assemblée nulle. Les châtelains soutinrent que les terres des seigneurs étoient dans les limites des chàtellenies de S. A. R. ; qu'ils pouvoient seuls, avec les députés des châtellenies, consentir à ces impositions, sans que la noblesse y eût eu un intérêt, puisqu'elle ne pouvoit pas être imposée. Quelques seigneurs, peu informés de leurs droits, désavouèrent les poursuites de iM' de Cadenet ; et comme celte contestation avoit éloigné le paiement des créanciers, la cour ordonna, par son arrêt, que, sauf et sans préjudice d'être fait ci-après règlement sur l'assemblée des étatSf pour raison de quoi la noblesse s'assembleroit, pour être ensuite contesté plus amplement avec les consuls modernes de Trévoux, que les anciens se relireroient par-devers S. A. R., pour obtenir des lettres d'assiette pour pouvoir imposer et lever les sommes qu'ils avoient justement dépensées, suivant le compte qui eu avoit été arrêté. Je ne sais si le corps de la noblesse ne voulut pas p<yirsui\ re celle instance, car je n'ai pas trouvé le règlement qui devoit être fait ensuite de cet urréi, qui fut rendu le l^^aoûl 1629.

Les habitants de Trévoux ne voulurent point obéir au capitaine de Trévoux, !ors

{a) Dombi's, tome 1«f, fol. M9.

A l'histoire de DOMBES. 521

de rentrée du roi et celle de S. A. R., ni lorsque les troupes de Sa Majesté y passèrent, ce qui causa quelques désordres. François du Pignon, qui jouissoit de cet oilice, obtint un arrêt sur requête, le 42 juin 4630, qui ordonnoit aux habitants de lui obéir dans toutes les occasions qui regarderoient son office (a).

Le premier mars 4 629, un suisse de la garde de notre prince, passant près de Montribloud, à la suite de S. A. R., eut, ainsi que quelques-uns de ses camarades, une rixe avec quelques particuliers. Ils crurent que le lieu de la rixe éloit de la souveraineté ; ainsi ils vinrent donner leur plainte au baillage de Dombes. Le seigneur de Montribloud fît informer de son côté et revendiqua le procès, comme le fait étant arrivé dans sa terre. Le procureur de S. A. R. au baillage s'y opposa, disant qu'on ne revendiquoit pas d'une souveraineté à une autre ; que ces gardes étoient des gardes de notre prince et que sa justice devoit les proléger. Mais le procureur général ne fut pas de cet avis. Il dit qu'on ne pouvoit juger ce procès en Dombes, puisqu'on n'y tenoit pas le criminel et que le crime n'y avoit pas été commis, et que d'ailleurs les François étant regnicoles en Dombes et n'y ayant aucune distinction des sujets de S. A. R. et de ceux du roi, le renvoi du procès devoit être renvoyé au juge de Montribloud, ce qui fut ainsi ordonné par arrêt du 4 2 juin 4 630.

Le sieur Maugars avoit eu la régie du débit de sel de la souveraineté ; les sieurs Oppil et Donneau, Garseau, Legnieu et Longuet obtinrent une commission de la cour des akles de Paris, pour l'y faire assigner, pour leur y rendre compte de sa régie. Comme le sieur Maugars demeuroit dans la souveraineté, ils ne pouvoient l'y faire assigner en vertu de cette commission qu'en obtenant un pareatis. Ils le demandèrent au Parlement de Dombes, qui ne l'accorda que sauf l'opposition et sans distraction (b). Le sieur Maugars s'opposa à cet octroi de pareatis et soutint que sa gestion et son administration ayant été faites dans cette souveraineté, il ne pouvoit être attiré à Paris, d'autant plus qu'il s'agissoit de l'exécutipn d'un bail passé au conseil de S. A. R., enregistré à la cour. Les demandeurs prétendoient, au contraire, qu'eux demeurant à Paris et leurs conventions y ayant été faites. M' Maugars étoit devenu justiciable de la cour des aides. Mais ces raisons ne furent pas suffisantes pour distraire le sieur Maugars de cette souveraineté ; ainsi ces fermiers furent déboutés de leur pareatis. Il fut enjoint à leur procureur de remettre leur commission au greffe» avec défenses aux parties de se pourvoir, pour raison de ce fait, ailleurs qu'à la cour, par arrêt du 2 juin 4627, ensuite duquel le compte du sieur Maugars fut épuré, par arrêt du 8 mars 4629.

Le 27 juin, S. A, R. étant à Montargis, pourvut Gaspard de Montconis, lieutenant criminel de Lyon, de l'office de mattre des requêtes, sur la résignation de Pierre de Montconis, son père, qui, étant extrêmement âgé, ne pouvoit plus servir. Gaspard fut reçu c^mme honoraire, car il ne jouissoit d'aucuns gages, non plus que son père. Il fut reçu par arrêt du 24 août suivant. Ce Montconis étoit celui que M^ Claude

(a) Dombes, tome l*», fol. 557.

(b} Dombet, tome l*', fol. 5S5.

Bernard, assessear, Nicolas de Hasso et Claude Terrât, conseillers, et Jacques d'Ateisne, substitut de M' le procureur général à la sénéchaussée de Lyon, voulurent faire passer pour un nommé François Louis, qui avoit volé le trésor de Saint- Denis, près Paris, et avoit été condamné aux galères.- Ils supposoient que le sieur de Montconis avoit changé de nom dans ses interrogatoires, et que son père Tavoit fait délivrer de la chaîne par force d'argent, par le capitaine de la chaîne. Pierre de Montconis prouva la calomnie de cette accusation, et Sébastien Rouillard, avocat au Parlement de Paris, fit un mémoire pour sa jusliQcation, qui est rempli d'érudition telle qu'elle étoit dans ce temps-là. Il fut imprimé en 1619.

Le 40 juillet, S. A. R. Monsieur étant à Sens, pourvut Jean Leviste, seigneur de Briandas, de Toffice de conseiller au Parlement de Dombes, sur la résignation de Louis de Rochefort. Les provisions en marc d'or coûtèrent 4 SOO livres. Le sieur de Briandas fut reçu le 4 2 septembre suivant.

S. A. R. croyant d'avoir quelque sujet de mécontentement de la cour, parce que Sa Majesté ne voulut pas consentir au mariage de ce prince avec Marie, fllle du duc de Nevers, et que le roi ne vouloit pas augmenter son apanage, qu'il prétendoit trop modique, sortit du royaume et se rendit à Nancy, auprès du duc de Lorraine. Il y donna, le 43 septembre, des lettres de conseiller d*honneur au Parlemefnt, à Louis de Rochefort, quoique cet officier n'eût exercé son office que pendant 4 0 ans (a). Ces lettres furent enregistrées par arrêt du 47 octobre, à la charge que le sieur de Rochefort ne pourroit présider ni prononcer au Parlement.

Les anciens seigneurs de Chalamont avoient fait bâtir l'église paroissiale de leur ville entre la ville et leur château, pour servir à l'un et à l'autre. Le château ayant été entièrement détruit par les guerres, les habitants considérèrent qu'il leur étoit très-incommode d'aller à cette église, qui se trouvoitsur une hauteur, où Ton pouvoit à peine monter en hiver, à cause des glaces, et y aller en été, à cause de la chaleur; ainsi ils résolurent de bâtir une chapelle dans la ville, dont l'accès leur seroit facile, et où ils avoient dessein de faire transférer le service dans la suite. Ils présentèrent requête au Parlement et lui exposèrent leur dessein, lui demandant permission d'accepter des dons et aumônes pour cette construction. Comme les chapelles ne peuvent être construites sans l'autorité de l'ordinaire, le Parlement ordonna que les habitants rapporteroient la permission de H^ de Lyon ou de son grandvicaire, pour l'établissement de cette chapelle : et cependant il leur permit de recevoir ce qui leur seroit offert gratuitement (b). Aimé Bourgeois, de Chalamont, fut commis pour en faire la recette, sans frais. Ce Bourgeois fit une fondation de 45 liv. pour dire une première messe dans cette cbapelle, tous les dimanches. M'' de Lyon permit la construction de cette chapelle^ accepta la fondation de la rente de 15 liv.. pour la première messe, sans qu'elle pût être employée à autre chose, se réserva ses droits de visite sur cette chapelle, voulant néanmoins qu'il ne fût rien innové à l'é-

(a) Dombes, tome 1«r, fol. 174.

(b) Duoibes, tome 1*', fol, 535.

A l'histoire de bombes. 523

glise paroissiale, où il ordonna que Ton continueroit à dire la grand*messe et le prône, d'y administrer les sacrements, et que le peuple seroit tenu d'y assister, ordonnant que le curé auroit la direction de cette nouvelle église. Après cette permission de l'ordinaire, le Parlement permit la construction de cette chapelle et ordonna que les deniers reçus par le sieur de la Roue et les matériaux donnés ou achetés seroienl employés à celle construction, sans pouvoir être divertis ailleurs. L'arrêt est du premier août 4629. Le U du même mois 4630, le Parlement défendit aux habitants de mettre aucun banc dans cette chapelle, sans payer un droit pour la décoration de l'église, et voulut que les bancs fussent éloignés de 45 pieds du grand autel et que les places en seroient publiées à la requête du sieur de la Roue, qui disoit être en avance de plus de 4600 liv. pour la construction de cette chapelle (a). Je crois que nonobstant l'ordonnance de M' de Lyon, le service discontinua peu à peu dans l'église du château, dont le clocher tomba environ l'an 4746 et entraîna partie de la nef, ce qui a déterminé les habitants à faire faire un clocher et quelques autres réparations à leur chapelle, en 47.., que M' de Lyon a rendue église paroissiale par ordonnance du

Le 2! avril 4629, S. A. R., en son conseil, passa bail à ferme de ses domaines de Beaujolois et Bombes à Antoine Ravarin, pour 6 ans, au prix de 28,900 livres, à la charge de donner bonne et suffisante caution et cerlificateur. Ce bail fut enregistré. Il devoil commencer à la Saint-Jean-Baptiste. Comme ses cautions n'étoient pas données le 22 juin, il les nomma et offrit de les faire comparoître ; mais comme il y en avoit un qui étoit à la suite du roi, il demanda qu'il lui fût permis de se mettre en possession avant leur prestation de serment et réceplion, ce qui lui fut permis par arrêt de la cour; le 48 juillet, ses cautions furent reçues, après quoi il fit faire la visite des domaines de Dombcs, à la Gn du mois de septembre, par les officiers du baillage de Dombes.

Le curé de Toussieux, sa mère et partie de sa famille, moururent de la peste*au mois de juillet ou d'août de celte année, dans une maison de louage qu'ils occupoient.

Le 9 octobre, S. A. R. étant toujours à Nancy, y pourvut Barthélémy Mascranny de l'office de capitaine des chasses dans cette souveraineté, et lui donna pouvoir d'établir un lieutenant et deux gardes tels qu'il aviseroit, pour le bien et service de notre prince (b). M^ Mascranny prêta serment pour cet office h Nancy, entre les mains de Jacques Le Coigneux, conseiller du roi en ses conseils d'état et privé, et chancelier de S. A. R. Ces lettres furent enregistrées au Parlement, le 42 juin suivant.

S. A. R. étant encore à Nancy, y annoblit, le dernier janvier 4 630, Claude Martin de Montbellel, seigneur de Mions, demeurant à Corcelles, près de Trévoux, à cause des services que son père et lui avoient rendus à Henri IV et au roi régnant (c). Ces

(a) Dombes, lomel*^ p. sSg.

(d) Dombes, tome 1«-, fol. 117.

(c) Dombes, tome 1^, fol. 150.

524 MfiMOIR£S POUR SERVIR

lettres furent enregistrées au Parlement, après avoir ouï les consuls de Trévoux et d'Ambérieux, à la charge, par le sieur de Montbellet, de les indemniser, et sans dépens. L'arrêt est du 22 septembre 4632.

Louis XIII voulant faire cesser les plaintes de S. A. R« et le faire revenir en France, lui augmenta son apanage du duché de Valois, et voulut qu'il en joutt de la même manière qu'il jouissoit des duchés d*Orléans et de Chartres et du comté de Blois. Les lettres de cette augmentation furent données au mois de janvier et furent enregistrées le 6 février. Par une déclaration du 25 janvier, le roi permit à S. A. R. de nommer aux offices et bénéfices dans le duché de Valois. Elle fut enregistrée le même jour, 6 février (a).

Je crois que dès que Monsieur fui assuré de ceUe augmentation, il revint en France ; il étoit à Orléans le 20 mars, car il pourvut Jean Palerne, qui avoit été pendant 20 ans commis-greffier du Parlement, d*un office de deuxième secrétaire au Parlement, qu'il créa en sa faveur, voulant qu'il joutt des mêmes privilèges que les secrétaires des Parlements de France (s). Il ne lui accorda point de gages par cet édit, mais par un autre, du 4 4 octobre suivant, il lui accorda 60 livres.

Le 20 février, le Parlement condamna le curé de Saint-Didier à payer un droit de cire au sacristain de Saint-Ëiienne, de 8 iiv. de cire par chaque synode ; et comme il s'en tenoitdeux par an, il en demandoit 46 au poids du sanctuaire de Lyon, dont les 3 livres en faisoient 4 du poids commun (c). Il se servoit d'une pancarte de M' d'Epinac, d'un arrêt rendu le 42 septembre 4618, contre le sacristain de Montberthoud. Le curé de Saint-Didier ne contredit point le fonds de ce droit ; il prétendit seul^nentque, s'il étoit dû, il devoit être acquitté par les curés primitifs. Le procureur général de S. A. R. dit que ces droits étoient autorisés par le concile de Meaux, par les canons et qu'il étoit dû à cause de la supériorité de l'archevêque. Sur ces raisons, le curé fut condamné à payer, sauf son recours. Les synodes ordinaires, où les évêques délibéroient avec leur clergé sur la doctrine et sur les mœurs, et faisoient leurs règlements, de l'avis de ce clergé, ayant cessé, les curés ont cru ne devoir plus payer ces droits et qu'ils les avoiént prescrits. M^ de St-6eorges ayant tenu un synode en 4705, le chapitre de Lyon écrivit aux curés pour payer ce droil de cire. La plupart des curés du diocèse s'y opposèrent, et le procureur général ayant demandé le rapport des titres du sacristain de St-Etienne, il n'a plus rien demandé aux curé^ de cette souveraineté. M" les comtes de Lyon ayant demandé ce droit aux curés de Bresse, en 4720 et 4721 , le clergé de Bresse intervint par le sieur Le Blanc, curé de Poillat, qui fit voir que ce droit n'étoit point un droit universel dans le diocèse de Lyon ; qu'il n*étoit que de 2 livres de cire, suivant une pancarte de 4475, ou d'une et demie pour les curés qui y étoient soumis ou qui, à ce que je crois, avoient eu la coutume de faire cette oblation lorsqu'ils venoient aux synodes. Le curé de

(a) Table chronologiqoc dei ordoonancet, p. SOI, 393. (■; Dombes, tome 1*% fol. U8, U9.

(l) Donibesi, fol. 53:i.

À l'histoire de dohbes. 525

Poillat fit voir que la pancarte ne devoit pas s'entendre de la cure de Poillat en Bresse, mais de celle de Pouilleux en Dombes, et par les autres raisons qu'il dit, il a fait cesser la poursuite de ce drcût.

Y ayant une assez grande disette en 4 630, le Parlement ordonna de visiter les greniers et magasins de blés qu'il y avoit en Dombes, d'en dresser des procès-verbaux, d'informer contre ceux qui faisoîent des monopoles qu'on faisoit dans les achats de blé, ordonnant à tous marchands et autres de conduire leurs blés aux marchés et greneltes, et de le vendre aux pauvres et autres aux prix courants (a). Ces arrêts sont du mois de mai.

Le 7 juin, le Parlement condamna le receveur des péages de Trévoux à restituer les droits de péage qu'il avoit exigés de demoiselle Marie Austrein, veuve de M* Claude du Sauzey, conseiller de la cour et tutrice de leurs enfants, avec défense d'en exiger à l'avenir, les conseillers des cours supérieures et leurs veuves devant jouir de cette exemption, suivant le droit écrit et les baux de la souveraineté, qui ordonnent que les fermiers laisseront jouir tes exempts et privilégiés de leurs exemptions (b).

Mathurin Maugars^ayant acquis l'office de secrétaire de la chambre du trésor, prit la ferme des domaines de Dombes. L'édit de 4610 défendant à tous les officiers du prince d'être fermiers, le substitut du procureur général s'opposa à la réception du sieur Hangars, à laquelle le bailli ou son lieutenant ne voulut pas procéder. Il en appela au Parlement, qui ordonna, par son arrêt, que le sieur Maugars seroit reçu, après la déclaration qu'il fit qu'il avoit remis cette ferme à Etienne Maugars, son frère, et à la charge que Mathurin ne pourroif écrire ni travailler dans les actes concernant la ferme des domaines, directement ni indirectement (c). L'arrêt est du 43 juin 4630. Il semble qye le Parlement autorisoit, par cet arrêt, Mathurin Maugars k contrevenir indirectement à Tédit de feu S. A. R. Madame, en consentant que son frère tint cette ferme, Mathurin Maugars paroissant par là fermier indirectement.

Le 47 juillet, le Parlement liquida à 4,000 liv. lesfrais qui étoient dus à Hercule de Cadenet» syndic de la noblesse, .pour une dépiitation faite à S. A. R., dont il avoit été chargé, et l'on ordonna qu'il se pourvoiroit à S; A. R. pour avoir des lettres d'assiette, pour imposer cette somme sur les nobles et possédant fiefs dans la souveraineté (d).

Le sieur Dupuis-Laurent, conseiller dé S. A. R. et maître de sa garde-robe, ayant prétendu que le sieur Sajot,, seigneur de Chavagnieu, étoit bâtard et qu'il éloit décédé sans héritier, obtint le don de ses biens, par brevet de S. A. R., dont il demanda l'enregistrement à la cour de Parlement. Le sieur Moirou, créancier et héritier du

(a) Dombes, tome i^^p» 6S7.

(b) Dombes, tome l**", fol. &57,

(c) Dombes, tome \^% p. 557.

(o) Dombes, tome 1«% fol. 5S7.

sieur Sajot, s'étant opposé aux enregistrements, le sieur Hoirou fat maintenu dans la possession des biens du sieur Sajot, et le donateur de S. A. R. fut obligé, dans la suite, de se désister de ses prétentions (a). L*arrét du Parlement est du 44 septembre.

Il y avoit plusieurs différends entre les châtelains de ia souveraineté avec les lieutenants généraux. Les châtelains prétendoient être en possession de recevoir les plaintes et faire les informations et les levées des corps morts, de quelque manière (ju'ils fussent décédés, soit par rixe, guet-apens ou accident. Us disoient que le lieutenant général ne pouvoit pas se servir du terme de commise, lorsqu'il leur renvoyoit les lettres d'assiette pour faire les impositions, parce qu'il sembloit, par ces termes, qu'il auroit pu commettre quelques autres qu'eux, ce qu'il ne pouvoit pas, suivant les édits ; qu'ils dévoient avoir la connoissance de la police et l exécution de leurs ordonnances, dont M' le bailli ou son lieutenant ne pouvoit connottre que par appel ; que les châtelains 4evoient connoitre, privativement d'eux, des comptes des consuls, des luminters et des recteurs de l'Hôtel-Dîeu, ainsi que des deniers du trésain et autres communs, comme il avoit été jugé pour le châtelain de Chalamont, en 4630; que les châtelains dévoient aussi connottre des causes qui n'excédoient pas 3 liv., des chemins publics, des bans et avances que Ton faisoit dans les rues, des poids et mesures, des oppositions et main-levées, des sceaux, ajoutant qu'ils faisoient leurs taxes sans que le bailli en pût connottre, sinon par appel ; qu'ils feroient et recevroient eux seuls les assemblées des villes. Les châtelains se réglèrent, à ce que je crois, sur la plupart de ces droits, dont ils jouissent et doivent encore jouir à présent ; mais il y eut un arrêt entre celui de Trévoux et le lieutenant général, par lequel il fut ordonné que les assemblées générales de la ville, qui seroient tenues pour quelque cause que ce fût, seroient faites par-devant le lieutenant général, le châtelain appelé, et que le taux particulier des vivres seroit fait par le châtelain, le substitut du procureur général appelé, et il appointa les parties sur leurs autres contestations, par arrêt du 30 août (b).

II y eut un arrêt entre les B. P. Minimes, possédant le prieuré de Saint-Trivier, et le curé de cette ville, qui adjugea à ce curé te quart des dîmes pour sa portion congrue, avec le terrier et le pré de la cure, ainsi que les novales échues depuis 40 ans.

Pendant le cours de l'année 4630, S. A. R. pourvut Mathieu Mangars de l'office de juge-garde de lamonnoie de Dombes, vacant par la résignation de Nicolas Frère, et Jean Godard d'un deuxième pareil office, sur la résignation d'Estienne Deschamps. Elle pourvut Pierre Bouilloud de l'office de conseiller au Parlement, sur la résignation d'Alexandre Bouilloud, son père, auquel S. A. R. donna des lettres déconseiller honoraire. Louis Austrein fut pourvu d'un pareil office, sur la résignation de Charles de Torvéon, et Pierre du Fenoil sur celle de Maurice du Fenoil, son frère. Il voulut

(a) Dombei, tome 1'% fol. ISO, (d; Dombe», tome 1*', Toi. 039.

qu^ Pierre du Fenoil pût posséder Toffice de Maurice» quoique Pierre fui laie et que roffice eût été créé pour un clerc, ce qu'il fit en eonsîdération des services de son frère. Maurice du Fenoil n'ayant point obtenu des lettres de vétérance, quoiqu'il eût servi 29 ans et qu'il fût doyen du Parlement, il supplia la cour de vouloir lui conserver son rang et séance et sa voix, délibérativo, dont les anciens conseillers des cours souveraines ont coutume de jouir : ce que le Parlement lui accorda, à la chafge néanmoins qu'il ne pourroit pas présider, rapporter ni prétendre aucuns émoluments, et que lorsqu'il se trouveroit au jugement des procès et autres délibérations avec son frère, qu'il n'auroit qu'une Toix honorable et non délibérative, ce qui seroit pareillement observé entre M" Bouilloud père et fils. L'arrêt est du 20 novembre. S. A. R. accorda aussi un brevet de son aumônier à Jérôme Cholier, doyen du chapitre de Trévoux.

Le seigneur de Gravins prëtendoit que les habitants d'Aignerins, qui menoient paître leurs bestiaux dans ses bois, étangs, champèages et hermitures, lui dévoient et avoient accoutumé de lui payer tous les ans, pour ces droits de champèages et brouillages dans ses étangs, demi-bichet froment et un chapon, ce qu'il falloit entendre de ceux qui n'avoient aucune pie dans ses étangs, ni aucuns bols ni hermitures joignants et mêlés danslessiens.

S. A. R. Monsieur passa bail à ferme de sa monnoie de Dombes aux sieurs Lecoq

et Trouilleur, au prix de , en cette année 4634 ; mais je ne sais s'ils jouirent

tranquillement de leur bail, car Louis XIII voulant punir notre prince de sa sortie de France et lui ôter les secours qu'il pouvoit tirer de cette souveraineté, envoya une commission à François de Merle, seigneur de Greny, conseiller du roi, président et trésorier général de France, et à Jean Charrier, aussi trésorier de France, où Sa Majesté disoit qu'elle vouloit conserver les droits de feue S. A. R. Mademoiselle, elle ordonnoit qu'on enlèveroit les coins, métiers et matières propres à la fabrication de la monnoie et qu'on les transfèreroit à Lyon (a). Ces trésoriers vinrent à Trévoux pour faire exécuter cette ordonnance, mais ayant trouvé les portes de la monnoie fermées ; et les officiers de la monnoie, ceux du baillage et les échevins et habitants n'ayant pas voulu obéir à leur ordonnance, je crois qu'on ne sortit point les coins, métiers ni matières de la souveraineté ; mais je crois que, pour ne pas s'attirer l'inimitié du ministre de France, la fabrication de la monnoie fut sursise pour quelque temps. Les lettres patentes du roi étoient du 5 mai, et les ordonnances sont des 1 3 et U du même mois.

S. A. R. étant à Nancy, le 28 mai, confirma Benott Cachet dans le droit d*exercer l'office de son procureur à la monnoie. Ces lettres furent enregistrées le 3 décembre suivant. Je ne sais si la résistance que cet officier fit aux ordres du trésorier de France ne lui procura point cette confirmation.

Au mois de mai, Pierre Murgier fut reçu dans l'office de châtelain de Villeneuve, dont il avoit été pourvu par lettres.

La maladie contagieuse fit encore du désordre cette année à Trévoux. Les consuls

(▲) Dombes, fol. H9.

y dépensèrent 2'ou 300 liv. pour y faire faire des baraques hors la ville et soulager les pauvres habitants affligés de cette maladie. Elle porta encore les habitants à renouveler un ancien vœu, qu'ils disoient avoir fait autrefois, qui étoit d'aller en procession à nie-Barbe le jour de Saint-Marc, lequel étoit fort mal observé, n'y ayant plus que quelques domestiques, et en petit nombre, qui y alloient ; et ils promirent et jurèrent, pour eux et leurs successeurs, que les chefs de famille et maîtres y iroient eux-mêmes. Ils dirent aussi que les débauches du carnaval avoient pu attirer la colère du Seigneur ; ainsi ils convinrent de s'en abstenir et prièrent messieurs du chapitre d'obtenir permission du pape pour exposer le Saint-Sacrement ces trois jours. Ce vœu a été exécuté assez longtemps pour la procession de l'Ile, mais les abus l'ont fait presque abolir. Il n'y a à présent que les consuls, avec-deux ou trois chanoines et quelques habitants, qui y vont. M' de Saint-Georges, archevêque de Lyon, ayant défendu ces processions éloignées, où il y avoit souvent plus de débauche que de dévotion. Ce vœu fut renouvelé par acte reçu par le secrétaire de la ville, le 43 juillet. On y dit que la peste faisoit un grand ravage dans la ville depuis deux mois. J'ai vu d'anciens mémoires qui disent que F&née de blé valoit jusqu'à 60 livres, et que 7 ou 8 ans après, elle ne valût que 9 à 4 0 livres^ Il est rare que la peste et une espèce de famine ne se suivent. Comme les méchants profitent de tout, plusieurs vagabonds et gens sans aveu se jetèrent dans la souveraineté et volèrent apparemment les maisons des personnes décédées de la peste, qui étoient abandonnées, et faisoient plusieurs autres désordres, ce qui obligea la cour de Parlement de leur enjoindre de sortir incessamment de la souveraineté, sous peines corporelles, et fit défense à tous les habitants de les retirer, sous les mêmes peines (a). Cet arrêt est du 4 juin.

Le sieur Griffon ayant été pourvu de l'office de contrôleur des domaines de la souveraineté, se pourvut au Parlement pour jouir des exemptions des dons gratuits. Comme cette exemption n'étoit pas assez bien exprimée dans Tédit de création de son office, on ordonna qu'il se retireroit par-devers S. A. R., pour avoir la déclaration de sa volonté ; et cependant l'on fit défense de l'imposer jusqu'à ce qu'autrement eût été ordonné.

(4] DoDibei, /ol. 5S9.

ÏIN.

TABLE

DES NOMS DE PERSONNES ET DE LIEUX

Abass (Roger d*), t* 1, p. 803.

ÂBERGEMENT (1'], II, 5KG, 604, 400, 4S2, m ; III,

Abbbgembxt (chàleta d*), II, 506, 408, 515, 519,

Abbrguiesit (seigneor d*]. H, 212, 486, 487, 488,

517 ; m, 3, 45, 50, 108, 239, 323, 378, 461, 465. Abbcvillb, I, 230.

Abdebahb, I, 51 .

Abebo!I8 (les), II, 388.

Abolênb (le prieur d'), I, 457.

Abronih (le Gras], 1, 563.

AcHAlB (Philippe, priaee d*), III, 71.

Adoo:« (eheyalier], 1, 258.

AdblaIb, 1, 106.

AdélbIde (impérttriee], 1, 1 52.

Ad&ic!i (pape), I, 336.

A»RiE!iVI,III,226.

Adzou (André, ootaire], II, 421, 431, 450, 472,

Agavmb, 1, 97.

ACBM.B, I, 522.

AGiLTRin>B(reiDe], I, 174.

Agnadbl (bataille d'), III, 182.

Agnasiib, I, 579.

AooDT (Bertr. et Bem. d'), II, 42.

Agbim, 1, 117.

AiGRARD (Jean d*), prévôt de Belleville, III, 42.

AiG!fBBi!i8 (paroisse), II, 200, 245, 278, 529, 405.

AiGNY^Jacq. d'},lll, 152, 174.

AiGuÉ ^bief d*). II, 565.

AiGUBPBBSE (hospitalières d*), 1, 525.

AiGUEPSRSB (hôpital d*), I, 517.

AiGUEPERSB (chapitre d*), II, 30.

AiGDBPBRSB (Barthélémy Yaville, doyen d'j. II, ?H0. AtcDBRAKDB ^PhîHb. Tarlet, seign. d*}, III, 169. AiGQBS-MoRTBS (M' d*), III, 126, 142.

Aille (Adalard d'], I, 266.

AiLLBN (Jean d*}, III, 65.

AiLLOUD (Benoit), II, 27.

AiLLODD (le mas). II, 29.

AiLMODB (femme de Guieb. de Beauj.], I, 215. AiLLT (Girard d*), I, 278.

AiLLY (ehàtcaa d'), I, 526.

AiMort,!, 121.

TABLE

AiHOïi (JMqoet), H, €18.

Ain (m.)« n, 27C, as ; III, SO, 69.

AixAT (abbaye <r),1, 76, U7, 47S, 479, S6I ; II, 19,

m, 116, m, 1S5, 954, 697, 664 ; III, i07. AiAAT (rabbé <r), III, 90.

AiiiAT (Otbart, abbé d'), I, SSO.

AiSAT (Gotll., abbé d'), I, 469.

AiiB(Josie, éTèqoed*), I, 687.

AiaB(terredel*),II,419.

Aies de Seeka (Rolel de T), II, 401 .

AiaoLES (Hugues d*}, I, 696.

Aisiiu(yillage), 1,126.

An, I, 646.

An (la bâtard d*}, III, Î7.

AlXHJk-CHAPIU.B, i. 636.

Alaihs (Jean d*), H, 298.

Alakic (fninebise d'), I, 295.

Albars (MaUiien, évèque d*}, 1, 611.

ALBAftiRE(riT.}, II, 276.

ALiÉaic, I, 96, 97, 100.

Alket I't (emp.), II, 68.

Albbet U (emp.), II, 678.

Aleicro» (lei), I, 427, 463, 466.

Albin (emp.), I, 1, 10.

Alunt (Pooce d'), I, 624, 626, 660, 460.

ALMiPORT (Franc), II, 640.

ALBuas (la dame d'), III, 298.

Albor (Guy d'), 1, 276, 277, 615 ; II, 64, 63.

Albor (Béatrix d*), I, 396.

Albor (Jean d*), 1, 468.

Albor (Gnill. d*), II, 86.

Albor (Henri d'), II, 162.

Albor (Hombait d'), H, 287.

Albor (Rodolpbe d'), II, 669.

Albor (le bâtard d*), 11,416.

Albor (Jean d*), dit TEapinaMe, itign. de S^André, II, 419.

Albor (maison de StAndré d*)» III, 118.

Albor (Antoine d*), abbé de l'Iie-Barbe, seigneur

de Lignieo, III, 186.

Albor (Jean d* S^-André), III, 204, 267, 269. Albor (M' d'Alb.-Si-André, baiUi et gouverneur du

Beaujolais), 111, 279, 287, 288, 294, 620. Albret (le seign. d*). II, 447.

Albebt (Amarien d*), III, 32.

Alborriat, I, 1 66.

Albociria (Eudes d*), I, 266.

Albnçor (Pierre, eomte d*], II, 20.

Alerçon (Charles de Valois, eomte d*). II, 199. Albrçor (le eomte d*). H, 476.

Alerçon (procèa de Mr d*), III, 16.

Albrçor (Chartes IV, duc d*), III, 167, 168, 350,

Alerçon (la duchesse d*), III, 233.

Alexarbre II (pspe), I, 239.

AlexardreIII (pape), 1, 547, 360, 679.

Alex, IU, 699.

AliInard (abbé), 1,237.

Alihardaco, I, 267.

Alircourt (porte d*), 11, 123.

Alirces (Jean d*), seign. deCondrien, III, 161, 162. Aliior (Jean d*), écuycr, III, 73.

Allarb (Pierre), 111, 432, 466, 438.

Allaterot (village), II, 601.

Allemagne (I*), II, 116.

Allemacne (Chartes IV, emp. d'), II, 277, 289. Alldiar (Gnill. I*), 1, 274.

Allemari (Louis), seign. de Castellon., III, 286. Allemahi (Marguerite, veuve de), 111, 303. Alleux (les), 1, 28.

Allerbb (Antoine), U, 652.

ALLiouoiâaES (mas des), II, 481 , 48i^ 608, 561 . Alloicrbt ( terre et château d*), 1, 430» 440 ; 11, 206,

ALois (boU d'), U, 227.

Alor (Alain), II, 405. Ai»STE (Jteq.), 111, 488.

Altbstee (Renaud, Guill. et Robert d*)> h ^^' Aluisbt (André), III, 112.

Alt (église d'), 1,412.

Alt (forêt d*), 1, 4«5.

Alt (village d*), II, 116.

Alt (éuog d*), III, 69.

ALT(Girind'),K627.

Amardrè (Robert d*). II, 65.

Ahartinia, 1, 170.

Amarx* (Robert d'), II, 56.

Amarxê (Guillaume d*), U, 168.

Amarx* (Jean d'), ehanoine de Lyon, II, 435. AHARxi (Pierre et Renaud d*), chanoines. II, 536 . Amarxié (Jean d*), eamérier, III, 78.

Amarirs (paroisse d*), 1, 266 ; II, 531 , 408, 608, 60»,

616, 656; m, 15, 151, 155, 154, 157, 158, 15:». Amaeirs (poépe d*), n, 155, 181 .

AxARiRS (seigneurie d'), II, 604, 606 ; III, 346, 296. Aharirs (Georges d'), II, 165.

Amarirs (le bâtard d*), II, 565.

Amarirs (Jean du Rousset, seigneur d*), III, 270.

Amarirs (Pbillb.du Ronfset,8eign. d*), III, 387, J 10. Amarbt (Jeeques-Boseby d*), I, 674.

AMBiEinjx(enDomb.), 1, 15, 57, 107, 100, 1 1 1, 1 12.

DBS NOMS DE PERSONNES ET DE LIEUX

à 16, 148, 469, 474, 485, 496, 499, 50S, 505, 509, 510, 511,512,521, 524,550, 551, 517» 560, 561, 578, 585, 586, 588, 594, 600, 60f , 609, 610, 619, 621, 650, 665,66â ; III, 5, 5, 16, 25, 28, 29, 54, 35, 56,59,51, 56, 65,66,85,95,105^109,115, 1 19, 120, 127, 159, 160, 175, 174» 179, 186, 187, 198, 216, 222, 227, 258, 259, 240, 245,256, 259, 2(i5, 269, 278, 292, 502, 514, 522, 529, 555, 555, 557, 558, 542, 545, 550, 565, 589,591, 410, 418, 441,445, 492, 499, 507, 524.

ÂMBftRiic ((TAom), I, 546.

AXBIERLB, 1, 84, 1 1 1 , 1 1 2.

Ambibalb (le prieur d'), I, 562, 590.

AxBLAED (de RoDSselan), 1, 246.

Amblaror (iD«t d*). II, 6.

AMBLiBIBU, i,.546.

Amblos (mas d*}. II, 655.

Amboisb (Charles eiCaUlerioe d'), II> 574.

Amboue (Pierre d*)» III, «5.

Amboisb (Georges, cardinal d') III» 168.

Amboisb (?iUed*}, 111,198.

Amboisb (Geoifiroy d'], abbé de Clany, 111, 211.

Amboisb (Caiberine d'), III, 220.

AmbbO!! AT (en Bugey), II, 445» 656 ; III, 50.

AMsaoniT (abbaye d*), 1, 598, 550.

Ambronat (Ismion, abbé d*), I, 511.

Ambro!I4t (Pierre d'}. II, 57.

Ambkorat (rabbéd*),ll, 255, 446.

Ambrosat (l'aoïndiiier d*), III, 240.

Ambrgubs, I, 485,

Amiclk (le seignear d*), I, 555.

Amibrs (siège d*}, 111,441.

Amib!<s (Jean Greci d*), II, 65, 156.

Amigub (grange d*}. II, 465.

Amioss, I, 575.

Amissi (Blenetd*), II, 445.

Amplbpois (terre d*), 1, 255, 526, 527, 447, 206, 254, 2tf8,575;II,5, 79, 158.

Amflbpois (Girin d*)« I, 568.

Ampois (Jean et François d*J, II, 82.

Amastasb (pape], 1, 19.

Abcbbrmois (Gaich. d*), III, 293.

AnciBB-ViLLB (Ondard d'), il, 551.

Arcrb, I, 230.

Arct (le seignear d*)> Uf 545.

Ardelot (Renaud d'}, II, 322, 324, 349^ 351, 429,

Aruelot (Jean d*), II, 316, 554, 356.

Ardillt (Hambert d*), 1, 274, 278, 325, 333.

Ardillt (Goy d*), 1, 441 .

Armault (Laurent), recev., Il, 497.

Amdrbtbt (Pierre}, II, 328, 333, 406, 450.

Ardrkvbt (seigo. d*Aaiireiiis), III, 50, 134.

Ardretet (PhilibeH), III, 208.

Arge de Joyeuse (le père), III, 441, 513.

Argerollbs (Guill. d*),. 1,498.

Argbrs, m, 384.

ARCtÀis (les), II, 598, 4&7, 500, 521, 527.

Arglb (Gaich. maréchal d*Aqpit.), Il, 299.

Arglbtbrrb (I*)» II, 116, 396, 456, 473.

Arglbtbrrb (les rois d*), I, 381 .

Argleterrb (Richard roi d*) I, 402.

Arglbterrb (Parlement d*) I, 470.

Arglbterrb (fiefs d*) 11, 61 .

Arglbterre (Edouard III, roi d'), II, 104, 201.

Arglbterrb (Jean Sans Terre, roi d*), II, 235.

Argleterrb (la reine d*), III, 393, 400.

Arglcrbs (lingoun des), II, 158.

Argoulémb (Jean, comte d*). II, 541.

ARGonLÉME(le comte d'), III, 193.

ARGOULÉMic(laduc d*), III, 233.

Arcrblir (Jean), III, 102.

Arissor (Jaeotin d*). II, 637.

Aristb (\illage), I, 159.

Arjoc (SU>ille d*), I, 437.

Arjod (Charles d'), I, 507, 569.

Arjoo (Girard d*), II, 186.

AHJOff (le due d*), II, 336, 397.

Ahjo» (Jean d*), due de Calabre, II, 562, 366.

Arjoo (René d*), roi de Naples, II, 562.

Arim (le due d'}, III, 348, 356, 339, 384, 388,

Amjoo (Renée d*) fille de Nicolas, seign. de Saint-

Fargeao, III, 398, 419.

"\Arxokat (en Vivarais), II, 309. 'V Arromat (terre d*), II, 462.

Ahsb,I, 60, 103, 132, 346,391, 455; II, 18, 3A.

&46, 548 ; 111,12,60, 76, 10^,110, 123,321. Arsb (Etienne Raym. d*). II, 209.

Arsbrmb (Hombert), II, 529.

Arsu (rente), II, 400.

Arsvbra (mas). II, 460.

Artarbirs (prieuré d*), I, 439.

Artarbirs (paroisse), 11, 293, 633 ; III, 144, 280. Artarbirs (Henri d*). II, 507.

Artberre (le seign. d*), ehancel. de Bourg., Il, 537. AiiTHOiHB (Guy et Jaeqoetle d*), II, 7. Arthor, I, 377.

Artbor (château d'), I, 462.

Arthor (baUilled*), 11, 532, 543.

Artbor (seigneurie d*), 11, 248, 532.

Arthor (Goiehard d'}, I, 274, 300, 329, 330, 335,

TABLE

AxTBOii (Jaeqoette dame d*], I» 510.

Amtbo!! (Aynard d*), 11, 18. 20, 138, 193, SOO.

Artbos (Gaicbard, aeigo. d*). II, 33, 57.

A!iTHO!< (Hugaes de Génère, seig«. d*), II, S48.

AxTHOii (Isabelle d']t II. 3in.

AxTiCMT(Henrid*),II,i27.

AnzT (GuîH. d*}, éTèqoe de Bethléen, II, 207, S08.

AoiBTB (Pierre d*), II, 32, 38.

Apchoii (Gaîll., seign. d'), II, 184.

AnsA, i, 170.

Anmk (paroisfe d*), Ii 312.

AFriBAC (Ant., leign. d*), 111, 210.

AnmosiT (Aimé d'), 11, 360.

AQVITAlilt, I, 1U.

AaAGoa (roi d»), I, 403.

AiuimoN (François d*), II, 333.

AaBWT (ehàieao d'], II, 413.

AR»icwT(YiUage), 1I,6«I,

Aaaoïs, 1, 342.

AaaO!i (habit, d*), II, 179.

Aaaox (Jacques d*}, Hl, 04, 100.

AaBOSiQVB (village), 1, 263.

ARBaBL(Girin), 1,307.

AaBBBSLB (r), 1, 184.

Abboisosiras, 1, 528.

AaciAT (YilUgf), II, 436, 430.

AaciEC (ehàleaud*], II, 510 ; III, 266.

AaciBO (Hugues d*), 11,81.

Aecibo (Antoine d*), H, 332, 480.

Aaciso (Pierre d*), 11, 400.

Aacin(Gabrield'}, II. 510.

AaciBU (Philibert d'), Hl, 24, 162, 164.

AaciBC (le seign. d'), III, 322.

AacRVGBS (seigneurie d*). II, 131, 158, 205, 254,

Aacis(village), 1,137.

AacON, I, 137.

AacT, 1, 349.

AacT (Philibert d*}, III, t08.

AacT (Pierre, seign. de la Forge), III, 216. Abduirb (forêt), I, 240.

Abbzzo, II, 13.

AarBGiiXB (mas), I, 324, 325.

AacEHTiÈRB (r), 1, 377.

AacBsiTiàaB (fief de 1'), m, 17.

AaciL (Eost. Riqtte^ seign. d'}, III, 202, 323. Abgirt (le seign. d') , II, 430.

Abgiris-Gallois (Guieh. d'), H» 444.

AacoiaE (terre d'), If, 462, 502.

AaccBL (Jacques d*). II, 210.

AaiBO (Edouard de 1'), seign. de Foagerolles, II,

Arlat (Pierre d*), trésorier de Besançon, I, 5 lit.

Aelbs, I, 123, 148, 586, 403.

Ablbs (royaume d'), H, 147, 216, 219, 220.

Ablbs Oe cardinal d*), II, 627.

AaLOs(Gmesd*), 11, 281.

Abu» dbla Sbbtbttb (Aatoine d*), II, 426.

AaMAGRAcOecomled'),1, 183, 449;II, 468; lli,

Abmagmac (Jeanne d*). II, 398.

AavAGBAC (Marguerite d*), Ilf, 05.

Abmacsiac (Jacques d*), III) 98.

Abhaciiac (les), II, 554.

AanoiiOBST, II, 22.

Abmosit (duc d*), III, 422.

Abhas, I, 261, 478.

Abnas (Saint-Saturnin d*), I, 257.

Abbaud (Mermet), 11,587,610,611,616.

Arhacb (Henri), III, 118.

Abboul (archeTèq.), I, 106, 168.

AarATÉ (prieuré), I, 208.

AarATÈ (Gaumard d*), I, 255.

Arpayé (doyen d'), I, 471, 4S4s II, 575. Arolo (Durand), I, 208.

ARQCBs(bBUilled'), II', 414.

Arras ( traité (T), 1, 575.

Arbas (église d*), 1,429.

Abbas (siège d*), II, 468.

Arbas (paix d*), 11, 550.

Abbas (Yîlle d'), II, 535.

Abbagomais (François 1'), II, 557.

Abs (Combesd*), 1, 2.

Abs (paroisse), I, 161, 286 ; II, 24, 25, 200, 227,

Abs (château d*), H, 526.

Abs (Pierre d*), 1,595.

Abs (Jean tf), I, 457 ; II, 50, 215, 267, 501, 590. Abs (Gnich. d*), II, 50, 62, 85, 86, 127. Abs (Henri d), 11,141,148.

ABs(Perronio d'),ll, 164, 255. Abs (Roland d*), II, 220.

ABs(Guill. d*),ll»291, 505.

Abs (Geoffroy d'), U, 298, 565.

Abs (Antoine d*), II, 556 ; III, 109, 242. Abs (Lionnetd*), II, 615 ; III, 24.

Abs (Jean Bache^ seign. d'), IH» H». IS» Abs (Etienne d'), m, 242.

Abs (Pierre d*}, III, 256,275.

Abs (Glande Gas, seign. d*), 111, 274.

Abtaod ( comte de Lyon), 1, 169.

ABTiosiB(Ant. Gnillemin, seign. d*), III, 416. Abtois (coutume d*), I, 256.

Abtois (Robert, comte d'), I, 521.

DRS NOMS DK PEKSONNES ET DE LIEUX

Artois (comtesse d*), II, 60.

Artois (Philippe d*), comte d*Eu, II, 308.

Arus (Jean), prévôt de Hontjeu, II, 5 iS.

Artiêres,I, 549, 402, 412, 435,449; II, 50.

Arvillard (Jean, selgn. d*), II, 5>3.

Asebocrg (Gertnide d*), 1, 430.

AsmÈRBS, II, 0.

AsNiÈaES (Humbert d'), I, 510.

AspRBMOMT (Mr Aimé d*), II, 406, 450.

Assise, I, 423, 429.

AsscBRO (Pierre d*), II, 378, 380.

Atbiàud (Mathieu), III, 295, 302.

Atdiaud (Hugues), III, 556.

Atrib (le duc d'), IH, 265.

ArriGiiAT (seign. d'), III, 429.

ArricNT (bourg d'], III, 410.

AcBKPia (Geoffroy del*), I, 313.

AUBÉP121 (Pierre de), II, 131.

AcBÉpn (Amédée de), II, 646 ; III, 4, 11, 13, 26.

AoBÉpijf (terre de), II, 462.

AoBRVT (Mare), III, 427, 481.

AcBBiOT (Hugues, prévôt). H, 318.

AcBOSso:! (Aldegarde et Guy d*), I, 522.

AcDom (Antoine), III, 228.

Adlosib (Humbert d*), II, 25 1 .

AuRiLLAC (Philippe d';, II, 188.

AcRiLLiA (François d*}, II, 598.

AuRÈLB (Etienne), II, 617.

ACSTERIOS, I, 88.

AUSTHB12I (Mr), ni, 444, 449, 483, 481, 491.

AusTRB» (Pierre), lli, 455, 458, 459, 460, 500,

AcsTRBiH (Louis), seign. de Gravins, III, 472, 175,

Ai'sTREiN (Marie), III, 525.

AUTCAIRE, I, 87.

Autels ou Autaux (les), 1, 267.

AUTETEBRB (LoiUse <i'), I I, 489.

Autriche (Léopold, marquis d*}, 1, 337.

Autriche (Gauthier d*), I, 500.

AuTBiCRB (Maximilien d^. H, 660 ; III, 91.

AuTBiCBB (Philippe, archiduc d*), III, 139.

AUTRICHE (Marguerite d'), m, 169, 180, 191.

AuTUR, 1, 82, 351.

AuTUR (église d*), I, 408.

AuTUN (Guy, évèque d*), 1, 468.

AcTUN (Girard, évoque d*), I, 551, 337, 558, 560,

AuTU!i(évèched'), II, 119.

Ai-TC?((llu «es, évéque d*), II, 30.

Auto (révéque d*), III, 221.

AuTUTiois, I, 512.

AcvERc:<E (r), I, 338, 366.

AuvEDG!(E (Robert d'), 1, 130.

Auvergne (Guill. comte d*), I, 502.

Auvergne (Berard, dauphin d'), II, 283.

Auvergne (duché d*), II, 398, 399, 492, 494; IP,

Auvergne (Anne dauphine d'). II, 457.

X'AuvERGNE (le maréchal d*), III, 33. W P^ Auvergne (les étaU d'), III, 200. ^ ^ Auvergne (Henri de la Tour, vicomte d'), III, 397. AuiERRE, II, 464, 465.

Agxerre (Pierre, comte d*), I, 437.

AuxERRE (Jean de Cli&lon, comte d*). H, 143, 157,

AuxERRB (Marg. deBeaiij., comtesse d*), II, 204. AuxEBRB (Pierre d*), IH, 356.

Page 1