CHAPITRE XXV
Marche des AlUés sur Paris, 7^ Doubh Combaê
de Fère-Champenois^ --r-n Combats de Sperme ^
dp Çh^lly, de La Fer^té-^Gaucher et de Mi^u^ y
de Trilport et deA(^auûe/^ dé, ^îUerPariiiS* *—
^ Les ^JHés . Arrivent dfivant Paris.
,( Consultez peur les-narç^es Ja.ùir^e de rjjnyire ffa^i^
çàis ; et pour les positions , les febilles de Oissini » n° i ,
' ■ ' ' 43'«é 6b. Voyez anissî le plan ilti dout>le combat dé Fère-
Cjkimpnioâf».)- ^
X\ aU^^avon» lAi!S9Qt à la fiii dti chapitre XIX , la grande armée alliée sur la rive droite de la Cosle , celle de Sitésie sur le$ bords de la Marit^ ^ entre Chàlons et Château -Thierry. La premièi-e, éttK blie sur le front , l'afutre sur le flanc gaitche de» ducs de Trévise et de Ra^use , qui avaient fH:Î8rpo<' sition de passage sur la gauche de la Somnve^ Soude y entre Yatry et Soudé; les deux armées alliées prêtes à marcher contre Paris; l«s eorp9 français ,^ au contraire , résolua à alkv rejoindre l'Empereur;
Les r&sonoaiffitaiiceii poussées le ^4 mars^ par 2. ^4
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la cavalerie du duc de Trévise sur la route de Troyes à Ghâlons et vers St-Quentin à sa droite , n'aperçurent aucune troupe dans la direction de Nuisement, et les rapports des paysans firent présumer que Châlons n était occupé que par quelques centaines de chevaux ennemis. De leur côté, les patrouilles du duc de Raguse, dirigées vers Maisons /ne rencontrèrent aucun parti , et l'on en conclut que l'Empereur ayant repoussé les Â.lliés au-delà de St.-Dizier , on pourrait sans danger s'approcher le lendemain de Yitry par la route de Sommepuis. A la chute du jour, l'horizon fut éclairé par une ligne immense de feux entre la Cosle et la Marne. Cette circonstance , appuyée des rapports de plusieurs officiers , ne piqua pas la curiosité des Maréchaux , qui passèrent la nuit dans une parfaite sécurité , déterminés à continuer le lendemain leur chemin sur Vitry.
En effet , l'àvant-garde du duc de Trévise remonta la rive gauche de la Somme-Soude, le 2 5 à six heures du matin , tandis que les trois divisions de la Garde levaient leur camp pour se porter à Soudé-Notre-Dame.
Cependant , en exécution du projet arrêté la veille, la grande armée alliée s'avançait en trois colonnes sur Fère-Champenoise : les gardes et réserves , le long des rideaux , dans la direction de * Montepreux; le corps russe de RayefsLi et les
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Wurtènaber^eoisy précédé»' de letir cavaierîe , sur la grande route de. Vilry à Fère-Champénoise, sizÎTi^^à quelques heures de distancé par les Bavarois et le corps autrichien du comte Giulây*. Toc^tes ces masses , prévenues par les rapports des Bavarois , qu'elles rencontreraient unie <ârmée française en^çhemiti', marchaient en colonies 1»etré^$; : . f^
Le comte de Pahlèn qui formait i'avant-garde
de la colonne du centre, Jnvképar le prince
• royal de Wurtemberg d'éclairer son front par des
patrouilles quand il était <ïé}à en marche^ ^ lança
aussitôt ses cosaques sur la àSonmie-Soude. - -
Lorsque le comte Belliardarnva à Dommartih- Donbie coml'Estrée avec la division Aèus^e^, iés troupes du champenoise* duc de Raguse étaient encore éparses dans leur Mai^di. avec camp ; mais presqu au même instant , 1 ennemi i^^ ^^ ^^^ parut sur le rideau de l'autre côté de la Somme- *^®** Soude, et canonna vivement; Il était alors près de huit heures. Le duc de Raguse surpris fit ses dispositions en plaine , sous le canon de l'ennemi et en vue d'une cavalerie qui augmentait à chaque instant.
Le comte de Pahlen ordonna à la cavalerie russe de déboucher par Soudé-Notre-Dame , sur le flanc droit de la position française , tandis que le prince Adam de Wurtemberg avec la sienne en attaquerait le flanc droit. Ce mouvement força le duc de Raguse à la retraite , et pour gagner
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qoèlques^ ânstabs ,> ii>^tvd^|e9dre k. i4iU9g6.de Soiidé-SdiDte'Cr6îii;pàj* plusieurs cômpagDi^S'jcl^ vokigeurs ^ qui . âinenit .biqiitôt . oi» v^ppç^^ \ .61 prises. La cayéieriei<la -général :Bar4es0ttltei à peine à èheval, voulut-arvét^^irig^pétûosîté de l'enneinî ; maîs^eUeiùt repouissée areç pi^irtQ p^r 1% briga dé Deckterew qui »f sai»texii«e pai^ iQ^bi»^^?^^ de Grodûo et d'Isumz, un régim^iit 4i^'<fî09aT ques., les. cuirâssîcafk du géhésfAhKrGiom) et la pièces légèreif , sûîràt vivaHii^ntifosttiîQiipes ea fAr triitie sur Sbiohmesoû^l • .- ; ,, , , /.4\/w:
Au oiéme momejQt,, la quelle «fe4a^ oolbune du duc de^Trévise qui .bâte le. pas pour sQuftéoîpJe 6^ corps v&t attaqiiée.*près'4le: VEstrée par, les ' hussards d'Okippol, lei^ iuklanis^ de Tsehuïi^evr et an; régiment de coâ^^^uesf, et perdit ttOnolM^o^le pri$onnie];*s. Malgré: ces accideo;s, les deux corps paryiareuf k\se réuiskir>et à sie former en arrière à droite et à gaiicbe de Sommesous. La csaionnade s^'engipgéa et dura près dé deux heuires : néamnoins comme la gauche se irouvaiFt incessamment me«* 3aacée par un millier de cosaques, les Marëckaux manœuvrèrent pour la couvrir de la ravine qui les séparait, et parvinrent, sous «la protection de leur artillerie, à prendre une ligne entre Sommesous et Montepreus. Dans cette nouvelle position, rinfanterie fut en sûreté; mais la cavalerie encadrée perdit la liberté d'agir* Toutefois la Ganonuade se soutint à l'avantage des Frasiçais ,
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]pai*ce que Fennemi n'avait pas encore toute son artillerie. Mais lorsqu'à midi, le comte iSfostitz , à la tête des chevau-lëgers de Klenau et de Rosenberg , et le prince Constantin , avec la division de cuirassiers Depreradowitsch sV- Tancèrent sur l'extrême droite vers Montepreux , on reprit le mouvement rétrograde par échiquier en appuyant à -fauche pour gagner Lenhare. Le comte de Pahlen tenta sur la droite deux charges qui furent repoussëes; une troisième enfonça le centre de la )igne de cavalerie formée par les cuirassiers du général Bordesoulle , et les rejeta sur Finfanterie*
Vainement le général Belliard accourant de la gatiche avec les dragons du général Roussel , es- «aya de prendre cette charge en flanc , ceux-ci à l'aspect de la seconde ligne ennemie qui débor^ dait la gauche et menaçait de les charger euxmêmes , firent volte-face sans commandement > et ne se rallièrent que derrière la division du général Merlin , lequel fit exécuter par le général Latour-Foissac , à la tête du 8^ de chasseurs , une charge en colonne par escadron qui rompit pour quelques momens l'impétuosité de la cavalerie alliée*
L'engagement durait depuis sept heures » et les Maréchaux se flattaient de gagner les hauteurs de Fère-Ghampenoise en combattant,lorsqu'une. affreuse giboulée vint augmenter l'embarras du
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mouvement rétrograde sur Connantray. La cava** lerie de la garde russe , favorisée par cette averse qui fouettait le front dor la ligne* française , chargea les cuirassiers à peine reformés , les culbuta sur rinfante^ie et leur enleva deux pièces d'artillerie. Les divisions de jeune garde n'eurent que le temps de se former en carrés ; deux de I9 brigade Jamin furent sabrés et le général pris. Ceux de ]a brigade Le Capitaine perdirent leur artillerie et souffrirent beaucoup sans avoir été entamés. Pour surcroît de malheur, l'orage grossissait; il grêlait avec violence; aucune amorce ne prenait , et l'on ne pouvait faire usage que de la batcnnette. Dans cette scène de carnage, que le désordre de la nature rendait encore plus horrible , l'on ne distinguait plus les siens, à trois pas , et deux fois les Maréchaux se réfugièrent dans les carrés pour ne pas être entraînés par les fuyards. Enfin , le temps s'éclaircit ; la bonne contenance des divisions Ricard et Christiani , aux extrémités de la ligne, donna le temps à la cavalerie Je passer le ravin de Connantray , et de se reformer de l'autre côté. INéanmoins il v eut une telle confu-^ sion, que ^4 pièces d'artillerie, plus de 60 «raissons de munitions , et un bataillon entier du train des équipages , furent abandonnés en avant de ce village.
Satisfait de ce premier succcs, le prince de Schwarzenberg se contenta de faire poursuivre
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les corps des Maréchaux avec rartillerie légère et la cavalerie du comte de Pahlen et du prmce Adam de Wurtemberg. Ceux-ci laissant Connantray sur leur gauche, s'étendirent dans la plaine de Fère-Ghampenoise , si favorable aux manœuvres de. ces armes.
A peine l'armée française fut-elle ralliée der« rîère Coni^antray , qu'on aperçut déboucher du ravin quelques coureurs : on eût pu facilement les arrêter ; mais frappées d'une terreur panique , arl^illeriç , cavalerie , infanterie , tout s'enfuit pèle - mêle dans la direction de Fère- Ghampenoise. U était à craindre qu'on nie pût arrêter la déroute, lorsqu'un renfort inespéré sauva l'armée d'une destruction totale. C'était le 9® régiment de marche de grosse . cavale- rie, arrivé à Sézanne depuis la veille. Jugeant par l'intensité de la canonnade qu'un combat trèsvif se livrait aux environs , le colonel Leclerc qui le commandait, sollicita et obtint du général Compans la permission de se porter en avant , et déboucha de Fère-Champenoise au moment où les troupes le traversaient dans cet affreux désor-" dre ; il ne se laissa point rompre par les fuyards ; et se portant à la rencontre des escadrons légers des Alliés , leur en imposa par sa bonne contenance , et facilita aux Maréchaux le moyen de rallier leurs troupes sur les hauteurs de Linthes. Tandis que généraux et officiers s'occupaient
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de ce pénible devoir, on vit s'avancer sur là gauche^ une colonne soutenant un vigoureux combat. Le bruit se répand au milieu de cet assemblage informe de gens armés , que Napoléon arrive à leur secours. Honteux de leur défaite, ils se rallient sur-le-champ aux cris xnille fois répétés de mve l'Empereur! et demandent à marcher à Fennemi. En effet, les cuirassiers du général Bordesoulle formés les^ premiers , se portent en avant ; mais pris en front par lartillerie wurtembergeoise et chargés eu flanc par la cavalerie du général Seslavin , ils sont forcés £| se replier après avoir perdu plusieurs , pièces.
Cependant le Généralissime, l'Empereur de Bussie et le Roi de Prusse arrivés à Fère-Ghampeuoise avec leur simple escorte , surpris de la ca^ nonnade qui grondait à leur droite , autant que de Fattitude d'une armée qu'ils croyaient en déroute, rappelèrent la majeure, partie de la cavalerie lancée à sa poursuite^ et pressèrent la marche de l'infanterie retardée au passage de la Somme-Soude , afin de s'opposer à la colonne qu'ils voyaient déboucher inopinément sur eux. Les Maréchaux profitèrent de cet incident pour précipiter la retraite sur AUement , où ils arri^ vèrentà g heures du soir, harcelés par les trou-t pes légères , qui leur enlevèrent encore plusieurs voitures d'équipagôs.