‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 2)Chapitre 2 sur 107 · CHAPITRE XXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXV

Cette colonne , dont l'apparition causait tant d'étonnemént et d'inquiétude aux Alliés, était celle des divisions Pacthod et Amey q|u'on a vu arriver le 24 à Bergères. .

Le général Pacthod pressé de se réunii* aux Combat da Maréchaux, sans attendre le i^etourde l'officier ^ôr^vec^u qu'ib avait expédié au duc de Trévise , s'était mis r^é"de sien marche sur Tatry au point du jour; arrivé près **"^ de Villéseneux, il reçut à 10 heures dii matin l'injonction du Maréchal , de rester jusqu'à nouvel ordre à Bergères , où il le croyaitencore.

On a vu que cette division escortant un grand convoi de vivres , avait marché presque toute la nuit. Les chevaux toinbaient de fatigue, et le gé« néral Pacthod se croyant à l'abri de tout danger , -d'après la lettre du duc de Trévise , jugea avoir le temps de les faire rafraîchir à Yilles^neux; mais à peine y était-il établi, qu'il (ut attaqué par la cavalerie du généi*âl Korf qui suivait la route de €hâlons à E toges. Il forma aussitôt ses troupes , la droite appuyée au village , la gauche couverte par un carré considérable , le convoi massé en arrière.

Les attaques de cette cavalierie ne lui paraissant pas dangereuses , il se complut à les repousser de pied ferme durant une heure et demie , au lieu de se retirer sur Fère-Champenoise (1) :

( I ) Le comte Pacthod pous a lui-même fait observer cette faute «yec une franchise <|ui fait Téloge de sa modestie.

Sqo campagne de 18149

aussi le nombre des ennemis s'étant considéra^ blement accru , il ne lui resta bientôt que la ressource de gagner ce bourg à travers champs. Il commença son mouvement en échiquier. Le con« voi , quoique sur 4 voitures de front , gênait tellement la marche , qu'arrivé vers Glamange , il fallut l'abandonner pour ne pas exposer les troupes qui le couvraient à une perte certaine.

Gomme déjà l'on n'avait plus le temps de le dé* truire , le général voulut du moins se servir des chevaux pour doubler les attelages de son artillerie. Afin de faire avec plus de sûreté cette opération , il jeta dans le village le major Caille avec 2 bataillons, qui le défendirent contre toutes les attaques de la cavalerie , jusqu a ce qu'elle fût terminée. Alors la retraite continua en carrés par régimens , se déboitant et s'opposant les angles par le sommet , afin de faire feu des quatre faces ; 16 pièces réparties sur le front et les flancs des massies écartaient la cavalerie par un feu sagement dirigé.

Le comté Pacthod espérait gagner dans cet or* dreFère-Champenoise, lorsque le comte Pahlen , deuxièiifie, vint s'établir avec deux régimens de chasseurs à cheval sur ses derrières , et le placer dans l'alternative de se faire jour ou de se rendre. Cet incident donne lieu à un court conseil. Le général Delord propose de charger ces nouveaux ennemis , tandis que le reste des troupes

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