CHAPITRE XXXIL
aux réquisitions faites par les commandans pu intendans desPaissances-alIiéeSypostdneuremept à )a notification de la conTcntion du :i3 avril. Cet aete honorait également le Monarque qui exerçait la puissance royale devant les vainqueurs , et les Souverains qui par leur adhésion , se mon-traient fidèles observateurs du traité*
L'arrivée du Roî , l'armistice et le besoin de Ri»«s «n^re
les fioldats
quelques délassemens après une campagne aussi français et au^
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pénible, attiraient journellement a Pans un grand nombre d'officiers de l'armée française» Quelques-^ uns s'affensèrent de l'air de triomphe qu'ils cra> rent apercevoir dans les yeux de plusieurs officiers étrangers , ce qui dévint au Palais-Royal et en d'autres lieux publtea, le sujet de querelles, apaisées bientôt par l'intei^ention de la garde nationale. Des rixes plus sérieuses par le
nombre et la violence des combattans, s'éle* vèrent dans les guinguettes des boulevards extérieurs entre des soldats français et les Âutriobienà, qui s'obstinaient à conserver à leur coiffiu*e les rameaux verts que les soldais des autres nations avaient quittés* Après avoir déployé ta forc<^ pour Srépa^er les antagonistes , un ardre du jour du 19 mai , affiché dan& tout Paris , em-* ploya la raison pour prévenir ces rixes dangereuses par leurs conséquenceâi Une déclaration du commandant autrichien annonça formellemeni que ces rameaux Vêtaient , suivant un an-
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cien usage , que» la représentation du plumet vert de FAulriche. L'ordre du jour ajoutait : (c 11 ne peut entrer dans la pensée des soas> ofS- 9) ciers et soldats autrichiens de méconnaître la » valeur française , dont ils ont été témoias sur y> un si grand nombre de champs de bataille. Les 9) fautes qui ont ouvert la France aux Alliés , » sont étrangère^à l'armée française; les Puis- » sances même le reconnaissent : l'armistice est » signé ; la paix va l'être. 11 n'y a plus en p.ré- » sence que des braves faits pour s'estimer , et 3> dont le devoir est d'attendre avec calme cette 3> paix si nécessaire à l'Europe. »
En effet , à peine Louis XVIII eut-il pris les rênes du Gouvernement, que les négociations pourja paix se poursuivirent avec chaleur. Placé dans une position toute particulière vis-à-vis des Souverains auxquels il paraissait redevable de la couronne ; privé d'ailleurs , par la convention du 23 avril , des compensations qu'il eût pu apporter dans la halauce politique , on sent qu'il ne lui restait qu'à sanctionner dans le traité définitif le principe tacitement consacré par elle, et qu'il n'existait plus de moyens d'invoquer ceux qui avaient fait triompher les armes des Alliés. La paix fiit telle qu'ils la dictèrent , et toute rhabilelé de l'homme d'Etat qui , dans sa carrière politique, avait signé des traités si glorieux pour la France , et venait de diriger et