‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 2)Chapitre 102 sur 107 · CHAPITRE XXXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXII

Immédiatement après Farrivée du Roi à Saint- Ouen , le Sénat , les Maréchaux et les députations du Corps législatif et des différens Corps de TÈtat , jfurent admis à lui présenter leurs hommages. Le prince de Bénévent, organe du Sénat , appela l'attention du Monarque dans un discours ferme et respectueux , sur le besoin qu'avait la France d'une constitution sage et libérale.

Dans son séjour à Saint-Ouen , le Roi fut eardé ^ntréc d»

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par la garde parisienne, conjointement avec des détachemens tirés de l'ancienne garde et des différens .corps de la grande armée que commandait le duc de Reggio.

Le 4 i^^î âu matin , ces détachemetis se formèrent sur la route de Saint -Denis, où les uns restèrent en bataille sur le passage du Roi; les autres prirent place dans le cortège , dont firent également partie des détachemens des gardes parisienne et versaillaise.

La garde nationale à cheval se forma vis-à-vis le château de Saint-Ouen. Celle-ci se composait en grande partie de gentilshommes accourus des *

départemens et de ceux de. la capitale, qui , n'ayant pu obtenir des grades , ne voulurent pas servir dans la garde à pied. Formée par règlement du 16 avril , elle avait été de suite admise à faire dans les appartemens le service de gardes du corps ; mais la garde à pied avait réclamé et obtenu de suite le même honneur.

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he départ du Boi de Saint-Ouen fut annoncé par des salves d'une nombreuse artillerie et par le son bruyant de toutes les cloches de la capitale. Son cortège , qui se développait depuis la barrière de Saint-Denis jusqu'à la métropole , et de ce point jusqu'au château des Tuileries , laêlait quelque chose de triomphal au caractère de la cérémonie : en effet , les troupes alliées ne parurent nulle part ; la garde nationale bordait seule la haie; toutes les maisons étaient tapissées, ornées de fleurs , pavoisées de drapeaux à fleurs de lis ; les balcons , les croisées les plus élevées étaient occupés par une population immense.

Sur le passage des troupes , les cris de "vwe la Garde ! se mêlaient aux cris de wVe le Roi ! et celle-ci y répondait en criant wi^e la Garde nationale! Ces premières émotions préparaient à celle que produisit l'aspect du Roi et de sa famille. Que de souvenirs ! Us semblaient tous se confondre dans la joie commune. Les cris de we le Moi! vivent les i?02^réo7i^/n'étaient plus comme au premier avril , les cris d'un seul parti proférés sur le passage de Souverains étrangers devant une multitude muette d'étonnement : c'était le cri du peuple sur le passage du Roi, au milieu de baion" nettes toutes nationales ^ et qui rappelaient des services rendus à la Patrie.

Dès le lendemain de son arrivée , le Roi signa une ordonnance portant défense d'obtempérer

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