CHAPITRE XXXII
avaient cttasenc^ jusqu'alors ^ et le baron Sâckeii cessa ses fotictiûos. Le don d'une epée et une espèce de fête Hiiiiiaîre lui exprimèrent l'estime tju'inàpiraitsacoupduite à la Garde parisienne, et 4a reconnàîssàiice de la ville db Paris.
Dès le 6 mai , une ordonnance du Roi ct^nvo-
i[]ULia le Sésat et, le Corps ié^isjsatif pour le 3o. Son
'ordomuance die ce jour ajourna cette convocation
^u 4 }^^^ » afin^sans doute qile dans cet acte libre
et soIénabU le Roi ne furlesit'ouré qme de la Garde
tijationale.
: Ckette ordonnance ne feisâit pas mention du
Sénat ^ parce quMl était rempliacé par la Ghamr
hivB des Pairâ daes la Charte qui se préparait , et
que les deux Chambres et le Roi forent enVelop-
ipés dans les -inots de Vorp^ l^isl&tif^ qui exprime
'en effet l^epsèmbié des pouvioij?s qui concoûi'enl
à ia le^alali%)^'iliv ^
Cette Chao^teiélait rédigée daias un comité 6omposé âe Sénateurs et de Députés choisis^^parle ^RoixJijêtpiifatic attendait avec inquiétude le résultat de ieur ti^araii , bien que la proclamation de Saint-Ouen rassurât sur Jes bases , là forïne devenait siàr tout l'objet de vives discussions. Le ia^uvel aiete constitutionnel serait -il sounûs comine uxi pacte social à la discussion du Corps législatif V ou à l'acceptation dti peuple-, comnâte Isse Coilistitutions delà République et deTEmpii^e?
688 CAMPAGNE DE l8l4.
Serait-il donné comme les anciennes chartes que les Rois octroyaient aux communes?
Les uns soutenaient qu'une Constitution acceptée réciproquement par le Roi et par le Corps législatif ou par les assemblées primaires , donreraitplusde force, non-seulement aux garanties du peuple, mais encore à 1 autorité royale* Les autres trouvaient dans la dernière forme le grand avantage de mettre hors de discussion , et de rendre a l'instant même exécutoire cette loi fondamentale quip doânée par le Roi et jurée par lui et ses successeurs comme par le Corps législatif au nom du peuple, n'en deviendrait pas moins, entre la nation et la famille régnante ,: un pacte synallagmatique.
Ce fut cet avis qui prévalut. Le Roi se rendit le 4 jtiin au palais du Corps législatif, escorté. par la Garde nationale qui gardait la salle des séances* Là Charte fut promîulgée , la Chambre des Pairs constftuée , la Chambre des Députés maintenue; le Gouvernement commença; la Monavchieconstitutionnelle fut en un même instant fondée , organisée , mise en action.
La Charte parut aux amis d'une sage liberté reur fermer de'suffisan tes ga ran t ies pou r 1 es liber tés publiques et contre les réactions. Quelques expressions du préambule inquiétèreutles amis sincères mais ombragejux de la monarchie constitution-
.CHAPITRE xxxiu 68g
nelle. Us craigpaient qu'en rappelant des temps où l'i^utorilté résidait entièrement dans le^ persoxîvieda Roi, les rédacteurs de la Charte n'eussent eu la pensée de ménager à ses successeurs ledroit cde. la Jrévoquer ; mais il suffit pour les rassureT'dêleur faire remarquer que le préambule ridppelaitamsi les institutions qui dans les teoips antéiÂeiws.ou postérieurs , modéraient dans l'intérêt du) trône et des peuples l'autorité des RQiSk-.. .. {'•• •.• ".-.*•■ '
. Enfin ^ le. 16 juin, les troupes de ligne firent
l^urentnée à Paris et relevèrent tous les postes
de j la iGarde parisienne ^ . qui les reçut avec
enthousiasme* Une députatîon leur exprima la
îoie et: \m\ aentimeiis qufinspirait leur présence
à. |<)iilS} Jqs bons ' Français , <c dans ces mêmes
»isauk^St>qu!ib.ont eu la douleur de voir quel-
j>> ^uiie 1 .tempi. > au pouvoir de l'étranger. » Plu*
sieurs 'jiQurs se passèrent, en «fêtes et en banquets,
aï . V9 :> oi?dre du jour peignit ainsi l'union de la
(Garder nationale et des troupes: «Ce sont égale-
» nient dos Français sous les armes ; il n'est point
» de garde national qui n'ait servi lui-même ou
» qui ne compte dans l'armée un fils , un frère ,
» un parent, un ami; il n'est pas d'officier ni de
» soldat qui ne trouve dans la Garde nationale sa
» famille. »
Ainsi finit la campagne de 18149 aussi mémorable par le nombre et la variété des événemens
$g6 GÀlff PAGNE DE tSl^i CHAF1TKE XXXII.
militaire» que par le dénoiMmeiit de 1* réf niiâiba politique qui les sutrit. £tte 6ffî'« àmn Mil «iftsem*ble un exempte de Teftet H de hi 'ycMê pUMiott du despotisme , et jamais cependatiit MâpoWon tur développa plus d'art dans rentploi des» m^êt^ qu'il ayait sous la main ; mais que pouviÔMC \m ressourcés straië^ques cdiflre la f etoiiié d^ ta France t la force même des choses , le eoM^otffS de toutes les Ptiissauees ? Sate doute y il eu eâl été bien autrement de cette invasion formidabl«^'il avait trouvé de l'appui dans 1* lAitioti ^ w si sa tyrannie en lui aliénant tous les ocrais, u'eftt étouffé le patriotisme. Ea cflet, ce n'est- qtae chea les peuples libres qu'il enfante des pM^geis et sauve l'Etat des grands périla. Ainsi les àirxïéë$ innombrables de Xerxès furent vaîncui^ ei dissipées par une poignée de Orecs; ainsi la- Ligue helvétique confondit toue les e^orls à^ l'Atàtitche, et la Hollande secoua le joug des Espagnols l tûfiri les Français armés pour leur indépendance > re^ poussèrent en 1794 Ivft armées coalbées ^1 avaient déjà entamé lèar territoire ^ *M aHèf^nt planter leur^ enseignes viotorle«iS6â sur lesb^rds du Ubin.
TABLE 9t$ UÂXtàuS. ^Sj^