‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 2)Chapitre 12 sur 107 · CHAPITRE XXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXV

éprouvé des retards , la colonne de. droite de la grande armée reçut ordre de se porter sur Trilport pour y passer sur les ponts de bateaux , et preûdre position à Gregy. Le corps du comte Rayefski coucha à Nanteuil , et les réserves devant Meaqx ; les Wurtembergeois à Saint-Cermain, et les Autrichiens du comte Giulay à Mouron,

Les Maréchaux français arrivèrent à Nangis oà ils se séparèrent. Le duc deTrévisetintla grande route de Paris , et alla <:amper à Guignqs ; le duc 4e Ragusè se rendit à Melun par la ti'a verse. Leur mouvement ne fut suivi jusqu'à Provins que par les coureurs du général Seslavin qui , s'étant rencontré près de cette ville avec le général Uowaiski,^ se chargea d'observer les Maréchaux , et renvoya ce dernier au comte de Pahlen.

Le 29 mars , le prince de Schwarzenberg ordonna au feld -maréchal Blubher de laisser un corps d'armée à Meaux , sur la rive droite de la Marne , et de gagner avec le reste de ses forces la route de Soissons , tandis que la grande armée passerait la rivière à Meaux et Trilport, pour venir prendre sa gauche. .

Les deux armées devaient alors se diriger sur Les Aiués trois colonnes contre la capitale: celle de droite, M*îne*à iviicomposée de Tarmée de Silésie , à l'exception du Me^ux*^! et corps de Sacken , par la route de Charny , Maury pariiî'*"' ^"^ et Aulnay; celle du centre, consistant dans les

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gardes , lès réserves et le corps de Rayefski , passant la Marne à Meaux et TriJport , par Claye , sur Bondi. Celle de gauche , formée des Wurtembergéois , du corps du comte Giulay et des grenadiers autrichiens , sous le prince royal dé Wurtemberg , ne pouvant la franchir à Lagny dont le pont n'était pas rétabli , devait la passer également à Meaux, et longer la Marne par Charmentray et Ghelles.

Le baron Sacken reçut ordre de rester à Trilport, et le comte de Wrède de venir à Méaux s'établir sur la rive gauche de la rivière, de pousser sa cavalerie à Crecy, et se^ avant*postes audelà de Coulommiers , a6n de couvrir parfaitement le mouvement sur Paris.

liCfr trois colonises se nairént en marche le 39 au point du jour , dans les directions qui leur étaient assignées.

Déjà la cavalerie de Tavant-garde prussienne escarmouchait avec celle dû général Vincent, lorsque des parlementaires se présentèrent sur la ligne. Le général Vincent les reçut ; c'étaient deux officiers supérieurs , Tun aide-de-camp du feld-maréchal Blucher , et l'autre major des gardes, russes , attaché à l'état-major de l'Empereur Alexandre. Tous deux demandaient à 5e rendre auprès du gouvernement à Paris , pour y porter , disaient-ils , des paroles de paix. Le général Vincent prit les ordres du coOile Gompans qui lui

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prescrivît de recevoir leurs dépêches et de les renvoyer. Elles étaient adressées au duc de Fel^* ire , miBÎ^tre de Ia> guerre , duque) ou les fit par^ venir.

Pendant ces pourparlers , le cénéral Yorck Trêve iicman. désirant par d'autres considérations une sûs-^emî. pension d'armes de quel(}nes heures , la fit demander parle général Katzler. On en convint de vive voix aux avant-postes , sous la condition que les deux armées resteraient où elles se trouvaient ; mais les coureurs du général Vincent ajant rapporté que l'artoée de Silésie en profitait pour se portera sa droite sur les routes des Petits-Ponts et de Senlis , cédant li la grande arméeles débouchés des routes d'Allemagne et de Lagny , le général Compans continua son mouvement rétrograde sur Paris.

Le comte Omano , après avoir éclairé là plaine en avaril de Pantin , prévenu que ce général se repliait sur lui , porta les réserves de la Garde entre le grandfaubourg de la Chapelle et les Prés-' Saint-Gervais, présumant que le comte Compans occuperait Pantin ; mais par uu mal entendu difficile à expliquer , ce dernier passa le canal de rOurcq^ et prit position à droite de ce village, sur la butte Beauregard qui domine les Prés- Saint-Gervàis et tient à Belleville , laissant sur la même ligne Romainville et Bagnolet aux troupes du maréchal duc de Raguse. Le général Vincent/

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après avoir manœuvré contre la. cavalerie der l'avant - garde prussienne , repassa le canal de Saint-Denis , et vint placer ses bivouacs en tête de la Chapelle.

L'armée de Silésie, marchant par les ^routes des Petits-Ponts et de Soissons , vint établir son avant-garde à Grand-Drancy , les corps prussiens d'Yorck et RIeist à Aulnay , le comte Langeron au Bourget , le comte Woronzow aux environs de Villepinle.

La grande armée arriva par les routes d'Allemagne et de Lagny. Sur cette dernière , les corps du prince royal de Wurtemberg ne purent s'avancer au-delà d'Anet; mais le comte Batclay-de- ToUy porta les réserves et les gardes russes et prussiennes jusqu'à fiondi, où les Souverains prirent leur quartier-général.

Le corps du comte RayefsLi et la cavalerie du comte de Pahlen , se portèrent sur Noisy-le-Sec. Leurs coureurs ayant pénétré jusqu'à Romainville et Pantin sans rencontrer personne , le gé* néral Rayefski , soit pour étendre ses ressources , soit en vue de se garder par des postes avancés , fit occuper fortement. ces points dont , peut-être au premier instant , il n'avait pas senti l'importance.

Les ducs de Raguse et de Trévise ; après avoir opéré leur jonction à Brie-Comte-Robert , arrjr vèrent vers midi à Gharenton , et s'étabjirent »

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