‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 2)Chapitre 11 sur 107 · CHAPITRE XXT · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXT

contîoœlle mêlée de coups de canou^ entre l'armée de Silésie et }e corps àa général Com-paas»

Le ^8, au point d» jotfr , les Prussiens mires!

leur avant - garde en marche sur MeaitXr La

grande armée prit également cette direction en

deux colonnes r le corps du comte Ha3re£9[kj^,

les gardes et réserves russes , ainsi que les gre-»

x^diers autrichiens , sur la route de Lagnj jus<»

qu'à Rouilly , d'où ils prirent à droite sur TStaor

teuil ; les Wurtembergeois , suivis du corps aotri-

chien du comte Giulay , par Crecy et GouiUyv Le

comte de Wrède eut ordre de rester à Chailly , de '

faire face en arrière, et de porter son avant**

garde vers La Ferté-Gaucher pour observer les

routes de Sézanne et de Çpovins, de crainte que

l'Empereur n'inquiétât par une contre-snarche

les derrières des Alliés.

Le général Compans jugeant qu'il était plus important d'arriver sous Paris que de chicaner Meaùx quelques heures , se mit en moove-»

ment dès le matin. Le général Vincent faisant arrière-garde 4 évacua la ville après avoir £atit sauter le pont et le magasin à poudre. Les avant* gardes prussiennes ne tardèrent pas à être ^r ses traces , et l'atteignirent à Claye où le général {j®°*?î ^^ Gompans avait pris position , renforcé de 3 bataillons de jeune garde aux ordres du général Gnye^ d7environ 4oo cuirassiers et d'autant de lanciers

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polonais envoyés en toute hâte de Pari^. Mai^ ]es masses prussiençies grossissant de moment en moment , il se retira d'abord sur Yilleparisis et ensuite sur Montsaigle , où il résolut dç les faire déployer.

La cavalerie ennemie croyant pénétrer sans obstacle dans le village , fut arrêtée par le feu des tirailleurs logés dans les maisons , et obligée d'ai» tendre son infanterie. Le général Compans , profitant de ce moment de relâche , ordon];ia au général Vincent de former sa cavalerie en arrière à droite, face à' la route. Bientôt l'infanterie prussienne nettoya le village^ et enhardie par un succès si peu . contesté , elle voulut poursuivre les Français sur la chaussée; mais à peine les premiers bataillons eurent-ils débouché que le général Vincent tomba sur eux avec les cuirassiers du colonel Dugeon et les éclaireurs polonais , les ramena battant dans le village , et leur fit '^^ok 25o prisonniers.

Après cette charge , la division française continua sa retraite jusqu'à Bondi , où elle prit position à huit heures , laissant une arrière-garde à la lisière de la foret en avant de Livry. La perte des Français dans ces deux engagemens futd'envirou aoo hommes , celle des Prussiens double.

L'armée de Silésie s'établit : les Prussiens à Villeparisis , Montsaigle, Souliei^ et Messy; les Russes , entre Trilport et Meaux.

La reconstruction du pont de Meaux ayant

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