CHAPITRE XXVI. 4l
pour la journée du leudemaiu, terminera cet exposé.
Quel que soit notre désir de Fesquisser brièvement , ce développement des ressources de la défense et des causes qui Font abrégée sera fort étendu ; mais il peut seul , en la dégageant de détails qui Temban^asseraient , rendre intelligible la relation de la journée mémorable du 3o mars , expliquer les incid,ens variés qui la compliquent, et cette apparente fatalité qui n'a ra* mené Napoléon sous les murs de Paris , que pour être l'impuissant spectateur de ce grand événement.
Avant d'entrer, en matière , les lecteurs mili- T«pograpLi«
du champ d*
tairesnôus sauront gré d'arrêter un instant leurs ^«^taiiu, regards sur la topographie du champ de bataille^ et de les mettre à même , par une description t tssi exacte que possible , d'apprécier ce qu'on a fait et ce qu on aurait pu faire pour la défense de la capitale.
Du groupe des hauteurs de Garnetin qui domine Claye , Anet et Lagny , se détaché sur Auteuil une chaîne continue de collines et de plateaux plus ou moins élevés , séparant le bassin des ruisseaux de Saint-Denis d'avec les eaux qui tombent directement dans la Marne et la Seine , entre Lagny et Saint-Gloud.
Au village de Rosny cette chaîne s'abaisse et ^^rme un col entre la plaine de Bondi ot le bassin
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des eaux qui vont joindre la Marne au-dessus de Nogerit.
Depuis le col de Rosny jusqu'à la butte de Cbaumont sur Paris , s*étend un plateau dont la surface de niveau sur une assez grande étendue , a peu d'accideris remarquables.
Entre la butte de Cbaumont et cellfe des Cinq Moulins sous Montmartre , la cbaine s'abaisse de nouveau , et ouvre un col occupé par le bassin du canal de FOurcq et par les villages ou faubourgs extérieurs de la Villette et de la Cbapelle.
Après s'être relevée poUr former la butte des Cinq-Moulins , la butte supérieure de Montmartre et les mamelons de Batignolles , la ^igne du pendant des eaux , basse et pçu remarquable , suit à-peu-près les boulevards extérieurs de Paris jusqu'à la barrière de Neuilly , où sa crête se relève iet se soutien! jusqu'auprès de Passy, séparant tainsi les eaux qui descendent dans le bois de Boulogne et dans la plaine de Clichy, d'avec celles qui tombent dans le faubourg du Roule , les Champs Elysées, les jardins ou marais cultivés de Chaillot»
Les collines de Passy et d'Auteuil terminent ce contrefort qui s'épanouit en pentes peu sensibles dans le bois de Boulogne et dans la plaine du Poînt-du-Jour.
On voit par là que dans la ligne du pendant des eaux , le plateau qui règne de Rosny à la butte de