CHAPITRE XXVr
Cliaumont et les hauteurs de Montmartre , méritent seuls l'attention d'un militaire : nous com^ mencerons par examiner le plateau de Rosnjdont la configuration offre au premier aspect plusieurs positions. En effet , il projette entre ce village et Mon treuil un grand contrefort , qui se dirigeant parFontenay à Nogent-sur<-Marne , présente une première position contre un ennemi débouchant des routes de Lagny et de Montfermeil , pour se porter sur les barrières du Trône et de Mon* treuil ; toutefois comme elle laisse à sa gauche la plaine qui s'étend de Rosny et de Bondi aux villages de Merlan et de Noisy-le-Sec , et ne couvre pas la route d'Allemagne , nous n'en fe-* 130ns pas l'examen. ^
Le plateau principal se resserre entre les gorr z'*positi<» ges de Montreuil et de Merlan , et n'a plus qu'une largeur d'environ 36o mètres ; mais après cet étranglement , il s'élargit Qt projette'deux contreforts dont l'un s'étend au nord entre la gorge de Merlan et les carrières de Pantin , et se divise en plusieurs croupes qui séparent les petites gorges de Noisy et de Romainville. Le contrefort oppose forme au sud une croupe assez large entre les gorges de Montreuil et de Bagnolet, et se termine à des escarpemens de carrières. Le plateau avec ses contreforts, mesuré depuis ces escarpe^^ Qxens jusqu'à la sommité des pentes qui dominent lïoisy , a 3 kilomètres de développement , sur une 2. 37
de droites
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largeur qai varie de 900 à 1 ,5oo mètres. Cetlé posikion n'est accessible de front et de niveau que par rétranglemenl de Merlan et de Mon treuil. Ce dernier village ^ Noisj , Romainville et le clos de Malassise appuient ses flancs , et fournissent de front des défenses successives; cependant son occupation ne serait avantageuse qu'autant que l'enneminlarcherait sur le plateau , car elle couvre seulement la route de Montfermeil ^ et laisse celles de Lagny et d'Allemagne sur ses flancs. a* position Au-dclà dc RomainviUc, le plateau entre le ruisseau du vallon de Bagnolet et là gorge située entre RomainviUe et les carrières de Pantin , n'a du nord au sud qu'une largeur d'un kilomètre. C'est derrière ce second étranglement que s'élè<* vent les deux contreforts qui forment la position d'où l'on maîtrise à-la-fois les routes de Meaux et de Lagnj. -
Le premier de ces contreforts se dirige au nord entre RomainviUe et Pantin , et va pendre au-dessus de ce dernier village , ne laissant entre le canal de TOurcq et les carrières qui sont à son pied qu'un espace de 5 à 600 mètres.
Le second court au sud entre le vallon de Ba-^ gnolet et la gorge de Gharonne , et va s'abaisser en pente douce à hauteur du hameau du Petit- .Vincennes.
. Cette position mesurée dans le développemer i des contreforts opposés , n'a pas moins de trois