‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 2)Chapitre 25 sur 107 · CHAPITRE XXVt · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVt

jplrescrire aux chefs de légiona de faire prendre les armes, dès qu'ils eutendi^aient battre la générale. En leur recommandant d'assurer la tran-* quillité intérieure de là capitale, il les engagea à occuper au-dehors de Fenceinte quelques avant* postes , et à porter sur les hauteurs de Montmartre et de Saint-Chaumont des forces qui fissent grossir celle de Tarmée aux yeux de Tennemi:

« Je ne veux point , dîsait-il , en donner Tordre ; » mais je verrais avecla plus vive satisfaction des , » officiers, sous-officier s, grenadier s et chasseurs )) de bonne volonté , se présenter pour occuper » cette ligne d'avai^^-pdstes. »

Ce n'était pas sans motif, que le Maréchal se bornait à une invitation^ Comment en eSkt 1 2 ,00 a hommes mal armés, pouvaient-ils suffine à main-^ tenir l'ordre au-dedans, garder l'enceinte et entrer en ligne avec une force capable da seconder l'armée ou d'en imposer à l'ennemi. Un corps composé de propriétaires fonciers- ou industriels la plupart établis et pères de famille , en grande partie étrangers au manieznent des armes, que le quart même ne devait recevoir que le lendemain matin , n'était réellement propre qu'à remplir le but de son institution , c'est-à-dire , à rendre les troupes de ligne disponibles en les s^uppléant dans le service intérieur. Demander comme obligé un service d'armée à la garde parisienne, c'était renoncer à l'obtenir , car les opinions unanimes

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sur le mainlien de l'ordre, étaient divisées à Tégard delà défense. Un grand nombre de citoyenspar des motifs difierens et souvent contraires , désiraient avec ardeur la chute du gouvernement. Peu de personnes croyaient à la possibilité d'une longue résistance, et les efforts comme les vœux de tous , ne tendaient qu'à préserver la capitale par une courte défense, du pillage, de l'incendie et des horreurs d'un assaut.

Frappé de ces considérations , le duc de Conegliano n'en fit pas moins ses dispositions pour porter au soutien de l'armée tous les volontaires qui se présenteraient*, il ii^olut de se rendre lui-même à la pointe du jour aux lieux de rassemblement des légions , afin de stimuler par sa présence et ses exhortations le zèle et l'honneur des gardes nationaux ; mais il sentit en même temps avec regret l'effet de la mauvaise organisation de l'Empereur : il ne pouvait se mettre à leur tête en face de l'ennemi. Les dues de Trévise et de Raguse , les généraux Compans et Ornano commandaient la première ligne, de Montmartre à Charonne ; la défense de l'enceinte appartenait de droit au général Hullin comme gouverneur de Paris : ainsi, il ne restait de commandement à ce vieux et respectable guerrier, qu'aux points où la garde parisienne se trouverait seule devant Tennemi.

Récapitulant tout ce qui précède , on voit

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