CHAPITRE XXVI
Montfermeîl et de Lagny s'élèveraient sar }es hauteurs pour marcher de niveau contre la position de Romainville ou descendre dans le bois deVinceunes , masquer ou insulter le château , et tourner les tambours construits sur la' rive gauche de la Marne aux ponts de Saint Maur et de Gharenton. La reconnaissance se dirige ensuite sur ces deux points. Les ouvrages qui les couvrent ne pourront être utiles que dans Thypothèse où les corps des ducs de Trévise et de Raguse ne seront suivis que par des troupes légères , et que les masses opposées au général Gompans, négligeront le lendemain de s-emparer des débouchés de Montfermeil et de Lagny*
Dans cette reconnaissance , Joseph ne prit qu'une idée imparfaite du terrain , et sa course rapide parait n'avoir eu pour objet que de faire la meilleure distribution possible des forces appelées à le défendre; car il importait en effet de confier aux troupe6^1eâ: mieux constituées , les villages de la plaine formant des points de défense uniques non protégés de l'art, ni de la nature , et de réserver aux moins aguerries , les positions successives de Romainville et de Saint - Fargeau , dont les flancs et les approches semés d'escarpemens , de bois , de vignes , d enclos 9 devaient faciliter les chicanes et les retours offensif^*
Quoi qu'il en soit > cette reconnaissance termi-
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dispositions née , le Roi retourna en toute h^te aux Tuileries ^ ?e voUoTeph! ^ù ^ après en avoir conféré avec les trois Mare* ciiaux , il arrêta les dispositioias^suivantes :
Le lendemain 3o , à la pointe du jour , le duc de Raguse devait occuper la position de Romain* . ville , et les généraux Compans et Omano défendre Pré-St.-Gervais et Pantin , ainsi que le terrain entre les hauteurs et le canal de FOurcq. Le corps du duc de Trévise avait Tordre d'entrer en ligne entre le canal et Montmartre , et d'occuper les longs faubourgs de la Yillette et de la Chapelle^ 11 fut convenu que le quartier-général du Roi serait placé à Montmartre , où le comte Hullin mettrait un poste, et que le reste de ses troupes ferait avec la garde nationale le service intérieur, garderait les barrières et défendrait les parties de Fenceinte que l'armée ne couvrirait pas.
Les deux réserves d'artillerie , ainsi que toutes les pièces inutiles sur la rive gauche de la Seine , attelées de chevaux de poste et de rivière , furent réunis au nombre de 38 pièces à la barrière du Trône. Le major Evain, de l'artillerie de la ligne , en prit le commandement, et l'on y attacha comme pointeurs , des canonniers-vétérans de la garde impériale.
Aucun changement essentiel n'ayant été jugé nécessaire par le Roi , dans le dispositif Sirrêté dès le matin par le duc de Conegliano pour la garde parisienne , le Maréchal se contenta de