CHAPITRE XXVII
Bataille de Paris.
^Suivez la relation sur le plan topographique dressé pour son intelligence, et consultez le tableau de Tordre de bataille, n° XXVI.)
jl\.vant l'aurbre , le tambour appelle aux armes 30 Mars. la garde parisienne ; les troupes de la garnison se forment dans leurs casernes ; les divers corps de Tarmëe se rassemblent dans leurs bivouacs ou leurs cantonnemens. Les ducs deTrévise et de Raguse et les généraux qui avaient pri« leur quartier à Paris, se rendent à leurs corps pour les mettre en mouvement.
Le roi Joseph quitte à la pointe du jour, le palais (iu Luxembourg, avec le chef et les oiEciers de son état-major , et va se placera Montmartre dans un pavillon situé sur la route de Clignancburt , au point où elle coiipe la butte des Cinq-Moulins. Le comte HuUin , après avoir porté sur les hauteurs les faibles détachemens que la garde et la police de Paris laissaient à sa disposi* tion , arrive au quartier-général du Roi avec les 3. 29
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directeurs de l'artillerie et du génie. Le Ministre de la guerre , le Ministre-directeur , le premier Inspecteur-général du génie s'y rendent successivement, Les officiers-généraux, supérieurs et particuliers qui se trouvaient à Paris sans destination se portent en foule sur ce point , demandent et attendent des ordres.
Du pavillon où le Roi s'était placé on <;lécouvraît au loin la plaine de SaintrDenis ; mais on ne pouvait apercevoir ce qui se passait sur les deux rives du canâfl de l'Ourcq , ni sur les hauteurs de Romainville. Conformément à l'ordre qu'il en avait reçu du Roi , dans la reconnaissance de la veille , le chef d'état-major de la garde parisienne se porte sur les hauteurs pour observer les forces, la position et les mouvemens de l'eniiemi.
Le maréchal duc de Conegliano que cette mission obligeait de veiller lui-même à l'exécution du dispositif d'ordre et de défense prescrit à la garde parisienne , inspecte les légions, fait renforcer les barrières menacées , harangue les bataillons et les détermine à envoyer fies détachemens sur les hauteurs , et des tirailleurs sur la ligne ou sur les ailes de l'armé^.
Cependant l'armée s'ébranle et se porte sur le champ de bataille.
Sur la ligne assignée au duc de Ragusc , la ca* Valérie et les troupes stationnées à Monti^uil , Malassise et Bagnolet tenaient déjà la droite et les