CHAPITRE XXVil
Vers six heures le soleil s'élevant à peine au- i'' moment, dessus de l'horizon , annonçait un jour pur et serein, lorsque le canon apprit tout-à-coup à Paris et à Tarmée le commencement d'une action qui allait décider du sort de la France.
Tandis que le général en chef Baï-efay del Tolly faisait avancer au soutien des attaques une partie des gardes et réseryes , une division- du corps de j^^^^^^ Rayefski,sous les ordres du prtnoe Eugène de B^ayew^^ Wurtemberg , et les cuirassiers commandés par Pantin. le général KretowVttébouchaient de Pantin.
La division de jeune gaixle, aux brfres du général Boyer de Rebeval ( i ) , venait de se former ; mais trop faible pour attendre le choc de rennemi , elle se retira sur la droite de la division Micher(2), qui se formait à loo mètres de son bivouac , à gauche de la grande route d'Allemagne, où elle était venue prendre position la veille dans l'après-midi.
Dans ce mouvement , la division Boyer et
(i) Cette division dont le général Boyér de Rclieval , souffrant encore de sa dernière blessure, prit le commandement vers six~heures du matin , se composait de 3 bataillons du 1 1* régiment de voltigeurs , sous le général Guye , auxquels on en joignit un de langueursgrenadiers et un de tirailleurs, et formait environ a,ooo hommes.
(a) Cette division se composait d'environ 4iOOO hommes, de tous les dépôts d'infanterie de la garde , dont un millier arrivé la veille des départemens de TOuest , fat armé le matin même.