‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 2)Chapitre 33 sur 107 · CHAPITRE XXVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVII

trémité de la Villette et de la Chapelle , prête à renforcer la brigade Robert ; à l'extrême gauche ,, fa cayalerie du comte Belliard , augmentée des 3oo chevaux du général Dautencourt s'établit en première ligne entre la Chapelle et Saint-Ouen.

Mais en même temps le comte Langeron , averti par le canon dans son quartier-général de Blanc- Entrée en aoJ

, ., • , -. T tion' du corp»

menu ^ portait ses troupes du Bourget devant de Langeron. là Villette , et détachait son avant-garde contre le village d'Âubervilliers qu'occupaient les tirailleurs de la brigade Robert.

Ces renforts, procurant de part et d'autre les ^ moyens de soutenir l'attaque et la défense de Pantin , n'auraient fait que balancer les chances du combat, si le général Barclay de Toliyne se fût déterminé à faire donner une partie des gardes et réserves. Il venait d'être instruit des motifs qui retenaient encore loin de la ligne, le reste des corps de l'armée de Silésie , ceux du prince royal de Wurtemberg et du comte de Giulay ; il voyait ses troupes prêtes à fléchir dans Pantin et à Romainville : l'occupation de ces points par les Français pouvait , sinon décider la journée , du moins laisser à Napoléon le temps d'arriver. Toutes ces raisons le portèrent à engager dans un mouvement décisif l'élite de ses troupes. . ^^ moment.

Ù'après ses ordres, la deuxième division de^j^^^^S^Xl grenadiers russes , sous le commandement du ^J^^fue ^"^ lieutenant-général Paskiev\ritsch , va soutenir sur

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les hauteurs , entre Monfpeiiîl et Roinakii(îlIe , le flaBc gauche an général Rayefski , tandis gne le général Knieschnin se porte au soutien du centre avec uae hvig/aude de la i'"" dÎTisîiOiiL , et que le lieuAenant-général T^ehoglikow; , avec l'autre , marche ver» kl di:odte dans Içs boîs de Romakiville. Dans la pl;akie , les gardes prussiennes et de Bade vont renfeTcer les troupes qui dis<* putent Pantiii, et ces nouveaux moyens permet* tent au général Rayefski de reprendre Foôensive. Sur les hauteurs , tai^ili» qjae les divisions Tschoglikow et Kjâieschnin menacent de front la gauche et le centre du duic de Raguse , le général Mesenzow , soutenu par toute la cav^alerie dU comte dis P^len, chasse nos^ tiroupes de > ;Mon-^ tareuîL , pousse des recoaaaîasancea suc Yineènnes^ contient la cavalevie du généiial BordesoiiUe , et s'apprête à débusquev le duc de Padoue du' plar teaui de Malassise pour le vejeter aii^elà da valIon> de Bagmolet. En méni;e: tempsr le» général Pitsclmitzkii^ ayant en réserve la: division Schaschai&koi, s'élève suv les pentes de Pantin au* bois de, RomûiaviUe , pour prendre en flanc àla gatiehe du< duc de Raguse , les tà^oupes commandées par le génénal Gompans% pendant ce mouvement, le prince Eugène^ de Wurtemberg.se dispose à Talitaque du- village du Pré-Saint^•Ge^vais^ et manoeuvre dans le but d'isoler du général Gompans la division Boyer , et de séparer les corps des deux Maréchaux.

La& dluQ 4^ 6<^^&e wàd meqaaé s^v spia froDit el^ s^& ilAAC^ , fkA sif^A^chwxp. ^es, rUspoaitioiis.

qhp» la bifig^ade djVrg^iivecal Fouvoi^i^^ > qui tpmb^ l|les$4^riéi^mçQi^ : <;çt accident ^ ^u, lieu dlnûmîder Jes troupes , les anime encore davantage , et c^Vst poignée d'lu)ii;ua9^$ (i^u.^ Venoe^naii eu échec.

]^e Ma^ré^hal diét^U^ U dWi$i^^ Lgdra aA souir tien 4v gjéo^i^al €oiapaMS>, qui raj>pelle des Prës^ $t«-Qe,rv4i]!S^ sur le^ plat^iLide ii\^ régiiAe£iA de^ y-oU tigeurs o^Q^d^ soi^tenir 1^ I^igad/^ Cb^ert^ forte* m^t occupé^' ^n^vlçs^ bois de.IWxn^iuvilie pai? le& têJie^ d^s^coJUww^^i de Pltsclaiiiib^kl et^de Tsclu)giil^aMç. l^ cjivi^i^a.liedjçu trow^ s^,i;oMLe.co«pé€î pa^ jU. piTQiiibière , la culbji^te sjur I^£( pentes de P^p|;in.,,etr^ri:ive,à te^mpSipaur, tmix t^J^e au généi^l Tschoglikow.

Jfje prince Eug^^e de WurtQjagbbei;^; raillie l;a divisioPi Pitscbakzki dermère Oelle. de SQhaLawsr kpif , cotqi^ au basi de» p^pteSi Im b^uteura de ^èop^iusi)i^. j, et se j^tt^ sur le village du Prë- Sj^ntnGrQrvais, que deiendfiie?3t se»2emeiiit déiu^ bf^taillqqs forn^ia^t l'extpéio^. droite du général Boyer. Le duc de Bagjii^e , iqfQrwé par le gé^ uéval. Gqmpaod qu!ils ont peiiEiQ à s'y maintenir , ei^ qu'il e^ (orieine^nt, oqcupé lui-même sur son fisQuA, détecbe à leui:^ sqçours, le colonel Fabvier, s^Q 3 Q}x 4^o.bamines;. il* était temj^s: déjà les tirajlt^U4;s vq^ses avaie^c^t péuétri dan3 le village ,

ils en sont chassés et rejetës sur leurs masses : le général Boy er les mitrailla à bout portant avec son artillerie , dans laquelle se trouvait une batterie de 12 pièces de 1 2 1 le prince Eugène foudroyé se retire hors de portée , et renonce à son eatreprise.

Ninveiies Eu même temps on se disputait Pantin , où les

attaques sur , , * . ,

Pantin par les généraux cuncmis Roth et Helfreich se défen- ' " daient avec deux régitnens de chasseurs. Le général Roth est blessé. Les généraux Boyer et Michel font un nouvel effort pour enlever ce village; mais les gardes prussienne et bad'oise arrivant , les tirailleurs de la brigade Sécrétant sont chassés de Pantin. Cependant l'ennemi trouve au débouché du village le gros de cette brigade couvert par de formidables batteries , et se borne à l'occuper fortement.

Ainsi toutes les attaques avaient été repoussées; à la droite même , le duc de Padoue n'avait cédé que le village de Montreuil , lequel hors de la position , ne servait à l'ennemi qu'à observer Vincennes , et à voir le moment où arriveraient les colonnes du prince royal -de Wurtemberg et du comte Giulay.

Le comte Bar. Lc général Barclay de ToUy étonné et rebuté

clay donne nu . . ^ . ,- ^ • .

instant de re- dc la rcsistauce qu éprouvaient partout les at*

lâche à ses . ^j •• >»i>'i*.»iJ '

sroupes. taques , crut devoir, jusqu a 1 instant ou 1 armée de Silésie pourrait agir et le seconder , se borner À garder les postes de Pantin , Romainville et

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