CHAPITRE XXVII. , , ' ^Ql
Montreuil , et la ligae dont ils formaient le point d'appui. Les rëgimens ennemis la plupart dissous en tirailleurs par Teffet du terrain,étaient à l'exemple des nôtres i épars 4ans les bois, les vignes et jardins^ entre Pré-Saint-Gervais , Pantin et i Romainville. L'action n'était plus qu'une fusillade
, et un combat dartilleriel D'après les .ordres du
général en. chef , le général Stall porte contre nos tirailleurs deux régimens de cuirassiers ,.et sous leur protection , les généraux ennemis, rallient et reforment leurs régimens. Le duc de Raguse , de son côté, profite de ces dispositions pour rétablir l'ordre dans sa ligne , et s'apprêter à de nouvelles attaques. Le maréchal duc de Trévise rectifie à sa droite la position du. colonel Sécrétant, et la fait soutenir par le général Curial, tandis que sur son front , il disputait Aùbervilliers aux troupes du comte de Langeron , et qu'au loin le maréchal Blucher mettait en mouvement les corps d'Yorck, Kleist et Woronzow.
Telle était vers onze heures la situation des affaires. Le ' roi Joseph , malgré les rapports quel ui avaient adressés les Maréchaux de- ^" «"o^ ^^»«pï»
^ . 1 11^- ' . , par le chef
puis le commencement de 1 action , répugnait a «l'éut - major croire qu lis tussent attaques ou près de 1 être par pamîenne. toutes les forces de l'ennemi; mais le chef d'étatmajor de la garde parisienne , qui , la carte des chasses à la main, avait observé et suivi ses mouvemens , vint dissiper les doutes de Joseph,, et
462 CAlAt>A<:jNte toË i8i45
ne lui cacha poitik qii'ih àîteieèt av^r ètt tëtetîfes masses tèllemeat su^k'ièfu^i , ^ttè teùrs talent et leuï- carâctért , ^î<iéà tlè Wàt !fe tOûVàge diéi troupes , n^ laissaieïit d'autrt e'spoît^ que de disputer le terraiti pied à pied. Lell6i li avait. I pour îes soutenir ni iies^rvés , iVi trb'iîi'pes tètt^ , îiaires , bu du moins celles xfoCil aurait pli tiiisl' des dépôts tiBpaddus à unie bu deux jôirtnéfefe d« marche de Paris , ne poutaiént art^lrer âVànt là fin de la bataille. Miaîs Cbfemé il réiûîtaît die ce rapport que le diic de Trévise h'étaît pôfnl elîcore ^îigagé dans tbutê lîa îîghié ^ lé Roi , àprêis eu avoir conféré avec les tninislrts t\ lés généftiui , chargea le thef d*état^ major Alîent de i^lbUt'ner sur la ligne, pour contintler ày obserVèl* Fennemi , et de demander au duc de Tr^vise, s'il ne lui serait pas possible d'envoyer un détachement au secours dé son collègue , sur le terrain où l'ennemi semblait avoir le plUs d'intérêt à s'établir.
Rapport du Pendant cette nouvelle reconnaissance , le roi r^nvoy^^^par Josêph uc désespérait poitit encofê , lbI^feque renncmi. j^ général Hullin lui amena un ingénieur des sapeurs-pompiers , qui, chargé par lui la veille de reconnaître les dehors de la ville, était tombé à Pantin dans les avant-postes des Alliés. Après avoir été gardé au bivouâc des Cosaques, le thr pitaine Peyre obtint d'être conduit au quartier-
général de Bcmdj. Soit ^'on T^t considéré comme a^attenant à une troupe muni<:ipa'Ie étrangère à i'aroiée , soitqu il entrûtdans tes tueS des Souverains et du Généralissime de profiter d'une occasion si favorable , pour informer le roi Joseph des forces et des dispositions des Alliés, ils firent reconduire cet officier aux avant-postes , après l'avoir cbargé de lui remettre nue proclamation du prince de Schwarœnbcfrg ônx habilans. Cette proclamation connue tendait à sépa*' rer la cause des Parisiens d'avec celle de l'Empereur. Elle constatait surtout qu'ils étaient devant Paris avec toutes leurs forces,tésolus d'y entrer et naéditantd'y faire ou d'y favoriser une révolution.
Ce rapport acheva de convaincre Joseph que les Maréchaux avaient réellement en tête les deux grandes armées alliées.
Dans l'anxiété où le jetait une telle situation , il crut devoir délibérer avec les ministres et les généraux sur les mesures à prendre pour assurer la retraite de l'armée et la conservation de la capitale. Cette délibération se prolongeait encore, lorsqu'on vint lui annoncer que des troupes se développaient dans la plaine de Saint-Denis , et semblaient vouloir déborder au loin sur la gauche le corps du duc de Trévise. C'était en effet l'ar- Entrée en li. mée de Silésie que le feld -maréchal Blucher por- f,ro»sieoreS* tait en ligne et disposait pour les attaques qui lui ^7 chapeîic!*
464 CAMPAGNE 0£ l8l49
étaient confiées. Le corps seul du comte Woronzow qui venait de Villepinte , était en arrière ; ceux de Kleist et d' Yorck arrivaient à la hauteur de Pantin.
Le feld-maréchal prescrit à Tavant-garde sous les ordres du général Katzler , de passer le pont du canal de FOurcq , sur lequel la route des petits-ponts vient rejoindre celle d'Allemagne , et de se porter entre Pantin et le canal pour lier la droite de la grande armée à la gauche de celle' de Silésie , et seconder sur ce point la défense ou les mouvemens offensifs. Le prince Guillaume de Prusse est chargé de garder avec 6 bataillons , l'intervalle entre le canal et la route de Senlis ; le reste des corps d'Yorck et de Kleist reçoit ordre de se porter sur cette route pour menacer la Villètte , occuper le front du duc de Trévise , et laisser au comte de Langeron les moyens de s'étendre sur la droite ; ce dernier doit , après avoir chassé d'Aubervilliers les tirailleurs du colonel Robert , franchir les excavations commencées du canal , détachée le général Kapzew^itsch ' pour combiner l'attaque de vive force de St.-Denis,avec le général Rarnielow , lequel maître de ce poste , se réunira au reste du corps de Langeron pour attaquer Montmartre, tandis que le premier se portera par le chemin de la Révolte sur le bois de Boulogne, et qu'un détachement prenant