CHAPITRE XXVII
polytechnique. Quiiize autres furent blessés , la plupart d,e coups de lance , quelques-uns assez grièvement. La retraite de Tennemi décida la renti'ée des réserves qui s'effectua sans^ autre événement.
Cet engagement du comte de Pahlen plus rapproché que les attaques du prince royal de Wurtemberg , n'eut toutefois comme elles d'autre résultat que d'assurer les mouvemens de l'ennemi sur les hauteurs , sans , menacer encore la droite du duc de Raguse. Ce ne fut , comme nous le verrons , qu'à la fin de la journée que le comte de Pahlen, suivant le progrès des siens sur le plateau, vint serrer de plus près la cavalerie des généraux Ghastel et Bordesoulle.
Revenons maintenant aux mouvemens principaux qui , sur les hauteurs comme dans la plaine , décidèrent du sort de la capitale ; et afin de ne point morceler des événemens qui s'enchaînent, considérons tour -à- tour ce qui se passe sur les deux grands théâtres entre lesquels se divise le véritable champ de bataille , en signalant dans chacun de ces tableaux , les actions (|ui se lient , ou exeixent quelque influence sur les attaques collatérales.
Nous avons laissé le général Barclay de ToUy rappelant ses tirailleurs , reformant ses corps ,
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fie bornant à un combat d'artillerie , et attendant pour reprendre rolTensiTe^ que le prince rojal de Wurtemberg assurât sa droite ^ et que l'armée de Silésie, pecupant entre le canal de rOurcq et Montmartre , la majeure partie des forces du duc de Trévise « ne laissât plus devant Pantin que les réserves de la Garde.
Ces conditions étant remplies , et le maré^chai Blucher détachant mèuie au soutien de ce poste la cavalerie des corps prussîesis sous le général Kauler , lecoixite Barclay de Tolly saisit cet instant, pour recommencer l'attaque avee plus de méthode et de vigueur.
r ûs^hlu- Sur les hauteurs , le gétiéi^al RayefsLi dirige la Attaque de ^i^i^iou Mezeu^ow contre le duc de PadcHa« qui RuMcf^sv^t! occupait encore le plateau de Malassisie. Dans parentdccha- cette positioEi , »os troiipes ayant à dos des escarpemens ou des pentes rapides^ se replrent, et le duc de Padoue , qui occupait comniie pdstes avancée, les viJJages de ChansMine et de Bah gnolet, prend sa lign« sur la berge gauche dit vallout , refusant sa droite protégée par la pro»fondeur croissaiotte de ce dernier , et l'obliquité des berges qui se replient vers le parc de Sain^ Fargeau, et laissent , entre elles et le Mout-Tuaids;, la gorge de Charonoe.
Le général Mezensow attaqua. le village de Bagnolet y tandis que le général Gortschakovf ii , e^
sur teurs
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saya d'enlever celui de CharODQe. Oa se fusille : mais bieptôl l^s progrès des Russes sur le centrât du midréchal duc de Ragu&e , robligent à marquer la retraite du duc de Padouedana le parc Sl.-Farg^au , et celle de la cavalerie des généraux BordesQulIe et Chaatel , dam la gorge de Gharoane* X4'eKiQemi ^'empare alors dit tillage de Bagnolet et d^ celui de Charomoe , doDt sies tirailleurs déhoucbeot pour se portear sur la barrière de Fontarabie, et tourner le cioietîère du Mont- Louis* Heureusement la butte de Fontarabie était occupée depuis le ntalin par une batterie de (|uatre pièces, soutenue d'un bataillon de la 7^ légion de la garde parisienne, cùmm^adé par M. de Bré^anues, son colonel. Ce déiacbement bien appuyé aux escarpemi^na que forment sur la route de Cbarocme , les carrières du Mont-Loui^) se liait par sa droite à ceux des S® et 9® légions qui occupaient le petit faubourg en avant de la barrière de Montreuil , et dont les iirailiei^rs dispulaieiatt Jles jardinages et les viguobtei^ entre Ghaironine et Moatreuil. La baltevijs de la butte de Fontarahie retarde la marebe du prince Gortscbakow ; 5a gardes nar tionau^ de bonne volonté sortent des rangs, et vont tirailler eoiitre sa colonne qui se borne , pour le intoment, à occuper le village de Char ronne.
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Attaques du Tandis quc ces choses se passaient à la droite gauche. du maréchal duc de Raguse , le centre et la gau- •oQtrap^!ré! che de sa position étaient aussi attaqués ou plution'du TéS-tôt accablés par des forces supérieures. graphe. j^^ divisiou Pilschnilzki , jalouse de réparer
l'échec qui l'avait rejetée à Pantin , s'avançait sur le chemin de Romainville à Belleville , flanquée à gauche par les cuirassiers d'Astracan et de Pleskow , à droite parles 8 bataillons de grenadiers du général Tschoglikow. Ces colonnes forcent la faible brigade du général Chabert à se replier devant elles, et marchent à grands pas sur le chemin de Belleville -, précédées d'un essaim de tirailleurs.
A ^exception de la division Ricard , massée comme réserve à hauteur du parc de Brière , le corps du Maréchal était dispersé et combattait sans ordre apparent. Bientôt l'action n'offre de notre côté qu'une espèce de mêlée : les tirailleurs poursuivis trop vivement, se rallient en pelotons pour opposer plus de force à l'issue des débouchés , et s'éparpillent ensuite de nouveau. Mais quelque fevorables que les jardins^ les clôtures et les autres accidens de ce terrain inégal fussent à ce genre de défense , de simples tirailleurs ne pouvaient arrêter les masses de l'ennemi. Le duc de Raguse voyant ses progrès , se décide à tenter un efibrt vigoureux. U ordonne