‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 2)Chapitre 37 sur 107 · CHAPITRE XXTII. fyj · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXTII. fyj

par des chevaux de poste el de ririère que com duisaient des charretiers inexpérimenté , îov^ maieiit arec le» caissons une colonne tetlé-» ment allongée, que la queue ei^ défilait encore à la barrière quan^ Ïbl tête atteigtiit ïetxtêmité de ravenue* Arrivé an point où elle est coupée par le chemin de Cbaronne à Saint** Mandé , cet officier fit mettre les premières pièces en batterie sur la cbaussée^ et à saganche dans la route de Charoime» Le feu s'èiUiima et commençait à inquiéter les lanciers lotisses- pds-^ téa en avant de Monlreail « lorsque le comté de Fabien lenr ripostai avec une batterie légère y et ordonna an général Kamenew de les attaquer, en se portant sur elleSj derrière les tnai* sons et les granges do Petit-Vincennes. L'artilte^ rie ruase tira d'abord à oartonches^ mmshovsf de portée, et la mitraille temba sans eâet en avant de nos canomiiers» L'emienn s'e» aperçut , tira à boulet ,. et démionta qfieiqeies piètm^ Fendant ce combat d'artillerie y le général' Ëâftnenew exécutait son mouvemait. Pri<s d'abord en flanc , e^ suite caché bientôt par les maisons , dérobé aux vues du château par le mur du parc , il arriva en faisant un quart de conveirsiott ^r 1» chaussée , et s'élança contre les batteries: les gendarmes qtii les flanquaient à droite se replièrent, et rien ne les soutenant elles firent volte-face. L'encombrement

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des pièces et des caissons, la frayeur des chevaux, rinexpérience des conducteurs , jettent le désordre dans la colonne. Les lanciers tuent, mettent hors de combat , ou enlèvent les canonniers , et s'emparent de leurs pièees.^Mais. au moment oùle général Kamenew ne trouvait plus de front aucua obstacle, et croyait avoir le temps d'éviter la charge de flanc dont le menaçait le général Vincent avec les Cosaques polonais , le colonel Ordener se frayant un passage à travers les clôtures des jardins , tombe avec le 3o^. régiment de dragons sur le flanc de Tennemi, et le force de lâcher prise. Le major Evain en profite pour rallier quelques pièces 9 les mettre en batterie , et seconder par rm feu de mitraille la charge des dragons. A la barrière du Trône , la garde nationale , malgré sa faiblesse , forme un détachement qui , sous les ordres du chef de bataillon Saînt-Romain et du capitaine Calmer , se porte au soutien de l'artillerie. Le général Kamenew se retire alors emmenant plusieurs pièces et quelques prisonniers , au nombre desquels étaient six élèves(i) de l'Ecole

(i) Un de ces Elèves renverse dans un fossé , allait être percé d*un coup de lance, quand un lancier, touché de son courage et de sa jeunesse, arrêtant le bras de son camarade, s*écria : •Pas tuer » jeune Français ! »

Ils furent rendus le surlendemain pat le général Sacken , gouver* ueur de Paris.

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