‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 2)Chapitre 41 sur 107 · CHAPITRE XXVil · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVil

chai, son chef d'état-major, les généraux Ricard, Boudin (i) et Pelleport rassemblent les plus braves, et se jettent en désespérés sur les Russes. Le Maréchalat teint d'aune balle , en reçoit ' une forte contusion ; le comte Ricard est blessé au pied; le général < Pelleport Test aussi d'un coup de baïonnette ; mais ils resttot* maîtres dû village, etlabri^de de gauche de \^ division Lagrapge, reprend en avant sa première position.

Le duc de Ragase profite de cet instant de relâche pour rétablir l'ordre dans la ligne. Il fait occuper fortement la rue haute qui conduit à Ménilmontant , et^répartit le reste de soninfan^ tei*îe dans les rues basses pour lés disputer aux troupes ennemies qui occupaient la butte du Mou*lin, et dominaient' la grande rue au point où elle descend en pente rapide vers la barrière.

Ce fut dans cette position que le Maréchal , promenant ses regards autour de lui , s'aperçut que l'ennemi , de Gharonne et de Ménilmontant^ lançait déjà des obus contre Paris , et que la cavalerie allait être acculée aux barrières par celle du comte de Pahlen.

Dans cette extrémité où il ne restait qu'à dis-

(i) Ce Général se trouvant à Paris pour se rétablir d'une blessure ^ vint volontairement partager les périls de la journée.

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puter les rues mêmes de Paris , le Maréchal crut de« voir faire usage de Fautorisation du roi Joseph. Bien qu'il l'eût reçue vers une heure , comme alors rien n'était désespéré , il n'avait pas cru devoir s'en servir ni oiéme en faire mention. Toutes fois n avant d'entamer les pourparlers , il voulut connaître la position du duc de Trévise et Fin-* former de la sienne. Or, celui-ci se trouvait, comme nous le verrons , dans une position non moins critique ; mais l'oflicier , porteur de la dépêche du Roi 9 s'étant égaré , elle ne lui était point parvenue. En conséquence , il répondit qu'il fallait avant tout consulter le lieutenant de FEm^ pereur qu'on cherchait vainement depuis trois heures. Le duc de Raguse informé de son départ et tenant en main l'autorisation qu'attendait son collègue , n'avait point de temps à perdre pour LeducdeRa- éviter uu dcmicr choc dont l'issue eût transformé

guse demaoue ^ i i i •

et obtient une Parîs eu uu champ de bataille. Prenant donc son

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d'armes. parti, il eilvoya un de ses aides- de -camp au Généralissime qui , des hauteurs en avant de Belleville , observait les progrès des attaques du comte Barclay de Tolly. On convint d'une sus-» pension d'armes de deux heures , sous condition que le Maréchal achevant de céder les hauteurs , se bornerait à couvrir et djéfendre l'enceinte de Paris , et se concerterait avec son collègue pour traiter d'une convention stîpulaiit en principe son évacuation,

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