‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 2)Chapitre 42 sur 107 · CHAPITRE XXVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVII

bervilUers par

En effet le duc de Racuse se hâta de le prëve- , 4* moment,

^ , , dans la plaine.

nîr de la trêve et de ses conditions , et lorsque Atuq. ?imuil'avis en parvint au duc de Trévise, la for tune bervuuers , de

.. , . rr» 1 1 1 • la Villette et

avait trahi nos efforts dans la plaine comme sur de la cuale plateau. Mais avant d'exposer la situation de ^^ *' ce Maréchal , reprenons avec quelques détails / le récit des attaques qu'il eut à soutehii^ à la droite du canal de l'Ourcq.

Tandis que là grande armée alliée attaquait et tournait les hauteurs, le corps du comte Langeron dans son mouvement offensif , chas- ïes Russe» sait d'Auhervillers sur la Chapelle les tirailleurs du colonel Rohert , et y rejetait sa brigade ainsi que le détachement d'infanterie et de cavalerie qui , sous la conduite du major Koziétulski des éclaireurs polonais de la garde , cherchait à introduire des munitions dans Saint -Denis. Les généraux Kapzewitsch et Karnielow , croyant ce poste hors d'insulte , s'étaient bornés à le bloquer , et repliés avec le reste de leurs troupes vis-à-vis Clignancourt et la ^Chapelle. Le comte de Langeron arrivé avec le gros de ston corps, à la hauteur de Saint-Ouen , avait dirigé sur le chemin de ce village aux Batignolles , un détachement et une batterie qui devaient mar-< cher à hauteur du général Kapzewitsch , et observer ce qui sortirait de Paris par la barrière de Clichy. Le général Rudzewitsch re-^ eut de lui en même temps l'ordre d'envoyer par

488 CAMPAGNE DE l8l4,

le chemin de la Rëvollej, yer8 le bois de Boulogne, un corps de cavalerie , quelqu'artillerie légère et ce qu'il fallait dm£antene , pour balayer la plaine de Clichy , et obseryèr les détachemens de la garde parisienne qui pourraient se montrer ai^x barHères de TEst

Cette colonne mise sous les ordres du gênerai Emmanuel , effectuait son mouvement de flanc , à une trop grande distance et avec trop de circonspection , pour quçt le duc de Trévise fût à même de Tinquiéter. D^illeurs comme il nie menaçait pa$ immédiatement sa droite ou ses derrières, et ne lui enlevait point Jes forces dont il avait, besoin pour résister au reste de l'armée de Silésie , il se contenta' d'ordonner au général Belliard d'étendre sa gauche, par Clignancourt vers la plaine de Clichy et de faire observer dans cette direction le détachement du comte d,^ Langeron par la petite brigade de cavalerie de la garde, aux ordres du général Dautencourt((i)9 qui tirailla tout aussitôt avec, l'ennemi.

Après avoir pris sur sa gauche ces mesures de prudence , le duc de Trévise ne s'occupa qvi'à tenir

(i) Elle se composait ile Sao grenadiers, dragons y' chasseurs, mamelonks et édaireurs , fonds de tous les dépôts.

Page 1