‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 2)Chapitre 46 sur 107 · CHAPITRE XXVIL 5o · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVIL 5o

La caralerie du général Belliard Tenait ,d'y rentrer en grande partie , par les barrières^ que tenait encore le duc de Trévise. Deux escadrons , Vun de cuirassiers ^ Tautre de dragons , se reti-- / raient par les boulevards extérieurs , sur c^e de, Clichj, lorsque le chef d'état- major de la garde parisienne actourut et invita- leurs chef»' à protéger la gauche du maréchal de GonegKano qui tenait encore la tête des BatîgnoUes. Ces officiers s'y portèrent de suite et continrent les troupes légères russes , jusqu^à ce qu'enfin accablés par le nombre, ils furent obligés de se replier sur la< barrière de Monceaux.

Ce mouvement rétrograde , la^ prise de Mont-* martre et la marche de l'enii^mi pour déborder de ce point le faubourg des BatignoUes, déjà menacé par les routes de Saint-Guen- et de Glichj , ébranlèrent les gardes nationâltix qui le défendaient; et par m mouvement spontané, les banonniers abandonnèrent lies pièces des Moulins : la batterie légère fit voke -&ce ; les grenadiers et les chasseurs se précipitèrent sur la barrière de Clichy.

Alors le Maréchal , secondé par soa chef Le faubourg

d'état-majoi' , fit sur-le-champ ses dispositions ^«^t^valû^^^^^^ pour la défendre et prévenir le désordre. Les grenadiers et ehassevirs se posièreat aux fene*-

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très et sur la plate-forme du bâtiment carré qui est en avant de la barrière , aux créneaux du tambour en charpente , tandis que les canonniers-vétérans se plaçaient à leurs embrasures. Unfeuvif et nourri commença aussitôt contre le faubourg, chassa des rues les tirailleurs ennemis et les força de se jeter dans les maisons.

Cependant le Maréchal ne se dissimulant pas que si l'ennemi amenait dans le haut des BatignoUes une batterie supérieure à Fancienne , il enlèverait des premiers coups les palissades du tambour , conçut l'idée de ménager une retraite à ses défenseurs derrière un retranchement qu'il ordonna de construire à la hâte avec les charrettes et les bois d'un chantier. Le sentiment du péril et l'esprit d'imitation firent bientôt commencer une autre barricade dans le bas de la rue (i).

L'ennemi de son côté , soit qu'il ne jugeât point à propos d'attaquer la barrière , ou qu'il voulut en éteindre le feu avant de mettre son canon en batterie , se bornait à fusiller du haut

(i) Quelques sapeurs-pompiers de garde à la caserne du Mont- Blanc f s'étaient mis d'eux-mêmes à ce travail , aidés parles hommes, les femmes, les enfans du voisinage, donnant sans le savoir un exemple des ressources qui restaient à Tarmée , et la meilleure rai- $9n d'un armistice qui éyixniix de porter le combat dans Pari&.

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