‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 2)Chapitre 60 sur 107 · CHAPITRE XXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIX

roule de.Saint-Dizier à Vassjr, resserrée en cet endroit , entre la rîrièrè et sa bergç , en fiit ébranlé^ /Hettreusement,: le général Treliiard mit ses dragons à couTért denîèré le village -de Yalcourt, pt i dégageant le éiienkîli , pei^mit à l'infanterie du général Oérard de. gagner la aniline. On plaça à la hâte deux batteries sur le plateau , qui éf;ei« gnirent bientôt le feu de/rennémi , et une cen* taille de tirailleurs ayant. passé la Marne au gué , continrent les siens. Le comte Gérard ayant ainsi arrêté les suites d'une surprise qui allai toauser un désordre honteux, continua son chemin, en bon ordre ^ observé jusqu'à Humbecourt par le baron Tettenborn , lequel , après avoir laissé , quelques cosaques .devant ce village , fut s'établir à Eclaron« Le gros de la cavalerie alliée s'ay£^nca jusqu'à SaintTDizier , et la brigade Gzernisçbew se porta de Vitry à Montiérender.

. Le ^rapport qui parvint à l'Empereur de cette afiàirç d'arrière-garde 9 prolongea son erreur; il crut fermement que la gi'ande armée était sur ses traces ^ et se félicita du parti qu'il avait pris.

Cependant au premier avis de la niiirche de L'armée française sur Ghaumont , le parc' général et les gros bagages dès : Alliés qui se trouvaient à Bar-sur-Aube y frirent évacués en toute hâte sur Béfort. Il régnait dans cette: opération un. désordre, qui semJbl^iit promettre , d'heureux, résultat$ ^^ et déjà les coureurs . du général Pire

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aTàîent enleré plusieurs pièces de cânon et beaucoup d'équipages , lorsque quelques in^ quiétudes sur les dangers de la Capitale, vinra:it se mâLer à la joie qu'inspiraient ces succès éphémères. Parmi les prîsoniAers ramenés au quartier impérial , plusieurs annoncèrent la jonction des deux armées ennemies et leur marche sur Paris. UEmpereur ne tint aucun compte de leurs rapports , et affecta une sécurité qui toutefois n'en impo^ pas à ceux qui réflédiissaient sur les événemens.

Cependant, dans la matinée du a6, Napoléon informé par le duc de Tarente que l'arrièregarde n^avait vu absolument que de la cavalerie légère, et cette circonstance confirmant les déclarations des prisonniers , il se détermina à pousser lui-même une. forte reconnaissance sur ses derrières. Les cosaques laissés devant Humbecourt furent rejetés sur Yalcourt , où le général Tettenbom voulut se défendre , afin de donner à son général en chef le temps de rassembler ses forces ; Qiais il lut culbuté et obligé de repasser la Marne.

L'Empereur , parvenu sur le plateau de Val-court , distingua l'ennemi en bataille sur la rive opposée. Il occupait avec 2 bataillons de chasseurs la ville de Saint-Dizier à laquelle sa gauche était appuyée , sa droite s'étendait dans la direction de Yitty , protégée par quelque- infan-

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terifi dans Le hoi^ de jRcrdies , et des essaîois de tîreilleura à pied et à cheval , liordaient la Marne. Sa ^premiàmi digne ^tait en avant de la routes, ifacé à ia linèvie ; ea seconde en arrière; l'artillerie entremêlée de quei^ies escadrons, ^cee Bw Ja xiuiussée mème>ipii en dotnine le C0im«

Oroj«Bt*al€p6 apercevoit^ravanf^g^rde de Far- combat de mée dm pvîneè de fichwarzenberg. Napoléon rappela les ôorpe 4^iB£Mterîe ^fei. ctaient près de Vassy :, ^^t ordonna a^issitèt à la eaipalerie de^fisanofait* laMairiie ^a« gué d^iiaHignicourt. Le comte Sebas4»am ^la ip«ssa en colonne par pelotons /et se déplia 4 droite et à^ii(5be dn gué , souteno «par les corps des comtes ^.«^ermain, Millmiid et ^^imy , <4f^i se fomèrent sur «es flancs* OL'in&Qterte Âe la^arde ., 4selle 4u comte Gérard et du duc de Tarente suivirent la cavalerie , mais le dtte-de Ae^io«e dirigea 6U^8aint- Dizîer Jpar da atonie de JEoiiralie.

Jî>às que l'ounnée française fut ^formée , la cavnleme etti première ligne , rin&nterie en spcoâfde , entne fli^igniooart et fioi«ioo4|Pt , i'i^on s'engagea à gaudie par aehelonar, le ^centre et la droite mancliant «en jifpe*

Le ibaron Winaiingenade apercevant ^'il avait/tKite Taimée iraneaise eur ^les ^a«,'OherohsL k «viter {e coiidiait dans 'im 4errain^ si peu propre ^aux ^manesui^s ' de ^sa cavai^e ; mak

craignant de perdre, l'iafaoterie cpii gardait Saint- Dizier, il ordonna aii baroïi Tettanbôm de couvrir la route de Yitry y pendant' qu'avec le gros de s^$ forces^ il gagnerait par cette ville la rdute de Bar-sur-Ornaiji,

Conformément à cette instruction , le général Tettenborn , à la tête des hussards dlsumz , essaya ' plusieurs' cbarges , qui furent repoussées avec perte , malgré le feu de rinfanterie postée dans le bois dé Pertbes. De son côté le baron Winzingerode s'étant ébranlé pour se rapprocher de Saint-Dizier , la cavalerie de la garde s^élance sur sa colonne , l'enfonce , et poursuit les fuyards jusqu'au bois de Trois-Fjontaines; '

Pendant .que . ceci se passait, à la gauche , le duc dç Reggio entrait au pas 4e charge dans Saint- Dizier V dont la garnison e£&*ayée se repliait en toute hâte à Bar. - '

L'ennemi étant alors etitièrement rompu et sans^ppui , la cavalerie françidse redouble d^aùdace et d'activité. Le général Milhàud charge avec impétuosité sur la route de Yitry , et s'em-* pare de 6 pièces; le général Letort avec lesdra-* gons de la garde , enfonce et sabre un carré d'infanterie qui cherche à gagner le bois ; à la droite , le comte de Yâlmy poursuit au graînd trot les colonnes ennemies en fuite sur la chaussée de Bar , et Tinfanterie «suivant au pas de course les cuirassiers et les dragons j abat sous sea baïonnettes ce qui échappe à leurs 9abres«

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