‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 2)Chapitre 65 sur 107 · CHAPITRE XXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIX

de la Cour-de-France , oh rencontra une colonne d'infanterie. — Quelles sont; ces troupes , dit l'Empereur ? C'est le corps du duc de Trévise, répond le général CuriaL — Faites-le appeler. Il est encore à Paris. Alors sur les représentations réité-

/ rées et pressantes que le prince de Neuchâtel , , le duc de Yicence et le général Belliard firent à Napoléon, il se décida à retourner à la Cour- LiSmper'rede-France où il soupa, et partit ensuite pour tab«bieaa. Fontainebleau , après avoir ordonné que toutes .•étabiLTeX' les troupes prissent position aux environs d'Es-f^n^^"* ^^ sonne. En effet , au fur et à mesure qu'elles arrivèrent de Paris, elles furent placées sur les hauteurs de Longjumeau , derrière la petite rivière

* d'Essonne.

Ainsi le 3 1 mars , les débris de cette armée , dont les efforts surnaturels n'avaient pu sauver la Capitale , se pressaient encore autour de lui. En un jour ou deux , tous pouvaient être réunis; Paris était conquis ; .mais quelles ressources immenses restaient encore pour prolonger la guerre en se jetant , à fortes journées sur les armées du midi , tandis que les provinces de l'est se seraient insurgées sur les derrières de l'ennemi ! Uu prince d'un caractère inflexible aurait pu, sinon sauver son trône , du moins sortir avec gloire de cette

.lutte; et Napoléon qui accusa son frère de manquer d'énergie , ne montra pas plus de fermeté que lui dans une circonstance si décisive ; il

perdit en tentatives de négociations un temps qu'il aurait dû employer à transporter le théâtre de la guerre en de nouvelles contrées , loin de sa Capitale.

Tandis que les ducs de Trévise et de Raguse s'établissaient » conformément à ses ordres , sur la riTière d'Essonne,que le gros de l'armée s'ache^ minait jour et nuit vers Fontainebleau, Napoléon dépêcha le duc de Yicence auprès de TEmpareur Alexandre avec des propositions qu'il croyait propres à le désarmer ; mais , ainsi qu'on l'a dit au chapitre précédent , déjà les Souverains alliés s'étaient engagés à ne plus traiter avec lui. Réorganisa- Immédiatement après son retour à Fontaine-

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œéefrançaise. bleau, l'Empcreur donna ses premiers soins à la réoi^anisation de Farmée. Tous les régimens provisoires furent dissous et répartis dans les autres. La division Boyer de Rebeval rejoignit le corps du duc de Trévise ; celui du duc de Raguse fiit renforcé par deux bataillons de vétérans, par les divisions Gompans et Ledru , ainsi que par toutes les troupes dfi la garnison de Paris. Les corps des deux Maréchaux ayant,pour ainsi dire,perdu toute leur artillerie , soit à Fère<^ Champenoise soit devant Paris , reçurent chacun 3o pièces parfaitement approvisionnées. La gendarmerie à pied de la Seine , de Seine-ét- Marne et Seine-et-Oise , forma un bataillon d'environ 600 hommes , destiné à faire brigade atec

bon

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