CHAPITRE XXÎX
leur confia qu'il était en pourparlers avec le prince, de Schwarzenberg. Le duc de Tarente lui ayant demandé s'il avait conclu quelqu arrangement ; sur sa réponse négative , il lui dit qu'alors rien ne devait l'empêcherde se joindre aux autres cojwnissàires. Le duc de Yicence, ajouta que son union, avec eux, d après ce qui venait de se passer, donnerait encore plus de poids à leur démarch,e. Mais lexijiio de Raguse s'excusant toujours de ne pbuvoir êtit^e plénipptentiaire de Napoléon , Ijes commis3«iir^s lui. firent sentir que le seul moyen de sortir d'embarras était 4'^tller à Fontainebleau lui cjônfesser 1^ vérité , ou de venir à PariSi aveci^ux; U s'arrêta de préférence à ce dernier par^et.mônta dan^la voiture du duc deXaren^te, aprè&avjQÎr ln^issé âugéjaéral Souham le commandement *de son corps d'armée, et l'instruction dé ne faire aucun mpuvfspxent jusqu'à son prochain retour (1). ■; ,
Arrivés à Ghevilly , les Maréchaux descendi- Départ des rent chez le Généralissime auquel ils se crurent Paru. ' • obligés dé faire, part de l'objet de leur mission. Le duc de Raguse refusa de paraître avec eux , et reatd dans la voiture. En sortant de chez le Généralissime , le duc de Tarante fit une visite au
(x) Réponse du duc de Raguse à la proclamation datée du golf* de Jouan , le i**^ mars i8i5, page 8.
prin6tôiâeWi!it4eàily^g, leKjtiêl lui fepf^rit dni» la conversation quie le tior^6 dtï dtic de Râgusê âHiah quitter Ndpolëon , ^ pa^'s» du côté d«À AUié&. SurquoiteMàl*éèkàl db^rVâ qù'ii n'y était «fi^ Côr6 i^iéû de positif à cet épitâ ; lïiaïS i« Primée lui donna sàpafiol^^uê l'éiTângèâûbèâl était JéOft-'
du. Le duc de Ti^eMeVéfléchiss^t à ^wvd xi&m* mîiuii^âiiôti en rt^gtitàA èaVbltutie^ iràilte»Of fth retinyùter'son 'collègue, k)tsqu6 é«è gtn^ teidirâkl qu'il Venait â'eu de^srûètod^é i^^tÈt aUël- cbsi te grince tîieSchwarîzenbé^. OBu^fltet , i%*àirÊ de fta^ guse ïui 'exposait fe^ fiiot^ ^ïii ^'«{>pOttài0ftt ià rèîfcéèuïiondela conyeiitîôtt^l). Le ^ de Ua*retite sûupçounànt dès-lo^s lé$ choseis bMUcoop plus avancées que 96^'coI}èg^è«<erâ^4ili«dûiitos4
ne put s'efîipêchef , l^îrrsq'iÉi'il ftit ite mtmst^ dm hri témoigner sa ^rprise de ^ qU'^yâM fiât ndet difficultés de se présenter ^Vet les auirefe «om^
missaires chez le Généralissime , ii ^Y ^ i*eiida en leur absence , et lui rapporta te que le pvibce de Wurtemberg prenait de lui dire ; «ïaàs le ûittc 'dm Raguse lui assura de nouveau que rien n'éteât conclu , et rentretien cessa.
Immédiatement après le dépaii; àe»'ixmsûm^ saires , ie bruit cour«^ dans tes 43amp& que rStû*
(i) Réponse da duc de Raguse à la prochtmatî^n détéè âu\^b1fe de Jouaa, le i**^ mars i8i5, page 8. .
pereur avait abdiqué , et Ton y ajouta d'autant moins de foi que les dispositions oiFensiveé et Iç serment exigé la veille semblaient le démentir ; cependant Pïapoléon convainquit les plus incrédules par le langage qu il tint à Fissuis dû diner. « On » veut me faire abdiquer en faveur du Roi de » Rome, dit-il, je le fais puisqu'on le désire ; ce- « pendant cen^cstpas l'intérêt de îafrance.'Mon 9^ fi^«st un enfant; ma femme est excellente , on k^ ii'en petit* pas trouver de meilleure; ïùais die lïtt'enteûd rien aux affaires; vous auriez donc s> iiaeRégenee autrichienne durant in ou i5 ans, » tt rt)tts verriez M. de^cbwarzénbergYice-fim- » peréur des Français : cela ne peut vous ConVe- » mt. iy âtHeurs il fout taîsonher; si cela ^entrait i dans les vues de f* Autriche , croit-on que les » autres Puissances consentent Jamais à ce que » mon*61s règne tant que je vivrai ?Tîon certài- » tremeht, car elles auraient trop peur que j'ar- » radiasse le timon des affaires des mains de ma i> femme. Aussi je n'attends rien de bon de la dé*
» marche des Maréchaux »
Discours plein de discernement, empreint à la fois de grandeur et de faiblesse, et qui rap^ peUe en ^elque cfaose la tranquillité de SjUa, , sedéf ouiâaat de Ja «diotatur-e.
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58o CAMPAGNE DE l8l49