CHAPITRE XXX
Tobligeaient à révoquer les ordres relatifs à la mairche sur Par;^« Mais la lettre qui mandait cet officier général n'indiquait point d'objet: le porteur, rignorait; c^t plusieurs autres ' circonstances, donnant lieu au compte Souham de penser que Napoléon était instruit du traité particulier du duc de Rajguse , il assiemble , dans la nuit , les officiers génjqraux dépositaires du se-^ cret , et ils résolvent d'une voix unanime , d'e^é*) cuter sur-le^cbamp le traité, de se rendre à Versailles ^ sans attendre d'instructions ultéifieures du. Maréchal , et de prendre les précaiîitions, nécessaires pour protéger le * mpuvei^ent. Ladivision Ricard fut: relevée de sa position etr chargée de garder Essonne militairement diii côté de FoutâinebJ^ea^q. Oi^ plaça des postes sur la grande route ayec consigne d arrêter et de conduire au général Souham ,.les ordonnances et les officiers porteurs de dépêches du quartier Impérial. Les ordres de mouvement furelit adressés directement aux corps^des généraux Cbastel et Lucotte qu'on n'avertit point.
Enfin le 5 avril, à 4 heures du matin ^ toutes Défection d» les troupes du corps djarmée levèrent leurs de°RaguM. " bivouacs et se mirent en mouvement : la cava«lerie du général BordesouUe formait tête de colonne, l'artillerie suivait jl'iûfaute rie marchait de chaque côté par sections, et la cavalerie du général Ghastel faisait l'arrière-garde. Touj: cbemi-
9âl CÀM9AeNS D« I&14,
noit éH «ileiicé 6t atec ordre » eotfinie »'it a'éfàit ^gi de surprendre rennemî. •
Les troupes orurenii en eflet , asde^ lotig^empê , qa*on le^ cùndàï^h h une àtta<{tté ^ërlea^e et prochdÎDe 5 sur le flanc droit ded AtHëd ; mais In mârcbe parallèle dea flanqueurs bavarois qui» en exécution delà convenlîon militaire, sr'interpo^ sâieut processionnelleiâtient entre le corps d'armée et la ligne ennemie , fit naître et accrut prc^esaivement les doutes des officiers et des soldats. A Fresnes, quelques officiers et une centaine d'éclaireurs polonais s*écrièrent qu'on les trompait ; qu'ils ne i^oulaient point se séparer de leurs frères d'armes , et s'enfuirent à toute bride vers Fontainebleau. Les murmures éclataient dans tous les rangs et le^ efibrts des généraux pour rétablir la confiance fîirenl inutiles. La discipline et la subordination retinrent officiers et soldats ; mais ce ne fiit pa$ sans peine ni sans péril qu'on parrint à conduire et à contenir la colonne jusqu'à Versailles.
Cependant l'Empereur ne voyant pas arriver le général Sonham, lui dépécha vers 3 heures du matin uu second officier qui revint en toute faàte annoncer que le 6* corps d'armée avait disparu. Napoléon dans son inquiétude mande le comte Belliard et lui recommande de faire couvrir sur-le-champ la route de Fontainebleau avec quelques escadrons de cavalerie. L'aide-major
^émrei qe oomprw^wt pas le mptif ^ çç^ 9r4re , aUeniJait qii'il le lui ç;^pUi|a4t , lor^quç $a douleur éclata par ççs e^cl^Mmatiou^ ; « Qyi «iurait pi^ ^^eroir^ u» pareil trait ckt M^rmpnt !... un homme »ave€ lequel j'ai parl9g4 moa pain..** que j'ai xivi »dero^curit^*... dout î'ai feit la fortuaç çt la s^réputatian !.m>) Pui^il ajouta aprè?^ uu iustaut 4« sileuçe : « VoiU le sort de$ Sauveraiws • M. le gé-» iméral Belliard 4 i?'est de faire des iugrats,.., Abî »iurement Je corps dç Marmçnt ue pait pas qù ai il le mène* W m'a à^jmé av»nt-bier CTcore des n marques trop vives d'îittacbemçot , pour <{ue je » puisse croira qu'il m'ait sciemment abandonna. >^ C'est un mal irrépai*able; montez à cbQval de » suite néanmoins pçur voir les choses par vous- -même et revenez ^u plutôt me rendre compte «des mesnres que vous aure? prises* ??
Le cemte Belliard partit à l'instant , mçiis lor§r qu'il arriva à Essoni^e , le duc de Trévisç avait déjà garni la ligne*
Aussitôt après leur arrivée a Pansi Iç princç Heureux déde la Moskow^ » l^s ducs d^ Tarent(Ç et de Vicence gociadon en'
• 1 «.i5i*«.Ji •• /^ tamée par les
communiquèrent l obj^t de leur missio» auQou- Maréchaux. vernement proyisoire , qui m leur cacha p^s être peu disposé à la favoriser* Le même soir
ils obtinrent une audience de l'empereur Alcxan*
dre. Le caractère des commissures de JVapolépn lew fftlttt de la part du Rlonarque une réçgp-
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tîon obligeante dont ils profitèrent pour exposer les dispositions de l'Empereur et les vœux de l'armée. Ces ouvertures étaient d'un grand poids; quoique déchu de sa puissance , Napoléon ne cessait point d'être redoutable et son armée commandait le respect. Refuser l'abdication conditionnelle qu'il offrait , c'était attacher les soldats à son infortuneet recommencerunelutte presque ' terminée. Ebranlé par ces considérations , le Czar résolut de prendre conseil de ses Alliés et du Gouvernement provisoire, et sans donner aux plénipotentiaires des promesses positives , il les ajourna au lendemain , en les assurant qu'il appréciait toute la valeur de leurs propositions, et qu'il était personnellement disposé à accueillir les vœux de l'armée. Ces expressions parurent aui Maréchaux d'un si heureux augure , qu'ils dépêchèrent un courrier à Fontainebleau pour . annoncer à l'Empereur la favorable ouverture de la négociation, et leur espoir de la terminer le lendemain à sa satisfaction.
Cette nouvelle qui remplit de joie le quartier impérial , n'arracha point Napoléon à sa rêverie; il fut soucieux toute la journée. Un secret pressentiment semblait l'avertir que la négociation échouerait.
Ce qui Iranspira de cette première conférence remit en question à Paris , comme dans les