CHAPITRE X
Sou^rains, sans p^ptestaûpa des nogodi^tei^irs , le Gouvernement pro^isoirç prit un arrêté portant : a Quel^s arrêts , 1^ jugQpiçns , las wt«^ » de notaire et tout autre.q^'U a^ait fallu diepniis » plusieurs années rendre au nom < du Gouvei)- )> nement alors subsistant et maintenant détruit , léseraient, jusqu'à l'arrivée .et riMSt^ilation de >; S. Af, fe rQi Louis Xf^UIu intitulés au no» 9 du Gouvernement provisoire, » j
Dans la journée du 8 avril , le GpuvQrnemepJt provisoire , complétant la mesure prise la s veille sur rintitulé dc^s jugemens et des actes authentiques^ fit, par un nouvel ayrêi^j^ connaître à tPUtens » les autorités^que tout w qui avait. ou aurait été » fait au nom ou par ordre de Napoléon Bomn parte ^ postérieurement k Ja déchéance pro- » noncée par le Séqat., était nul et. devait êtr^ » considéré comme nPn avi^au* »
D'autres arrêtés du même jour et du lendem^ain , achevèrent d'ôter à Napoléon, à la^ Régence, et à leurs agenSi tout moyeli de disposer des fonds ou autres ressources, de rétat><)u des communes,
et de faire aucun autre ; exercice de :1a puissanoi^ publique.
L'abdication pure et simple de^ l'Empereur était connue à Paris , depuis le soir du 7 avril , et dans la soirée du8 , on savait que sa condition future avait été réglée selon se^ désirs. Cette cou-
CAMPAGNE DE i8i4ï
dition devenait d ailleurs étrangère à la France. Rien ne paraissait plus s'opposer à ce que la Garde nationale prtt la cocarde blanche. Toutefois , son commandant en chef, maitre encore de différer un ou deux jours , voulut s assurer d'abord de 'la disposition des esprits.
LaGardepari- L^g adjudans-commaudans et chefs de lémons*
sienne prend ' o '
la cocarde sc réunirent dans la matinée du g avril, et vin-
blanche. , . . ,
rent faire part de leurs intentions au chef d'étatmajor, qui jusque-là s'était abstenu de prendre aucune part à la révolution; car celle qu'il avait eue au détail des affaires militaires jusqu'au 3o mars, toute faible et secondaire quelle eût été , lui avait fait éviter jusqu*à l'apparence d'un abus de confiance ou d'une infraction à ses engagement. L abdication le dégageait. Loin de con^ server aucune prévention personnelle contre les Bourbons , il avait fait sous l'Empereur, un libre élogede leurs aïeux (i).llse rendit sans hésiter à l'invitation des colonels , les félicita d'être arrivés, en conservant l'union , à l'instant où leur vœu politique pouvait être unanime, comme leurs efforts pour le maintien de la tranquillité , et alla prendre de suite les ordres et les ins-
(i) Histoire du Corps du Génie. i«o8. — Règnes de Henri IV, Louis Xlll et Louis XIV.
fi«@flèi» «lu^étlériU lïéSi^ieit qeii <tMséShr le
» la cocarde nationale et le sn'^fWtf éé #aiHeâiétfl CibifeMl!^ && ^igàii^m M chef êfêiài'Waf6¥ âé
êé rmiêûêr ¥»tà!éé. té «ft«f dfefé#=tiM^ èèpbpàit ed féU^ de txj^^i ^& Và^mêê tê^ ^è^ fëfàHpasm ééWt êfé^céltë àëlsi WâléîtfBF; èt'^ùA tà^,' efAt:} q^ii Aï, s^aM dTdilteurâ f&M i^ÈvA
éss!f»e^i6m d^ ¥ùYAt^â«]omiî/télëhib*Aë,f&a!t led' j^vs«ift»]« ,* à' Cilél^ ^tis^W fg^éÈl§^ â^hiMc^ #iét^oii <^i^«iKts âd sptèél^dî»^ Valtti^, pWStt>(i^nt ^e lé^K^ël^eià^ TeilMllIékâfe dé^ld F#ën«e',. éV M 6&iÈàéûÈ^ l9l^¥ich«ééfi^de»FM%ài» eti^âÔ^Qàttl^
(i) Voyez enlr'autres Rabelais, dans Gargantua ; liv. i**', en. X. ' Ak ^e qu'est si^Wtfvê^ pay les' càUléiirsr étàHt éfdUV.
6lO CAMPAGNE DE l8l49
Cet incident fut le seul ; on vit le jour même les gardes nationaux sortir de tous côtés avec la cocarde blanche ; et si l'on aperçut encore quelques cocardes tricolores , elles disparurent bientôt sans contrainte. Ce rare accord entre des soldats*citoyens fut un grand sujet d'étonnement pour les étrangers.
ii)aication Enfin le 1 1 avril , le traité qui réglait la condition Napoléon, futurc de Napoléou et de sa famille ayant été signé, le duc de Tarente et les autres commissaires I0 lui apportèrent pour être ratifié. L'Empereur en entendit la lecture sans sourciller j et dicta alors au duc de Bassan'o son abdication en ces termes :
« Les Puissances alliées ayant proclamé que )> l'empereur Napoléon était le seul obstacle au » rétablissement de la paix en Europe , l'empe- » vexxr Napoléon^ fidèle à son serment, déclare » qu'il ren on ce pour lui et ses héritiers aux trônes » de France et d'Italie , parce qu'il n'est aucun p sacrifice personnel , même celui de la vie , qu'il » ne soit prêt de faire à l'intérêt de la France. » . .
Après avoir signé cet acte , Napoléon parût soulagé d'un lourd fardeau, et s'entretint familièrement, en simple citoyen, avec les officiers généraux de sa Cour des suites de la révolution, comme si elle lui avait été étrangère : ce Maintenant que tout est terminé , dit-il , puis- » que je ne puis rester, ce qui vous convient le » mieux c'est la famille des Bourbons; car elle
)) rattîrâa tous les p&nis. Le Roi'reôeVrtf Iftï'i-àftbë » telle.qa'oii vôndrâ-'lôlui dooàér; màîS^^e'^hé » pouvais la garder autre (|U*eHe était qàsitfà je » l'ai prisé.'Ii a de Tes^prit et des moyens ;'ir est j) âgé et: souffrant; il ne voudt^a pas, je {iense , » attacher son nom à un mauvais règne. S4t fait » bien, il se mîettradans moûlit, ëii en changeant »..selilement les draps , cfat* il est bon. Si s^ femille o est sage , Vous serez heui^i^x ;, mais il faut cpi^bn » traite bien^ Tannée; quonlùfe l'enenne pas sur » le passé V autrement son règne ne serait pas 9 de^ durée ;« qu'on se garde 'stit^out de toucher » aux bipns nationaux^ c'est la trame sur là- «> quelle repose le tissli : coupez-en un fil , adieii » l'ouvrage.
«•Lé-Rôiaiira^ beaucoup 'à faire avec le fau- ^ » bourg Saint'-Germain. SMl veut k*égner long>- » temps , il faut qu'il le tienne dans un état » de; blocus : il est vrar qîi^alors il- n'en sera pas » plusraimé que moi; car é'est une colonie ah- D glaise au milieu de la France, qui veut rappofr- » ter tout à elte*; et s'iiiqaièfe fort j)eu du repos » et du bonheur de' la patrie, pourvu qu'elle «jouisse des privilèges, des ^honneurs et de la » fortune ,* pour lesquels seule , à ce qu'elle préy> tend, elle a été créée et mise au monde.
» Si j'étais de Louis XVIII , je ne conserverais 3» pas ma garde : il n'y a que* moi qui puisse la 7} mener, et puis je lai trop bi^n traitée pour
$|3| CABWPA^W/ OU. l8l4 ,
$.q{i^'e|l^i9e 99^ :6(^^rre pa(fr soii afiectixui; je >9 Ja^tiç^^ieraJA^eb âWQl^i^ de boBiies)rel»ûles ;4:afi^ ^ip^m Qfl9it}t^fr9> Q^ . mIcUi» e;! de FaraDcer ^mi^nt d^ns, la, Ijijgi)^ è. cei» qui voudraient en^ » qove seffviç. Je^me formerais entoitet une autre Ji.gard^ tirée, d^, V%iméfi* »
U s^ pFQiiiQU^îti 1 wteineut en uensht: ce dis^çPiUtrSr; tQut^ài^cQup ili ss^^ê^ , et cegarduH fixe* ipfiuX les oflQK^i0r.$i géii^ai«% <fai foromeat cevele autour, de l^î , il ajfOi«((£^ : a Memèuisi^ dàs.^e S) j^ DQ restç^.pJin^s aiTQci YQw^^efc que youfr avres&un u aM^re GQUvevoam^l ^ i^. lautvvous jr attacher %^aDQh émeut et 1^. servir: auasi bien, que iKms ]».Q3t('aye9 servi» Jto; vou^ 3/^ eug^e^et yausi For- » donne même; ainsi , ceux qui désirefltt aller k 3i,Pari^ avaujt queje paapt^-, SjGint libres dejs'y ren- », dre ; c^ux^ qui ve^le^ iresten fexKmft faieui dleoH 31 ¥oyer leun adbésMW. »; Adhésion de Gooforinémqnt 4< CjÇtte ifoi^ijiaiM^xii, le:piâci€e) de méf aa'îfactw Ncuchâtel crufc dfiYfHVv^ plu9) dîffî^ifeità enip^jwr J^atS^lîi!™* lladbésioBfd^ Ifarmé^^au^a^tes duGQuwraûemanft ' provisoire, a. Vskvm4^^^^^ff\Ùe\lfij90j^ obéissaiSbev )^.éqrjvit-il., nia pas^djéUbére ; elletamanifeâté sent A. adhésion qjU|^ud>aou^4e^^irleJiiî; a pei!iaik. f|i*^ ». dèle à.soa.s^r^e^jti9, eU|^ seiraifidèie auf Pniitcec » que la JNatfpnXraoçai^erappeUe au.trâtae.detaeac », ancêtres». »
Diè^Jors Napolé^n^ne^ s,'ooQupli plUs/Ogaerdesoni d^paji?t;. toutefç|iftiîl fottf.eiiisore^retaixlé^ jusqu'au