‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 2)Chapitre 78 sur 107 · CHAPITRE XXX. 6o · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXX. 6o

cette défection , ou piqués de n'avoir pas été mis dans le secret , l'alarme se répandit dans toute la masse avec la rapidité de l'éclair , et des transports de rage éclatèrent à Tinstant. Des officiers brisent leurs épées et s'arrachent les épaule tteâ ; des soldats jettent leurs armes , d'autres jurent de mourir plutôt que de les rendre. Les cris et la confusion des rangs ajoutent au désordre : les généraux accourent; ils essaient de dissiper ces vaines terreurs ; des voix les accusent d'être les auteurs du mal imaginaire. Cent coups de fusil partent contre eux , et ils échappent avec peiné.' Les corps sans guides , sourds à la voix des officiers supérieurs , se débandent , se dispersent , errent par pelotons dans la ville et dans le parc ; le plus grand nombre se réunit enfin près de la pièce des Suisses; on parle de retourner à Fontainebleau. L'autorité d'un chef, d'un sous-officier, une harangue , un cri peut-être eût entraîné la masse incertaine et flottante. * Ce premier mobile ne se trouva point. Des officiers supérieurs , investis de la confiance des soldats , envoyés par le Maréchal, les désabusèrent, les calmèrent , leur remirent Tesprit, rétablirent les cadres , les conduisirent à Mantes, d'où ils furent distribués dans leurs cantonnemens.

À Paris V le prince de la Moskowa et les ducs Négocîatioui de Tarante et de Yicénce reprirent auprès des rabdicaUon

absoine de |^ouvqraiiiiiS , le^rs négQciatiiQQ^ sw h ibftse 4^9

rlapoleon. '^ ^

rabdiç^tion absolue. ]I$ p'étaieiitt p)|i$ l^s ,{)lqqi-^ pQteptiaires 4e l'Emp^rewr déchu , mai^ 4u.po^ Y^ausoi^veraJQd'ynis. principauté qy'il s!f^i^$*aH d^ dé^igpei*. Napoléott avait cboiiP VU«. d'Ëlbe ; cette île que $eé miues de fer rendaient plus &meu$e d#in$ le$ aiHiaie^ d^ riaduitn^ que daci^ celles de la politique , offî^ait uu territoireboiroé , loais igôlé à la fois , et voisîp de l'Europe , protégé p^r «Ja mer et les farter eisses de Poçto-F^fiîrajo çt PortOrLongope , do^t lui-même avait, dau$ up autre but , augmeuté les fortificatioas.

Elle lui fut a<;çordée;. souà les rapports po-; litiques , c'était à ses yeux le point capital « et le reste de la négociation ne roula .plus que sur des; questions d'intérêt pri^é; mais .c^ iu(ér^t d^^veuait principal, si ce n'est pour lui, <Ju xAoius pour lie Roi deiRome, l'Impératrice, et les membres de sa nombreuse famille. Le nombre et les différences de ces stipul^iona p^rûcuiières , prolongea jusquWii a.vciMa si-? gnature du, traité secret qui terminait/ces arran? gemens, et accomplissait les conditions sous lesquelles il avait consenti à son aMii^atîon. ab* solue. ^

Actes du Mais dès le 7 avril , à Paris. comme ii Fontaine-' provisoire.' bleaii.>. cettc abdication tut consmerçe comme définitive et sans.rQtour , et du consentement dea

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