CHAPITRE XXXI
et utïe autre ^e pareille force à Lessines , sous le lieutenant-général Walmoden.
Le comte Maison, peu intimidé par ces? dispositions , se préparait néanmoins à rentrer en Belgique , oà un grand nombre de citoyens, excédés des mauvais traitemens et des prétentions des Alliés , l'appelaient à grands cris et lui promettaient secours et assistance ; mais avant de commencer line nouvelle expédition , il voulut ravitailler Maubeuge» et alla dans cette vue coucher le 4 ^vril à Orchies, d'où il prit le lendemain le chemiiA' de Valenciénhes.
A son arrivée sous les murs de cette place , il >,
apprit les; ch'angemens survenus dans le.Gouvernement , et ces nquvelles le déterminèrent à retourner à Lille. Après avoir laissé la brigade Penne à Valenciennes , il revint par Bouchain et Douai , où il laissa aussi quelques bataillons de renfort , et rentra à Lille le 6 avril.
Le 7 , les généraux en chef conclurent un Conclusion
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armistice indenni , et arrêtèrent là ligne de de- et adhésion de marcation de territoire que devaient occuper les deux armées.
Mais pendant que le comte Maison s'occupait des conditions de la suspension d'armes , la malveillance s'agitait sourdement pour porter les. soldats à la licence et au désordre ; les événemens extraordinaires qui venaient de changer la face de la France, non encore officiellement an- 2. 4o
^6 CAMPAGNE p^ 1814,
nqncés aux ti^o^pes ^ l'çyr avaient été (^xamuniqués , et servaient de pr4t:exte à. la 4é$Qrtiçin qui commç^ça -à se m^f^ter. Cpqvaincu qu'en tqut état de chose , m^is surtout dans les crisies politiques , \i<iç nation g^ue toujourç à coi^servçr \x%e, hpu^e, ^rni^e , le comte Maison adressa à ses soldats tu^e proclamation Ji^rilIa^tiQ d'honneur et dfi lajau|é, Qjù 9 aprè^ ai^çiir.&it un appel à leur patripdsipie , il leur 9n;»onçaîl[ lu nouvelle pjpsitiQu d^ 1^ France , et,.les déclamt dégagés de leurç serqiens p^ir T^bdicaUoiik de If se poléon. Cette adresse fut suivie de l'acte d adhé* sion qu'on envoya à Pavis l? jour si^ivaut , re- ,v£tudela ^n^tuire de tous, les officriexa ^éwvwkx et des çhie(8i àa^ ço^ffps»
insiirrection Par- uu malh$iu* trop ordÎQ^ir^ dans le^ réuro-r
des troupes à . t ^ • • • t
LiUe. lintiQnSt , le G<î^uvenptemeipLt^ provisoire venait de
perniç4tre ài toutes l^s dernières levées de, rentrer dans leurs foyers y s^ns dét<?rminer en m^qg^e temps le inode légal d'exécution de cette $s* pèce de* HçeBciemeiit, Le désordre Cut alors è^ son comble ; la désertion net cQunut plus de bornes ; dies individus du pays , poussés par le génie du uial, proi^^i'Çnt de refférvescence momentanée des esprits pour les porter au flxts hajut degré d'exaltation» a^ de !|es faire servir ensuite d'instrumens a leurs projets subversifs. Lé général sept^nt la nécessité de mettre un termi^ à tous cçs ^x:fiè^ y e( néaii^niAi]?^ voulant paraître
encore excuser nu preoiii^r, mouy^me^t 4' fit placarder sur toQS les murs i|ne;.Q|;,hortalîoii paiera nelle aux soldats; mais.l^ ri^méûr coQÛouwti^ Tautorite des officiers ^ia^t^ tiiépri^ée oa:i:Aécûnf ni^e , et de coupables excès ayaat. éU ;Q0mfaLiâ , il jugea urgent dedéplpyj^r* cj^ ^.^éWJpitéri«la^ltà à cheval , mit les troupes sc^u^^rle^^anmâsjét lex» reprocha leur conduite : -^^ i . '.. ^
<c Soldats , Jeur dit-il , j'ai ckerché iicvoiu9rtamet » ner à vos devoirs ; aujourd'hui le tiimps,4cf Tin-* » dulgence est passé. . ; -lArr.- m .; ./:
)> J'ordonnec[ueles{»èces4ô>}^:pitadeU€[ soient }^^ bi^aquées sur: la pQrte de )fi 6iiit$^;;i|i^e d'autres » soient placées .à celle de Paris; que Je ^fort » S^;«-Sauyfur f^i g^rdé par d^ soldats. fidèles à 0» L'honnjeur ; que les pièces qui , le défendent » soient tournées sut* la i*Qut^ de P^ris ; que les 3> canooniers soient à leurs^ postes ; que les postes » de$ portes soient renfori:^és , et quon&sse (eu » sur toot attroupement de soldats mtitinés. »
Ces menaces ramenèrent le calme peurà-peu; les têtes se refroidirent, et les solda ts\ convaincus que leur général n'exprimait pas d'autres sentimens que ceux de la nation , revinrent d'euxmêmes à lobéissance. Bientôt même ils quittèrent sans murmure , quoiqu avec regret , la cocarde
tricolore , et donnèrent par cet acte une preuve
de leur respect pour les volontés du Gouver-
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dawÇfriîièM Tandis" que ces ckosës se passaient sur les fronde Gênés, tièresde là Belgique , en Italie, la deuxième division de retpëdiliéïi anglo-sicilienne ayant pris terré à Lerici, dans la rivière de Gênes, lord BentincL 9 en même temps qu'il poussait le siège du fort Sâintê-Marie',' se mit en marche sur Gênés le long de -la 'CÔte ;'iïàais il fut bientôt arrête à Sestri-di-Levante , où le général Rouyer-St.* Victor, aree environ s^Soo iiommes provenant des postes évacues et de quelques renforts tirés de Gênes, avait pris position dès le 38 mars.
Le ibrt dé- Salinte-Marie ayant succombé le 1^^ avril aprèstin 4)ombardement de quatre jours, lord deolinck , maître du golfe de la Spezisia et de la vallée de la Magra par laquelle il pouvait être renforcé des Napolitains , et prévenu qu'une division de l'armée de sir Clinton devait arriver incessamment d'Espagne où elle n'était plus nécessaire , crut pouvoir attaquer le 7 les Français en avant de Chiavari. Le combat fut opi* niâtre , et les conscrits de la réserve , à peine réunis depuis six semaines et mal 'armés , se comportèrent avec tout l'aplomb de vieux soldats ; mais Le général français, continuellement inquiété par le mouvement des embarcations ennemies sur la côte , et par les insurrections sur ses derrières dans la vallée de Fontana-Buona,se décida à se retirer en arrière de Rapallo , où il fut relevé par le général Pégot , officier plein d'activité ,