‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 2)Chapitre 85 sur 107 · CHAPITRE XXXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXI

plus capable de conduire celte guerre de chicane qfueson prédécesseur, dont l'âgaet les lopg9 services avaient u^é Ts^ri^ur. Cf luiroi pç^ta sa petite troupe dans I9. uuit du, lO aut i-^,à Moniefaccio^ s'y maintint toute Ia.joiM?qée,di;i 12 cqntre les . attaques du général Montrésors ^ et se. retira pendant la nuit derrière la Sturla , sur les .hauteurs d'Albaro. . ,,;....;.

Cependant Tamiral Pelçw étapt vequ; mouillpr ^**"^* ^« près de Nervi avec 9 vaisseaux de ligpe, , .7. frégates et une. douzaine dé bl^timens légers, le trouble et la consternation se répandirenr dans Gènes où des émissaires anglais, soufflaient le feu de rinsurrection depuis trois mois* Le général Frezia presque sans moyens matériels de défense, et n'exerçant plus qu'une* pjiissançe m0r£(le sans ressorts sur des citoyens- leurrés de l'espoir de recouvrer bientôt leur < îpdépepdânce , prît les mesures de sûreté que l'état fâcheux des a^$iir?6^ commandait , et arrêta oq .même temps le di^^ positif de défense. Les troupes qui n'éts^e)^ pas indispensablement nécessaires à la garde de ia se- ^ conde enceinte et des batteries de ta c^te jusqu'à l'embouchure de la Polcevera,, entrèrent en ligne derrière la Sturla , qui fut bordée de cette manière d'environ 3 mille hommes 1 à partie da<fort Richelieu jusqu'à la mer près d'Albaro , garnisons de ce fort et de celui deSainte-ThècIe comprises^; le général Callier reçut ordre 4e Temy cendre

63a CAMi^AcïNie ôE t'8i4i

f)0$iti6tià SedtriMJi-'Poiietite arec toutes ses trou^ pes, fojrmant efiVirôn 6ôo hommes , afin d'en protéger la baftterie,etempécker un débarquement à Sain^îerre d'At'ënà. Il fut remplacé à Savone par quelques centaines de gardes nationaux du 1 ^ régiment de Toulon qui étaient à Porto- Mam'iÉio^ -'

Les journées du 1 3, du 1 4 et du i5,se passèrent eil tetitàtiVes inutiles' de la part des Anglais pour rejeter lés Français dans Gènes; mais malheureusemant te génét^al Pégot fut mis hors de combat.

Enfin le 17^ V^rmée anglo-sicilienne , secondée par l'escadre de l'amiral Pelew , fit une attaque générale de la position.

La division Montrésors , soutenue de celle du général Mac Férlânê flit chargée d'attaquer la -^droite de la position , tandis que deux autres colonnes en assailliraient le centre et la gauche , et que dès embarcations feraient une fausse attaque entre iSestri et St.-Pierre d'Arena. Tous les efforts des ètoemis , aidés d'une vive canonnade de plusieui^^^bâtimens de Fescadre , ne purent venir à bout de chàssei^ les Français d'Albaro ; mais le 3^ tégiment italien parvint à les déloger de la hatïteùr en face du fort Sainte-Thècle , et ii'éiAéYër celui-<5i^de vive force; alors une partie de ce' régiment se porta sur les hauteurs vîs-à-vis du fort Richelieu , et l'attaqua de revers , tandis <|u'ùnë'^'coF6nhë de Calabrais et de Grecs des-

cendue du Mont^âcdô ^ prit ^ostd à mi-côte dix màâieion dur lë^ël il est établi. Su, petite pithison , hors d'état de résister k ùtiè àttal|ûë de ihre fi^ce et sur le pt^int d'élue enlevée d'ës^laiâde , ayant capitulé ^ lé général Pittt , de JiéUr de se tiomprdmetire $ repassa té ëi^àgnô en bdn oi^di^ë , el se disposa à défendk*e l'etic^éinte extérieure dû Gènes.

Gependaut qtiiôl^lieè bémbes de l'ennemi ^taiit ^/Jl^";'^^^^ tmubéês dans tetle Tllte ^ aUgthétitèrent là fer- 1^« français. ' ffîentation <{Ui y t-^gtibit déjà. L'éVéqiië êl lé maire, ^tt VU0 de préteilî^ linê inéttfc»reétiôtt géhérale , supplièrent lé géftiéf'àl FtuM de ttë pas prôlbtigêr une défeâse (jui pôtif ait râtigëf* \èé démis éù côté des attàquâti^ , ëi Kyiiëbéiôtiet là l*iiiné entière de ^ettê ville. Cet OSitier gétléi'àl ëbâsid^tit I^ faiblesse et répUiseëi43nt de ëés hlë jénë ^ pt^f enh d'ailleurs de la èéësatiijru de§ hôstiltiës datis la b^ute Italie /permit âiiK iâdgistràt^ de Cènes de solliciter près lord Bentinck UilèsttSpehsidii d'ât^me^l mais le géuérat aâ^làls imeùx InfoTiàé en- Cùre que son ftdVër^ire de là révblUtion de Paris , et en prévoyant tentes te^ suites ^ &ë Voulut pas perdre le ridbe butin ^u'il espérait trouver dans les arsenaux de là iUafine I3t de TaHillêrie de Géne^. La journée AtL leudenlëiti se passa itéanmuiUs eu tùèMCes éi en siuiùkërès d'sLtta^es; enfin le âô,* k eapitulàtio^ lut êoâdue, et lu garfrisdH ^ ietlè d'èUvirôU 4iO06 botUmés ,

63i2 CAMPAGNE DE l8l49

sortit de la placé le 21 avec les honneurs de la guerre et 6 pièces d'artillerie seulement , pour*se rendre par SaTone à Acqui.

Konveau plan Pendant qu'uue division d'environ 5 mille cons-

d' opérations • -.. • •••-■«•iii* ii-i'

des Ausiro- crits disputait ainsi pied-a-^pied le littoral de la

li^apolitains. ••> i/^a ^i> ' i ••!• i

nviere de Gènes a 1 armée anglo-sicilienne , le roi de Naples et le maréchal de Bellegarde semblaient ne vouloir faire aucun pas en avant , et seraient probablement restés sur les bords du Pô , jusqu'à la signification de l'armistice de Paris , si l'arrivée du général russe Balaschew, dépéché au premier par l'empereur Alexandre , n'avait amené un rapprochement. Dans une conférence qu'il provoqua à Rovere.le 7 avril, il fut convenu entre le maréchal autrichien et Joachim, quelle corps anglo- sicilien évacuerait la Toscane, peDdant que l'armée napolitaine passerait le Taro , s'emparerait de Plaisance et chercherait à franchir le Pô , pour chasser les Français de la Lombardie.

Malgré cette nouvelle convention, Joachim craignant toujours de se compromettre vis-à-vis l'Empereur des Français, ne se mit en mouvement que le i3 avril, quand lord Bentinck touchait aux portes de Gênes.

Cependant le prince Eugène, instruit par le duc de Castiglione et la comte Marchand , des revers que les armées françaises avaient éprouvés dans la France cisalpine , et de la révolu-

Page 1