‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 2)Chapitre 87 sur 107 · CHAPITRE XXXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXI

ghetto avec i4 bataillons; ses troupes repoussées avec viguear^earent un moment d'hésitation dont le général français profila pour faire charger Içs Autrichiens. Ils furent enfoncés , rejetés sur lé pont de la Nura , et poursuivis avec témérité par un bataillon français ramené ensuite sous Borghetto ^ où le combat continua jusqu'à la nuit. Alors seulement le général Maucune se replia sur ^ San-Lazaro et Radanico , où il laissa son arrièregarde , et retconduisit le reste de son corps sous le canon de Plaisance. Le i6, ces deux postes ayant été enlevés, l'armée austro- napolitaine prit position , la droite à Tanse du Pô , à droite de Groppo , et la gauche à Galiano.

Tel était l'état des choses en Italie , quand ArmUticeet

, * adhésion de

le prince Eugène eut avis de l'occupation de rarm^e. Paris par les troupes alliées, de l'abdication de son père et de la suspension d armes conclue entre le Gouvernement provisoire et les Puissances belligérantes. La tâche de l'armée fi^ançaise en Italie étant achevée , le Prince nomma des . commissaires pour traiter avec ceux du maréchal de Bellegarde, de Tévacuation du territoire italien. Les généraux Dode , Zucchi et Neipperg signèrent le i6 avril une convention en vertu de laquelle les places de Venise , Ozoppo et Legnago devaient être remises aux Autrichiens, les troupes françaises repasser les Alpes, et l'armée italienne gatder les positions et le5 forteresses qu'elle occupait.

L'armée fiit alors informée des grands événemens qui venaient de changer la flaee de la France. Les ordres du Gouvernement provisoire luifurent signifiés ; elle était rappelée par la Patrie inondée d'étrangers ; accablée de tristesse , elle voila ses aigles encore radieuses , en signe d'obéissance.

Mais avant de se mettre en marche pour rentrer en France , elle fut témoin de l'agonie et des derniers soupirs du royaume d'Italie déchiré par quelques ambitieux, et ce ne fiit que dans les premiers jours de mai qu'elle rentra en France sur quatre colonnes. Aucun murmure ne lui échappa durant ce voyage; sensible seulement au sort d'un peuple qui avait partagé avec tant de dévouement sa mauvaise fortune , et prête à Je quitter pour jamais , elle jeta du sommet des Alpes un regard douloureux sur cette terre dont l'indépendance n'avait pu être cimentée par les brillans faits d'armes et par le sang d'une génération entière de braves. •

Opération. ^^^ suitc dc la bataille qui avait décidé du sort L^on'*'^"^^^ '^'^ ^^ Lyon , le corps du Rhône se trouvait , comme nous l'avons dit au chapitre XXII , refoulé der-rière l'Isère , eptre Valence et Montmeillan ; le comte Marchand qui formait la droite de cette , nouvelle ligue , jugeant avec raison que le prince

Philippe de Hesse-Hombourg tout en poursuivant le duc de Gastiglione, dirigerait des forces cou* sidérables sur Grenoble , fit occuper en force la grande Chartreuse et plaça le colonel Cubières

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