‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 2)Chapitre 88 sur 107 · CHAPITRE XXXI. ÔS-j · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXI. ÔS-j

à Yoiron, arec deux bataillons* du 16® léger ; p^iift ayant remarqué qu'à 3 kilomètres de Gi^eïi0ble , la grande route est resserrée par l'Isère et un rucher inabordable , il fit fortifier ce défilé f 01 ordonna la construction d'une batterie de vingt pièces sur k rive gauche de la rivière , en sorte qu'il devint entièrement maître de la route. •

Le colonel Cxibières , contre lequel les Autri- combat de chiens venaient d'envoyer de la Tour-du-Pin **""**"' une colonne de 2,5oo hommes , sortit à^ leur rencontre , et engagea à un myriamètre au-dessus de Voiron, un combat assez vif; qai la'eut aucun résultat ; cependant le comte Mai*chan:d[ trouvant sa position hasardée , lui ordonna de s^ replier sur Voreppe , à rembranchement des deux routes qui vont de Grenoble à Lyon. > ;

Pendant ce temps-là le Maréchal faisait sauter le pont de Romans et brûlait celui de la roote de Marseille à Lyon.

Le poste de Voreppe fut attaqué le 3 avril par vore^c"^ ^* la division WimpfFen , et après un combat de quelques heures, le colonel Cubièrés se retira prudemment sur le poste retranche dont nous venons de parler plus haut.

D'un autre coté , le comte de Bubna avait réuni toutes ses forces pour chasser le général Dessaix du poste de la Ghavanne. Mais la destruction du pont rendant l'attaque de front près* qu'impossible , les Autrichiens remontèrent la rivière jusqu'à Gonflans, au confluent de l'Arc et

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4a^'Isèrè, eH les traversèrent sur des radeaux. JIa»!^ oomte Dessdix , après une courte résistatice , se retira dans la Maurienne avec deux bataillons , ap^ès avoir envoyé le reste des troupes sous le |;éiiëral Serrant , prendre poste à Pontcharra eu fac^du fort Barraux.

La position du général Marchand devint d'autant plus difficile que le gros de Tarmée autri- .chienne arrêté par la rupture des ponts de llsère, s'etiendit par sa gauche vers Grenoble , sans que Je duc de Castiglione fit remonter cette rivière à plusr de deux bataillons poulr soutenir son lieulejSdnf. Gàlui-ci convaincu cependant de la force 4e sa position > se prépara donc à recevoir l'ennemi; mais la veille de l'attaque, fixée au 1 2 avril , le général Marchand reçut par un parlemenUiire du prince Emile de Hesse*Darmstadt,la demande d'une entrevue qui lui fut accordée.» et dans laquelle il apprit. la révolution qui avait suivi la , . . prise de Paris, Dès-lors on convint que chaque

Armistice '-•,,, . . , * *

et adhésion de parti garderait ses positions respectives.

l'armée. r o r r

Cependant le duc de Castiglione ayant r^ecu de son côté du Gouvernement provisoire la notification de la déchéance de Napoléon, se hâta de conclure un armistice avec le prince dd Hesse- Hombourg. Instruit quelques jours après de l'abdication volontaire de l'Empereur , il la regarda comme un acte de lâcheté y et son indigna^ tîon s'allumant au souvenir des calamités qu'il avait attirées sur la France , il fit éclater ses seu-

GHAPITRE XXXI. 63^

timens pairioû<|u^ par celte ^pQ^troplie h sou armée:

(( Vous ête$ déliés dç yQ$ sçrmçQs ; you^.^Aêtes V déliés par la Nalioa, ei^ qui réside 1% 9Qil^Qraîr « neté; vous l'êtes Qncor^ p^p Vah^icQÛou du» » hommç (|qi , api^s avoir immolé dé§ njiiUiQra )> dd victimes à sa crueNe ambiÛQQ, Kapm âu^ i) mQurir en soldai. Jurons fidélité à Lioui^ ^YtUi^^ n et arborons la qoideur Yraia^eiit fraaçai^Q^ »

yarméo obéit « mai^ ne se oriAt ipoim la^tfv^mjm envers Napoléoo: du r^^p^ct q^(^ çomxmnâHh son infprtuu^.

Après les combatts livrés wj? l'Adour.» i« dtïic , opérations

& . • . '^ de i armée des

deDalmatie, forcé de se retirer devait un en-P7^°««*nemi supérieur en nombre , vin* campor Icr a4 mar^ devant Toulouse*

Son armée réduite , après, tant de, Çjombats et de fatigues , à 3o mille bommes de pied et i^^v^m», de 3 mille chevaux , devant lutter dans cette po^ sition contre une masse de 60 mille cowbaAtati^s^ il sentit qu'il ne pouvait rétablir un certain équilibre entre des forces aussi disproportionnées , qu'enlisant de toutes les ressources que lui offrait Tart de la fortification , et il s empressa de la faire^ retrancber.

Avâig^t de parler de ces tra/vaux , il est. à pro^ Topographie

,-, -i^ii* • ^** environ»

pos de donMr une Klee de la situation topogra- de Toaionse. pb^que^de Toulouse^ dette ville • Time des plus remai^uables. dei

64o CAMPAGNE DE 1814»

France par son antiquité , sa grandeur et sa population , est située sur la rive droite de la Garonne , au-dessus de l'embouchure du canal de Languedoc ; son enceinte , composée d'épaisses murailles , flanquées de tours est couverte à l'est et au nord par le canal, à Fouest par la Garonne ; en sorte qu'elle n'est accessible qu'au midi entre le canal et la rivière. L'oïi coÉamunique par un beau pont de pierre avec le faubourg Sainl-Cyprien , bâti dans l'anse que détermine la sinuosité de la rive gauche : ce faubourg, enveloppé d'une bonne muraille en brique , peut être considéré comme une bonne tête de pont.

A4 kilomètres environ de Toulouse , on rencontre la rivière d'ErS qui coule du sud au nord , et va mêler ses eaux à la Garonne près de Grenade ; à l'ouest de Saint-Cyprien , le .Touch qui coule assez long-temps parallèlement à la Garonne 9 dans laquelle il se jette à St.-Michel , un peu au-dessous de Toulouse.

Sur la rive droite de la Garonne ,. 4 g^^^^^s . routes partent de Toulouse et conduiseqt à Paris , à Montauban , à Alby et à Nîmes.

Sur la rive gauche , deux routes principales partent du faubourg Saint-Cyprien : l'a première se divise un peu avant d'arriver à Saint-Martin ; la branche de droite se bifurque de nouveau à Leirac , pour conduire parallèlement à la Garonne , à Grenade , et par Mondouville à Monté-

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