‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 2)Chapitre 95 sur 107 · CHAPITRE XXXI. 66l · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXI. 66l

famille des Bourbons. Le vainqueur écrase de fatigue et sentant le besoin d'accorder quelque repos à ses troupes , ne poussa que le surlendemain son avant-garde sur Avignonet, où elle fut arrêtée par quelques coups de canon que lui tira le général Berton.

Tandis que ces événemens se passaient sur les bords de la Garonne , au revers méridional des Pyrénées orientales, le duc d'Albufera , désespérant d'amener à bien les négociations entamées successivement, depuis la fin de 181 3, avec les généraux espagnols , la Régence et le roi Ferdinand , pour la rentrée des garnisons françaises , se décida à laisser partir le prince don Carlos , et à s'en rapporter à la parole du Monarque pour ; l'exécution de cette clause du traité. Prévoyant ensuite à la tournure des opérations , qu'il serait bientôt forcé de repasser les Pyrénées , il donnait tous ses soins à l'appovisionnement , à l'armement et à la mise en état de toutes les places fortes de cette frontière , lorsqu'une dépêche du duc de Dalmaltie lui annonça que les Alliés avaient passé la Garonne au-dessous de Toulouse, et se disposaient à lui livrer bataille. Convaincu

signes et les couleurs royalistes qui se montraient à son entrée dans

cette ville.

(Voyez De Pradt, p. 66 , à la note; et Beauchmmp >

liy. XX, tom. II| pé 468. )

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alors qu'il ne pouvait pester plus leag*' temps 9im9 FÎsqiiea en Espagne , il mit , oonfopmëEaent 911^ ordres du Ministre , 4es garnisons dans Figijiçr^S 9 Perpignan et toutei^ les autres places , #t se UêkUk de repasser les Pyrénées pour se diriger en trois colonnes sur Narbqpne , avec j3970P eoinbattans , restes d'une armée qui en comptait encore au i^ jai^vier plus de 36 mille.

Quelques militaires français se sont étonnés que le dufî d'Albufera n'ait pas quitté plutôt le Jliampourdau ; d'autres ont prétendu que le retard de sa jonction occasionna la perte de la bataille de Toulouse. Il est facile néanmoins de juger que réyacuation totale de l'Espagne, ne dépendait point de la volonté de ce Maréchal qui , gémissant d'y voir son armée se fondre en détachemens au-delà des monts et en garnisons en-deçà , sollicita vainement l'Empereur de l'en retirer , et n'obtint la permission d'en sortir qu'à Textrémité. Quant à l'assertion hasardée des derniers , la relatipn de la bataille nous a prouvé que sa perte ne provint pas du manque de troupes ; on ne saurait pourtant se dissimuler que la victoire n'eiiit influé d'une manière sensible sur les conditions de la paix.

Cependant l'officier expédié par le Gouvernement provisoire aux ducs de Dalmatie et d'Albujfera , arriva à Toulouse le lendemain de son évacuation par l'armée française. Les dépêches dont

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îl éjbait porteur étaîpnjt trop agréables à lord WelliDgix>n , pour qu'i} nie $'çinpre$$ât pas de faciliter sa mission. En fiSéf, , il 1|8 fit ^comp^gner par le colonel G-Ordpn 30P pr«l»ier 9id^-de-caf|;^p. Aîni?^ escorte , cet ofllpi^r ^ prései^ta ^ux a7ap|;-pos);,e^ le i3, et fiit fiQuânit m qu^rtiisr-génér^l dp Worouze , entre YiUefranche et Castelnau^ari•^

Le dï^c de Dalmatip con^roq^a ^iij^ssitôlt ijijl conseil de giDisrre où i^ssist/è^ent ^ ^rpi^ljputenans, son chef d'ét^t-misijor fs); to^^ lp$ gién^r^ux jdiyisionnaires , et ^nm Uf^tprp de^ dj^pêçhe^ dq. Commissaire f^n départeqient de la guerre 9 ejt (jles dÎFers Moniteur^ cpii y é^jienjt jp^it/s. f pute? ces pièces, bien ,qu'pffîcie][Ji^ , fie se trouyant appuyées d'aucun avis du Prince Maipr-fiénéral , n^'clairè«m ç^ ,nm,mmm J# région L membfes du Coxtml , qjii dppicfe A i'^^^^J^}^é qu'en attendanit co^ifinn^^tion /(^ qes éyenen)ifen? ^ on proposeraiit iw armi^^ic^ pur e|; siu^e ^ |of*d W^lington; mais ce}ui-/ci, pj^qué pe^t-etre ^p cette sage pr^c^utioft^ wfos? 4>ciqî?i^isc^r ,4 ft^ demaïade.

De son .côté , le ^c d'A))?uf<^^ Tj^ponni^ ^ d'à* près Fayis d'un semblable Gf>n^ 9 l'^^ut^ient^c^iljé des commnnlcaûons faiiiçç pjuf l'inter^^'^W^ des mêmes officiers , /et i^reçpa f^a ^qjffn^fi^iftn au Gouvernement provisoM'^ dè^ Ifi 1.4 > iU)utefoi]^ ne voulant point séf»F/^P §on flir^aéfi 4fi c^ de son coUlègue em f^^é^e^c» 4^ yeimpix^ % jà

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resta comme lui en état d'hostilités jusqu'au 19, que ce dernier ayant enfin reçu du prince de Neuchâtel l'avis qu'il attendait avec la plus vive impatience, adressa l'adhésion de l'année au rappel de Louis XYIU , et conclut un armistice commun au corps du duc d'Âlbufera et au sien , avec lord Wellington.

Quelques jours après , le duc d'AngouIéme quittant le quartier-général anglais , vint passer en revue l'armée des Pyrénées, qui prit pour cette cérémonie la cocarde blanche. 11 en fut reçu avec respect; mais sa tenue, son air martial et sévère , purent le convaincre qu'elle ne déposait les armes que pour se conformer au vœu de la Patrie.

Enfin , le comte Decaen , général en chef du corps de la Gironde , réunissait avec des peines infinies, aux 6 mille hommes détachés de celui du Rhône , environ 3 mille conscrits des divers dépôts stationnés dans les trois divisions territoriales de son commandement , pour se porter sur Blaye et Libourne que les Anglais venaient d'évacuer , lorsqu'il apprit le 11 à Périgueux la révolution opérée dans le Gouvernement. Son éloîgnement de ses généraux de division ne lui permettant pas de les consultei', il se borna à leur en transmettre l'avis , envoya de suite son adhésion au Gouvernement provisoire , et se hâta de conclure un armistice avec lord j

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