‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 3)Chapitre 100 sur 109 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

Par Fart. 4® > l'Empereur des Français recoaâaissait formellement la reconstruction suivante des pajs limitrophes de la France , savoii' : l'AlIemagae composée d'Etats indépendans , unis par ualien fédératif ; l'Italie divisée eu Etats indé^ pendant, placés entre les possessions autrichien-» nés dans cette contrée et la France ; la Hollande , sous la souveraineté de la maison d'Orange avec un accroissement de territoire ; IsL Suisse , Etatlibre et indépendant y sous la garantie de toutes les anciennes. Puissances , là France y comprise ; l'Espagne , sous la domination de Ferdinand YII dans ses anciennes limites.

II reconnaissait de plus aux Puissances alliées le droit de déterminer » d'après les traités existans entre ces. Puissances , les limites et rapports tant des pays cédés par la France que de leurs Etats entre eux, jsans qu'elle put aucunement y inter-» venir.

Par Tart. 5^ , l'Angleterre consentait à restituer à la France , à l'exception des îles nommées les Saintes et ^e Tabago^^ toutes les <;onquétes faites par elle sur la' France pendant la guerre ; et les Alliés s'engageaient à employer leurs bons offices pour décider la Suède et le Portugal à lui rendre la Guadeloupe et Gayenne.

L'Angleterre devait aussi par le même article restituer à la France tous les étabiissemens et factoreries conquises à l'est du çap de Bonne-Espér

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rance , à rexcaption éM îles de St-Maurlce, de Bourbon et de leurs 4l0pendan€e8 , sous les cou^ ditions dç n y cbnairutre aucune fortificalion t tt dç n'y entretenir ni garnisons ni forces mi^ litairea quelconqucis , autdelà du nécessaire pour naamtanir la police dans lesdils élahlissemens ; ^ËA, 6)f prohiher rio^orta lion des esclaves^ l^'Aoglelerre à son tour devait posséder l'île de Malt^ en toute propriété* : . JL'art» 6^ stipulait que l!£mpereur des Fran^ ç^Uk remettrait ^ansi6iÉÔt après la ratification du Vtsiiié^ les forteresses des pays cédés et toute» celles encore occupéea par ses troàpes' en Alle^ Cligne aans exception , et nominmneot la place di9 Mbyeùcè; dans & jours , celles de Luxem- ]M9urg 9 Amters j Bttt^ àfvZopm , Mantone , Palma- !^.aTa,;¥iMisé et Ij^escliiera; dans ïo jours ,. celles jde VlQdpr ât de TËibe, et dans ï5; toutes les autres. Ces places devaient être remises dans réb^. âù eiUs se trouvaient avec leiir artillerie i. ImnusdtUMis., etc., et les garnisons fran* çfU^^n'e» ^devaient sortir qu~avee armes et Imi« ^[Slgc^ et. kturs propriétés particulières.

L'C4fnper6nr àuss Français devait également re- ^leAtrq, d^is l'espacé de 4 jours, aux armées alliées les places de Besançon j B^H et £lu^ niHgiée/j^ a titre de dépôt, jusqu'à ratificaticm de la. pais: définitive.

Le^art. i", 7® , 8*^ et 9^ contenaient les dis-

^ôsitioBS relatives à la pair, à là dessatipn dés hostilités , à la ligne de démarcation à éta-« blir entre les aimxées , à la ratification dà traité prélimiisâire et à la signature d'on ti:aité défi** kiitif.

Le due de Vicence observa d'abopd que le pt*or4 jet assimilait le titre de Bot d'Italie à celui -dé Protecteur et de Médiateur ; qoe le premier n'éi tait point un titre de^upréiAatie ^ maia dt» souve*» raineté ; que la renonciation de la^ France à tontea ses conquêtes n'entraânaît'i3t41eai€»t la rt8noti«^ ciationà la couronne d^ÀaMe;iiiâÂs<mluirëpim« dit que s'il fallait deux articles pour espriâiQr plus ciairement eette rendnciatio» s onlef rédigerait.

Il demanda ensuite ^ - l'on êofténdail ^ dàiiS' leé lsirrang^«ien« projetée pd(iu<l^A}lemiâgne , r^estituer au mi de Saxe «es Etat^i ; si le roi dé Westphalie^ reconnu par toutes lès'Puisisànced du Continent^ recouvrerait «en royaume im obtiend^it* êé€ indeminités , enfin «i les éto\^ An. prine^ Efug^Éte ; comme héiiliér du royaume d'Italie y seraient recoi»mi« dans ie cas t)à Napoléon renoncerait à la coiYron>ne de ce royaume ; à q^i l'oc^ répondit en citant l'art^ 4^ 9 portant que Fintervention dé la Franee ne sera point admise dans la dîspo^^ôâ -des pays auxquels elle- aura renoncé^

Une discussion fort longue n'ayani: pas amen^ d'autres exp{icalâoits , leduc de Ticence'demàndâ

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alors qu'on lui laissât quelques joul*s pour exa^ miner ce projet , ce qui lui fut accordé* Le proja L^ Ministre en adressa *copie à FEmpereur , lê î^etépàr K*î suppliant de lui dûs:iner les bases du coritre-projet poiéon. q^'ji gç proposait de produire le plutôt possible , et lui fit' pressentir que ^ pour parvenir à l'œuvre delà paÎK /il devait consentir a la cession de la Hol-^ lande, de la Belgique y du Piém'ont; de Majence et d'une partie du Mùnt-Tonnerre , le conjurant de ne point (Confier à de nouveaux hasards les destinées d'un empire/au^el un peu de modération rendrait en peu de temps saforcte et sa splendeur.

Ce projet i^ pouvait arriva dane une circonstance moins opportune. L'Empereur après avoir tel-rassé l'armée de Silésie^' venait eft deux com* bats de refouler la gratide armée sur la rive gauche de laSetne. Il fut d'autant plus réf oH^ delà dureté desçôuditîo]lsqu'on';lui imposait , qu'ayant repris suc les Âlltéi l'ascendant de la victoire ^ il croyait déi^ider en Une seule bataille la gi^ande question dé rintégiité de l'ëtipirè dans ses frontières naturelles. Craignant donc que s6n plénipotentiaire nes'engageât dans une fausse démarche , il se hâta de lui retirer les pouvoirs illimités qu'il lui 'aVait envoyés le 8 , et le gourmanda dé ne point doiîner aux négociations une autre tournure, lui faisant ppnnaitre par-là qu'il ne souscrirait point aux sacrifices exigés de lui » tant que la guerre lui of-:

Clf ANTRE XXIV. ^ Sil

frirait quelques chances favorables. T^Iq était en effet son intentix>n qui , aa surpljas^ cessa d'être un my^tèra, lorsqu'on présence de plusieurs généraux, il ditJi l'agenJt diploinaj^^ue ^ui lui apporta le traité : C'est par trop exiger! Les Alliés ouhUent quejç^Siidsplu&pf^^sdeJiimUch^ Paris.

.ïie duc <le Yicence impatient de sortir de Ja fausse piositiqu où il se .trouvai^visrà-viâ djes pléuipoteqtiaires alliés^ ne qeasMitde soUiciter de nouvelles instructions; .mais NapoléûU ue rompit le silence que pour Jui^onnei; £Qnpai$sai3|ce dû ia lettre qu'il écrivait, à T^empereiw Fr^jpiQQU , < ^n beau -père, et l'entretenir de rbeureux eflfet qu'elle devait produire* Cette lettre, remplie de récriminations et de propositions captieuses , loin d'obtenir le ^ résultat. qu il s^'eu promettait , resserra Jies Jieos dc^ la coalition ,: eu faisant naîLrie , des soupçons .$ur;la sipcéjiîté du4esir qu il ^v^^it manifesté. d'aJ^ord de 3i§neuc* pi^Qffiptemeni; La paix» Ën^çITet, rintérét du présent, )a crajptp/d^ l'^ve- qnadîupî«*aiuir agissait sur les quatre Cpurs^F^C k mêine "*"^*' ' force ^ eUas conclurent un nouveau traité d'aU . lianes . offensive et défensive coatre la France, dont la duirée fut fixée^à 420 ans et même au-delà, sH était nécessaire. . .

Par les art. 1 et ^ , chacune des Puissances contractantes s'engage à poursuiyre. la guerre contre Napbléonavec tous ses moyens , et à ne poiut&ire de paix séparée

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L'AîQgleterre ^ aux fermes de l'art. 3, devaîl payer pour 1814 un subside de 5 millions ster^ lings , à répartir également et par douzièmes eutre les trois autres puissances. Cet article stipulait en outre qu'on réglerait ayant le 1 *' jatiTier de chaqu e année, la quotité des subsides à fournir ultérieurement.

Les art. 7 et8 portaient , que dans le cas où l'une des parties contractantes serait menacée d'une attaque de la part de la France , les autres lui fourniraient , au plus tard deux mois après qu'elles, en auraient été requises , un corps auxiliaire- de 60 mille hommes. Toutefois l'Angleterre se réservait par l'art. 8 , de fournir le contingent en troupes . étrangères à sa solde, ou de payer un subsidis à raison de %o liv. sterliogs par fantassin , et 3o par cavalier.

Tandis que les Ministres d'Etat des Souverains alliés minutaient en fiiyant à Ghaumont le i^^ mars, ce traité de quadruple alliance , leurs, plénipotentiaires, dans une cinquième conférence, reprochaient le 38 février au négociateur français , de n'afvoir pas encore répondu au projet sollicité avec tant d'instance.

^« confé- „ Plusieurs jours , disaient^ils , s'étjant écoulés^ Les piénipo. ,) depuis que le projet des préliminaires dune aewaiii une » paix générale a été présenté à M. le Plénipoten^

i!ép.>n8e an \ . ^ ^ , , * '* '

projetdepaix. » tiairc dc Francc, et aucune réponse n ayant ete » donnçe ni dans la formée d'un,e acceptation , ni^

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