CHAPITRE. XXIV
o ont en S , tandis que d'un côté vains jouets du duc de Rovigo , ils n'étaient de Tautre entre les mains du prince de Bénéyent , que des Jeviers de rechange. Les deux partis rais en rapport par une femme (i) sentirent le besoin de communiquer avec les Alliés et d'en obtenir l'appui ; or c'était là le point difficile. Toutefois le prince de Bénévent en trouva le moyen , en chargeant le baron de Vilrolles , inspecteur des fermes expérimentales , de cette mission délicate. Personne n'était plus capable de s'en acquitter que Missir^a Hu
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lui ; adroit, insmuaut , connaissant les nom-troUcs et da mes et les choses ; maître de son langage et don- lu^rès^^^linant à volonté à ses discours et à ses notes le ton ^^^' de l'abandon ou de la réserve , il réussit au-delà de toutes les espérances de son parti , et ne contribua pas peu à décider les Alliés à rompre les conférences de Châtillon. De leur côté les royalistes ne furent point aussi' heureux. Déroutés par une proclamation forgée à plaisir dans les bureaux de la police au nom du Prince royal de Suède , où l'on invitait la France à rentrer sous la loi de ses vrais princes , le conseil , par délibération du 6 mars, chargea le comte Gain d'aller à Laon in^rmer. le Prince royal des mesures qu'il avait prises pour faire proclamer Louis XV III
'(1) Journal d'un Français , par le comte Gain-Montaignac, page 79.
ù Paris 9 et Vifwiier à engager les Souverains alliés à couper Napoléon de Paris , pourfacililer Veacé^ cutiQn de. ses projets (i). Mais cet envoyé i^rdiC huit jours eu courses inutiles , et revint dans la capitale rapporter seulement que le prince Charies^ Jean n'étant rien moins que Tame de la coalition ; d-après le conseil du général Buloiir , c'était à Tenapereur Alexandre qu'il aillait s'adresser.
Au milieu des menées secrètes de ces deux partis 9 l'attitude d'un certain nombre d'habitans de la capitale en imposait encore aux Alliés et à leurs fauteurs. Ces honnêtes citoyens , bien que fatigués de la deminatîon de Napoléon , persuadés que les étrangers n'interriennent jamais impunément dans les révolutions intérieures d'une nation, ne croyaient pas le moment propice pour en commencer une ; et , dans la crainte d'aider au triomphe des Alliés , préféraient soutenir la cause de l'Empereur. Témoins de l'activité qu'il déployait dans cette campagne , ils ne désespéraient point encore du salut de la patrie , et souhaitaient qu'une bataille décisive en délivrant la France de l'auteur de tous ses maux , replaçât l'armée dans le chemin de la victoire. Ces vœiix , en apparence si contraires, étaient bien naturels: dans les rangs de Napoléon , les pères n'avaientils pas leurs fils , les frères leurs frères ?
(i) Journal d'un Français , par le comte Gain-Montaignac , p. i.
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Le Conseil de Régence placé sous l'iniElaeQce ^^ ^^^^*^*^* des événemens militaires , semblait frappé de stupeur: le peu d'actes qui en émanaient , portaient Tèmpreinte de sa fausse position. 11 finut pourtant en excepter le décret du i5 mars, rendu sur la délibération du conseil municipal qui fixe le mode de pourvoir aux dépenses relatives au service de la garde nationale sédentaire de Paris , au înpyen d'une taxe de défense progressive , établie sur le rôle de contribution personnelle ; et un autre décret , trop long*temps discuté ptutêtre au conseil d'état , qui prescrivait des mesures d'exécution pour la levée des conscrits de j 8 1 5 , dans les départemens occupés en totalité pu en partie par l'ennemi.
Conformément à ce dernier, les Maires statuaient sur tous les cas , et par l'art 9 les conscrits désignés pour miarcber , devaient être dirigés en un seul détachement sur la place fermée la plus voisine , où le commandant avait ordre de les incorporer dans les cadres de sa garnison et veiller à leur exercice , habillement et armenvsnt. S'il ne se trouvait pas de cadres dans la place où les conscrits auraient été *d'abord conduits , le commandant de celle-ci , aux termes des art. 10 et 1 1 , après s'être assuré que les communications étaient libres , devait les diriger sur une . autre place fermée, de manière à ce que de place