CHAPITRE XVII
JÛéfensive du duc de Tarente sur la Seine j à Nogent et Brajr* — Itetraite sur Provins. — // se prépare à recevoir bataille en arrière de cette ville , mais la grande armée alliée se retire sur Arcis.
(Consultez pour les marches » la carte des ponts et chaussées de l'Empire; et pour les positions, les feuilles de Gassini, n^4^,47>8i9 8a; iia et ii3.)
JLiE jour où le prince de Schwdrzenberg rentrait à Troyes, les conférences de Lusigny pour traiter d'un armistice , fiirent rompues , et les commissaires retournèrent à leurs quartiers* généraux respectifs.
Les Alliés usèrent sans ménagement de la victoire , et se livrèrent pendant 48 heures à toutes sortes d'excès dans Troyes. Sous prétexte de punir ceux des habitans qui avaient maltraité leur arrière-garde à l'évacuation , ou accueilli avec trop de joie l'armée française , ils livrèrent leur^ maisons au pillage.
GHAPlTAt XTiL 3S
Le leuilemiiia , ils s'avancèrent avec Uyr Ipesauteur aceoutom^ : W cooi,!^ de Wittg^a$^ tein sur la nourelle route; les^ Bavarois sur la petite; le prince royal 4e Wurteaii;»er^ et le comte Giulay sur la route de Sens.
Le duc de Tat'e»le anrivé à If ogiaxit daas la laatÎBee du 5 ^ établit se$ troupea taut dans la tîUe quaux. environs sur la poutre de Trojes^ détacha le général Pacthod k Braj avec une df ses brigades, et fît partir la nuit le ii^ corpf pour appuyer son mouvement; les parcs et lef «mbulances filèrent sur Provins^
S'attendant k être attaqué le leademain 9 le n»a^ récbal employa la nuit à rectifier ^ position; Biais la matinée du 6 mars ^'atant écoulée sans que les Alliés parussent « cosmos il ne voyait pa9 d avantages bien réds à rester en. avant ds la ^ ^^^ ^^ Sdne , il résdu^ de la mettre e»tn& hii et V^^nnskier Tarente éu-
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•mi, et d'établir sa ]iâ[ne de défense sur sa riv^àifenaeàejio'
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droite. A cet eilet , 11 porta le gros de son miMr reau.
terie à Mériot et Plessis-^Iériot ; le corps du général Gréiturd et la cavalerie du comte Saii^ Germain formant arrière^-gardey occupèrent le faubout*g de Nogent sur la rive droite , dont ils détruisirent le pont. Le général Pacthod aprè^ avoir laissé sa 1® brigade à Bray , descendit arec la i'*^ et 4 pièces à Monlerean, et détaobalâ 3^ à l'escorte des parcs anr Nangîs. Hetraite au
La Ktmke de rarmée de l'Aube sur Trayios , SÎ^ 'lier^!*
IIMUS«.
36 CAMPAGNE DE l8l4 9
avait obligé le général Alix qui en flanquait la ^ droite sur la route d'Auxerre à Ghâtillon , de se retirer sur cette première ville, devant la division légère du prince Maurice de Liechtenstein , qui suivit seule cette direction.
Ses effort» Le général français espérait avoirle temps d'or- ••^"la leyfe en S^^^ser Ic contingcnt de la levée en masse de l'Yonne , dont la mise en activité avait été ordonnée par un décret impérial du 26 février,tant dans ce département que dans ceux de TAube et de Seine-et-Marne, quand la reprise de Troyes, ouvrantune seconde fois aux cosaques le pays renfermé entre la Seine , TArmanoon et l'Yonne , dérangea toutes ses mesures et le força de recourir aux derniers moyens. Dans la nuit du 6 au 7 mars , le tocsin se fit entendre sur plusieurs points. A ce signal , toute la population virile de l'Yonne se dirigea sur Sens ; mais cette levée , dont la formation régulière eut été d'un si grand secours à l'armée du duc de Tarente , ne put prendre corps. Les cadres des 6 bataillons de ligue qui devaient le recevoir , n'avaient point été envoyés par le ministre de la guerre ; d'un autre côté , le prince de Liechtenstein ayant déjà dépassé Noyers , le prince de Wurtemberg touchant aux portes de Sens , et les cosaques du général Seslavin courant sur les deux rives du canal de Bourgogne , le général Alix futfbrcé de se retirer sur Auxerre avec 2^000 fantassins et 3oo chevaux de troi^es