‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 3)Chapitre 14 sur 109 · CHAPITRE :?tyir · texte numérisé non relu

CHAPITRE :?tyir

régulières , et de laisser se disperser les 3 à 4 mille paysan» déjà rassemblés à Sens.

Cet exemple confirme ce qae Texpérience démontre depuis des siècles: dans les tourmenter politiques, dans les périls extrêmes, c'est ea vain- que Ton compte sur une levée improvisée de la population pour assurer Tindépenr dance des Et^ts ; il n'y. a qu'une organisation rér gulière, préparée de longue main et qui ait fait ^es preuves , comme nos vétérans , ou qui ait éx4 au moins essayée , comme nos gardes natio^ales^ la landwebr. allemande , lamilicelocal^.de^ Aurais, qui puisse garantir leur existence^ r

Le prince'da Wurtemberg s'établit donc sans ^combat dans cette ville , où cette fois, il reçut un meilleur accueil des 'babîtans, trembJans de trouver en lui un. vainqueur irrité.

. : Malgré ce contre-temps > le duc de Tarente dé? cidé à défendra avec opiniâtreté le passage de la Seine , prenait toutes sesr masures paur le dispur ter. à l'ennemi efficacement; .

Bien que soir mouvemeni rétrograde se fût ppér Premièrt re. ^'é à la vue des coureurs alliés^ le prince de f^tê^'^Tea- Scbwarzenberg absent , se persuada quejejmsfcr récbal n'avait .fait que se concentrer entre KAi> .dussoB et :1a Seine; et voulant s'assurer de ses -forces, ordcmna une reconnaissance.

Il prescrivit en conséquence , au oomte de 'iWittgenstein,^ d'attaquer de front cette position ,

nemi:

Sft CAXPAGP9E DÉ l8l4»

tandis qoe le comte de Wrède ea tournerait par Mâcon le flanc drbit^ et chercherait k s'approcher de Nogent le plus possible • Le mouirement s'opéra sans l'ombre d'uue difficulté; seulement le poste resté dans Vile engagea une fusillade trèa-vîre atec l'aTant-^arde du comte de Pahkft , qui prît posaessioo de Nogeni , et les cosai|ues vinrent échanger à gauche quel*ques coups de carabine avec la garnison de hray, L'ava^t-garde du comte de Wrède s'avani6d mr cette direction jusqu'à Grisy.

Le généralissime dont Im communications avec Farmée de Silésie étaient coupées ^ resfta en obaenwtion devant la Seine, et accorda à bob adl^ersaire mu repos qu'il n'osait sans doute se flatter d'obtenir. Chose «ingulière! cette armée de loo mille hc^nmes croyait avoir beancoap obtenu , 4fa forçant une mmée inférreune xles deux tiers et battue , à rétndgmder devant elle de i a mjriamètres en neuf jours : elle comparait avec orgueil sa position actuelle à celle du a6 février -où, en pleine retraite sur Langres, elle n'aspirait qu'à régner le Rhin sans échiec ; aujomw d'hui rétablie en France^ et ayant pour ainsi ^e , atteint le but qui lui était assignée

Le séjour du prince deSchwarienberg à Troyes ne fut marqué que pur une prodamatidn tendant à détourner l'effet des décrets rendus à Fîsmes par !Napoléon« u iamnis les A>I9iés , y dî-

rC&AFITRi: %ViU 39

i»:9aît-U, n'uni «eu le deasem de eon^oérir la iiFmice; mais ils ne feiiont la paix qu'à de$ » ea&dinipns lEfù puissetit assurer à TËurop^ et nà 1a Franee .«ILa-iméiae, un r^pos dursdsile.... 91 Fn»pçaîs • • • fiongw ;que tou* ee qtii résislepak » k n&s armies , s'esi^poserait k une deatruc(i<H3i 9» inéiritable. 9- Mais cedte proçlanaftion , d^Hit la x^ircialatÎQa ^t reaireûala siax departemens con^ Ifois, ne fit qu'irriter lea esprîta aigris par lea charges inséparablea du séjour proi<Migé, des iAUies , et ne prévint pas le mal qui se propageait dans les départèwens aon et^Mus» ' Un ûfficûar prusaÂen (1)^ écho fidèle des dis;- 'Csmwm» qvi cjupept Uea k Fita^tanajor , nous é, ^^^^ ^:'^^ fait connaître tous les plans proposés «Sors â«: raUssime , et

^ *■ , ajournes par

généralissime. Les uns étaient d'aTÎs de BOPteriuL -tcmt^ lias forces alliéfis mar la Afarxie , par Ârcis ^ ^émnf» et Menlmirail; au bien , pe^r La Ferté- Gaucher , awr Ghàl£au4Xhierr3r ^ oà l'on eàt pasaé la Afarae .dt manoNnnré tsur la ligne de ^etrake de l'Empereur, pour le resserrer '«niables deux w*mées et l'aficaÛaraousieuraootips. Les«utres, ne reedapt pas exposer la jgrande armée ^mx •cfaaniHas d'one bataille, jogeai^ït^^us prudent ide détriiipe tmis lès ponts 4e Id 'Marne, et 4'aAtenâre >qap 1^ .général Ahidier «6t battu

i fimhp^ Mttar Xbeii, vm «apîtél , Mh 4^7.

4^ CÀM^ACNf PE l6l4»

eis¥trcm$ ^ Troyies et snr la riva gaoche de ki Kntrée du^®^°®» ^^°* '^'^ incident tout particulier» Le fmh^ J ul S^^^^^ rvme Tette«JlM>ro , commandant une bris°« gade de «araJeiie légère A rermée du Nord , fiit

détaché > immédiateoMoA aprè» la paix arec lea Danois, de Sehleswig sur le Rhin, le. franchift à Ck>logne vers la mi-ievrier, et eut Tordue de . $e rendre 6ur le tkéàtre des opérations, pomr entretenir ia commuaieatîon entre les arm^ea du ]?îord et de Silésie. Sa marche eut lieu par Trèi^es et Laxembourg anr Montmédjr, qu'une partie de ses troupes inveatît pendanjt que l'autre rétaUii le pont de Steuay « 4Mk il paaaa la Meuse le ;33. De là , il se diri^^ droit «or filieims k travers TArgonoe > par k trouée de Graskdpné ,. où trois des ctoq icompagmes firandies organisées pour la (défense ide cette fiNrét , ^irrétèrent un jour itntîer son avant-garde., et n^lw lirrârfmt le . ipasaage lopi après arAÎr été écvasées le^ lendemain par le ooi^ entier.

'Pacnream dans les plames de la Champagne dans les premiers jours de mars ^ ce général ^ qui faisait des courses entre la Seine «et TAisne^ ifathîentât informé des atsantagea remportés par le feld-imaréchal fièudier dans les journées dea 9 et 10 mars, et en donna. airis bxl jgénéraliaeimnev ainai ique du retour profaaUe de Iftapo- .Ibob aur 1' Aniae« A cette JKXuMUe , le ' prinos >de Schat^r^enberg craignaot d'être aitaifu^ snor

CHA^PITRE XVIU 4^

6ÛÈ 4cinènes , rtésolut de se ^^mcentéer entre la Semé et TAube. En consécpieace , il ivdonBa au gâiéml Wittgenffteia de pousser une reconr naissance derant lui , et de jeter vm pont à Pont pour partager Taltentioa du duc de Tarente ; ïl pre^critit auK chefs de corps die laisser leurs^ «mut-^dM àw^nt lui , et d'appuyer à t^ite vers Arcis*

Le temps paraissait ^enu de sortir de l-inactiou à Idiqoelle la grande armée iruit été con«damnée par le maa^e de rei!tôeignei»ecM sur la situation de celles de Silésie et du itàAu La premier , après avoir <^éré «a jonctian avec le eorps 4e Stilow ^ Winsângerode et Stroganow , ^ôui«sait de là ^ioubte <supéiiî<mté du nombre et de ia positkm^ L'armée du Sud avait reçu tom «es renfo^as 4A s'était emparée de Màcon : •tout côm^iaît Aoiht k reprendre l'ofiènaive av^ec vigueur; ttais le Pri^^ce , craignant *oiiqôurs j^^J*'^^*^^^ >d*outrepaseer k v^onté 4e êùtk Muveraîn , an »^*»«»"»« lieu de prendre rinitiai^^» sf'atnnsa à rédiger '4es plaD« de défense dans une eërie d'hjpotbèses ^i lui parM eimbraisser tous les cas pid»- <fibles.

S>npposé <pt le ield^-mâ^édial Blu<^ef e^ iMittu et Ibroé Pifapoléeti à se retirer «Ur Péris , la grande armé« devait se co^icentref ent^e r^iin- ^is et {Vovins , peur se porter ea «vant sdoli les circonstances.

44 CAMPAGNE DE ldl4/

Si Napoléon , battu par le général Blucker »

se ' tournait contre la grande armée , alors elle n'avait qu!à se concentrer entre Méry et Arcis. .

Au cas que l'Empereur des Français, après avoir battu le maréchal Blucber, marchât par Ghàlons sur le flanc de la grande airmée-, . elle se serait réunie en toute diligence aux envirofis de Vitry.

Enfin, dans Ui^pothèse où, sans avoir livré bataille à larmé^dis Silésie , Napoléon eùt;opéré le même mouvement , la grande armée se serait concentrée à.Chaumont.

Tandis que le généralissime consmuaît ainai en combinaisons oiseuses des instans précieuK^^ le duc de Tarente avait réparé le matéi^el de l'artillerie , reposé sa caval^rii» eA arrêté ses derr uières dispositions. . Le i3 mars , le comte de Wittgenstein ay<ant jeté un pont à Pont-sur-S^ipc^ et Tavant-garde du comte de Wrêde resserré et vivement canonné Bray , le maréchal ordonna au duc de Beggio de concentrer le 7^ corps entré les routes d^ Nogent et de. Bray; fiu comte .de Valmy , de.se porter eu avant de Bouilly et de Cucharmois , afin de couvrir P^Qvin^ et.Nangis; et au comte Milhaud, de pousser une division à Hermé, pour observei: la Seiu^ jusqu'à Bray, tandis qu'avec les deux aut^e^i, :il. irait à l'Echelle éclairer les routes de Sé^Que et de Villenoxe. l

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