CHAPITRE XVIII
Pont , se liait bien par les cosaques de llietman
Platow postés à Sëzanne , Fère - Champenoise et
Yertus , au faible détachement du général Tetten-
born laissé sous Epernay ; mais le pays compris
entre la Marne et l'Aisne demeurant au; pouyoif\ :,
des troupes françaises , cette manœuvre n'aboutit
qu'à étendre le fropt de son armée et porter sa
droite à Epernay , tandis que sa gauche touchait
Sens.
. Le vice d'une telle position ne pouvait échap* L'Empewmr
* * ^ *• se determme a
per au coup d^.œil exercé de l'Empereur: aussi se marcher sur tlatta-t-il de recueillir tous les avantages que son extension démesurée semblait lui promettre: il résolut donc de manœuvrer sur ses derrières , et de la mettre en quelques marches forcées , dans une situation pareille à celle où elle s'était trouvée à Mormant , Villeneuve et Montereau.
it pourvoir Orgamsatioa
ligne:
d'infanterie de la garde , la division Roussel.et une brigade de celle des escadrons réunis , ne mettaient pas le duc de Trévise en mesure de lutter. contre l'armée de Silésie, ni même de l'observer. L'Eriipereur se décida à faire concourir au même but , le duc de Raguse avec le 6®.corps d'infanterie et le .1^^ de cavalerie r ces forces réunies présentaient environ 1 3 mille hommes d'JQfanterie et 5,ooo chevaux , avec un train de 60 bouches à feu ( P^ojr. le tableau n? xiv). Vivement sollicité par l'aide-ma-
* Avant de s éloigner de 1 Aisne , il fallait pourvoir 0rg»msatiG« a la surete de cette ligne; or, les trois divisions de rAUne.
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jor-gënëral Belliard, de désigner un commandant en chef, Napoléon s'y refusa , feignant de s'en rapporter pour le succès des opérations, à la bonne harmonie qui avait jusqu'alors régné entre les deux maréchaux. Par suite du inéme système , la Cavalerie de cette armée , qui aurait dû prendre les ordres du comte Belliard , les reçut directe* ment des maréchaux près desquels elle se trouvait antérieurement détachée ; en sorte que le rôle du commandant en chef de l'arme , fut réduit à celui d'un simple volontaire. Du reste , Napoléon ne donna d'autre instruction aux ducs de Trévise et de Raguse , que d'obsmrer la mArche du feldmaréchal Blucher^ au cas qu'il cherchât à Se réunir à la grande armée , et de couvrir la capitale ^ s'il venait à se diriger contre elle.
orgàQuation Gcs disposîtions aihrâtées, il organisa l'armée
du corps d'ex* -, /'j* f » t • • x • •
édition. d expédition : la division Janisens passa , amsi que celle des gardes d'honneur, «ôus les cidres du prince de la ModsiOwa , qui commanda alors trois brades ou 4800 ht>mmes d'infanterie ^ et environ 800 chevaux. La cavaleiie de la garde dunt Teffectif n'extrédait ^s 3>6oo sabres ou lances, fut de nouveau partage eu trois divisions sous les généraux Ëxcelmans, Colbért et Letort, que le comte SKefa^stiani cîommiatidn provisoirement. Quant À la divisitm iViant , elle ne subit aucun changemeut , parce tg^u'au milieu de taat de coni^ bà^s y «elle u 'avait pas épmuvé des pertes considé-^
fcÂAJ^iTRÉ Itilî. 59
i^aBlès.Là division Bëtckhéittl , dite des èseadrotis rëuàiâ, fut dus^i désij^ëë pour iairé partie de rbxpédition. Oii djbiiia kh outre , deux cbtnpà-
lies de sapeurs et un équipage de ^aht portatif, [afibléoii allait donc cottiûiéntiet* soii bpération «iVéc feùvirbii là mille iânta^sifaè et tâbitls de 6,bbb cfaèvâûx, cbtitre une attdéë de 10b mille cbmbattâhs.
A la rtérité^ il é&fiërait être ih'ces^amment rènfiirbé phi^ libé èoloilné dé i^Sbo chevaux , 4,5oo homniiè^ dé jëUiië gâtâé et deux bàttérifeàj que le génériàl LefebV^e-Déstioëttes détail atbik* mise èû rbute le lO dis Paris; et pàt une divi'sioii dé méhie forcé , côihposéé dte troupe de ligné bti garder tiatibtiales ^ que le hiiiai^trte dé la éttéfré avait l'ordW dé feire pàHîr de Paris lé 18 , 'sbUs la 'cbnduité ^u cbûité Decâen. Mais ^supposé qdé ces réhfôlts rejoignissent iuïà!c^ et à temps , ilè étaient ën'ébi^é loin de rétablit ta balance des forde^.
Du reste, le général Golbert assurait là l'oute de Château - Thiétty à Epèlmay, et le général Viûicfent , qui téùàit Cette dernière ville avet; tin miîlîét d'hommte^ , éclàiï*aùt lé ^ays sur sa dr^oîte ehtré Rebâîs et Vertus , la marche jttsqu'à îà Marné n't)ïrrait aùtctih "dattgér; et ce n*étàît quie depuis Kl jtiSqii a l'Aube, qu^élIe devait ste feire à la Vue dés trois cbï^^s'A'àriïice cbùfeùti^és s'blis Al*cis,
Telle ^tait cependant la cbïifiâhcé du sbWàt eh
6o CAMPAGNE DE l8l49
Napoléon, que cette poignée d'hommes partit le . 1 7 mars de Reims , comme si elle marchait à une victoire assurée. L'Empereur coucha le même jour à Ëpemay.
. De son côté ^ le prince de la Moskowa qui » de ;V Chàlons , avait fait donner la chasse au corps de Davîdow par le général Defrance , sur la route de Vitry , le rappela elle dirigea par Mailly sur Vatry , prêt à le suivre avec son infanterie. Le général Duvigneau reçut Tordre de venir le remplacer à Ghâlons avec la garnison de Verdun.
Le lendemain , la colonne de droite composée de toutes les troupes de la garde, continua sa marche sur Fère - Champenoise où elle s'arrêta. Combat de Lc comte Scbastiani chassa de ce bourg les cosanoue. ques du général Kaisarow , les poursuivit l'épée
dans les reins l'espace de i5 kilomètres ( puis alla prendre position à Gourganson , Semoine et Herbisse. La colonne de gauche occupa Sommerons 9 que venait de quitter le corps austrobavarois.
On a vu au chapitre précédent , la crainte qui agitait le prince de Schwarzenberg et les ordres qu'il avait expédiés pour accélérer la concentration de la majeure partie de ses forces à Arcis. Un incident s'opposa à leur entière exécution. Le général Rayefski» obligé d'attendre que le prince de Wurtemberg vînt le relever, ne put se rendre à Charny et s'arrêta àMéry , ce qui formft