CHAPITRE XVIIL
Marche de V Empereur sur VAuhe. — Combats . de Fère-Champenoise j de Plancy et de Mery.
— Jonction de V armée du duc de Tarente.
— Journées d*Arcis.
(Consultez pour les marches, la carte des ponts et chaussées de TEmpire; et pour les positions, les feuilles de Cassini, n** 79, 80 et 8i.)
JLjk séjour de Farmée à Reims était iadispeasable pour la remettre de ses fatigues et rallier un détachement d'environ 3,6oo hommes, que lé général Janssens avait tirés des places fortes de la deuxième division militaire.
Le succès de la marche de cette petite division à travers un pays occupé par l'ennemi ^ donna l'idée à l'Empereur de se renforcer de la majeure partie, des garnisons de la Moselle. Le prince de la Moskowa ayant ouvert de Châlons par Ste.-Menehould, la communication avec le général Duvigneau qui commandait depuis quelque temps en Argonne , l'on fit passer par son intermédiaire Tordre au général Cassagne « gouverneur de Verdun, de .pousser de forts partis
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sur les derrières de Fennemi , et de tâcher de
s'emparer de ses bagages , qui filaient sur Nancy ;
nélliBuT^t^^ à Metz, au comte Durutte, d'extraire des
de Metz avec P'^^^^^ ^® ^^ 3^ divisiou militaire, lo à 12 mille
12 mille bom- jiQuiiues ^ pour rejoindre au plutôt l'armée à
Châlons.
L'Empereur persuadé que l'esprit public des départemens de la Moselle, de là Meurthe et des Vosges, était mur pour un soulèvement, aurait désiré que le Prince décidât l'insurrection par un appel à la population virile de ces contrées belli* la^^Moskowa q^^^ses. Lc marécbal convaincu que les proclapropose de se matious les dIus énersiqucs produisent moins
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îiés, et proposa de se jeter en partisan avec 5 à 600
chevaux , dans les Vosges ; de ramasser la majeure partie des garnisons , et de guerroyer sur les derrières des Alliés. Mais soit que Napoléon craignit de dégarnir ses places fortes , soit qu'il ne voulût point se priver d'un lieutenant si actif, sa proposition fut rejetée.
Soissous , Rheims et Châlons occupés par les Français , l'armée de Silésie rejetée hors de sa ligne d'opération , c'était en vain que le prince de Schwarzenberg portait en toute hâte une partie de ses forces p'ès de la Marne, pour rétablir la communication avec le feld-maréchal Blucher; le mal était moins dangereux que le remède: le corps de Wittgenstein qui avait passé la Seine à