CHAPITRE XVL
idî grande urmee Ausifo-Russe tepténà Vqffèrt* swe. — • Combat de Bar et de La Feinté. — Eva^ cuaiion dé Trofes pat Varmée du maréthat duc de Tarente,
(CoDBultez pour lei marches, k Càrle àt TÊmpik-e Pràn-* çais ;• et pour leit positions , les feuilles de Cassini ti**àr,8aetii30
Jma gmode armée alliée. avait i*epasse TAube, ainsi. qu'il a été dit au chapitre XI], et se trou-* vait) le 26 février^ entre Bar et La Ferté. Déjà mê^e l^s garder et )es réserves touchaient Langrès , lorsqu'une dépêche du g^éral Blucher au roi de Pr^se suspendit tiout-à-coiitp le n^ou« vement de retraite^ Le feld*Uiaréçbal f annonçait
2 CAMPAGNE DE l8.l4 9
que rarmée de Silésie , après avoir passé l'Aube à Baudemont , se portait sur la Marne , suivie par Napoléon avec la majeure partie de ses forces. Cette nouvelle causa la joie la plus vive au Roi , qui fit au généralissime de vives instances pour l'engager à abandonner le plan arrêté dans la conférence de Yandoeuvres , et à reprendre la lendemain rofTensive.
Le corps de Wrède, et celui de Wittgenstein renforcé de 4^000 bommes revenus du siège de Dantzig , étaient en position sur les hauteurs d'Arentières , en avant de Voîgny , et sur le plateau de Lignol. Le prince royal de Wurtemberg elle comte de Giulay occupaient les hauteurs de Clairvaux.
La position décousue des Français les exposait, en cas d'attaque, à de grands dangers. A la droite de FAube, le 2^ corps, aux ordres du comte Gérard , était en avant et en arrière de Bar; la division Levai , du 7® corps , dans la vallée de TAube , appuyant sa gauche à la côte de Yemonfait, avait en seconde ligne celle du général Rothembourg; la cavalerie du comte St. -Germain à Mouliers-^en*lle et au Yal-des-Yignes. Sur la riv^ gauche de l'Aube, telle du comte de Valmy clan* tonnait à âpoy et environs , av€c orfîre de^ s© porter sur Bar , le îà'ji la division de gardes nationales âja général' Pâcthpd tenait le pont dé Dolencourt; et enfin l'artillerie parquait à Magny**
CtiAPÎtRE 5:Vt4 3
Îe-Fouciiard , àous la garde d'un batailloti« Le duc de Tarente, placé à Mussy-Lévêqiie et Es-' soye ^ poussait sa cavalerie jusqu'à Fontette, et, dans l'ignorance du véritable état des affaires , 8e disposait à marcher sur La Ferté.
Le généralissime avait donc sous la main deux corps d'armée d'autant plus considérables , à mettre en action contre chacun des maréchaux ^ •qu'une division de cuirassiers russes était attachée depuis quelcpies jours > au corps austra* bavarois, et une autre au wurtembergeois*
L'Empereur, prévoyant que l'ennemi fefait volte-face à l'instant où il s'apercevrait qu'il ne le suivait pas avec toute l'armée, avait re^ commandé à ses liëutenans de tâcher de passer l'Aube, d'en garder les défilés, et d'user de stratagèmes pour dissimuler son absence. On devait , à cet effet ^ marquer le logement de son quartier* général, et annoncer partout son arrivée; mais ces ruses ne pouvaient tromper long*temps, car les deux maréchaux séparés l'un de l'autre , et sans communication directe , allaient bientôt déceler leur isolement et leur faiblesse ' par le dé&ut d'hai'monie dans leurs opérations.
• Le prince de Schwarzenberg déterminé par le roi de Finisse, ordonna pour le 27 un mou-» Tement général.
Le comte de Wrède , dont le corps Bivouaquait dans la plaine entre LignoletBar, devak
4 CAMPAOE DE l8l4»
attaquer cette ville ; le comte de Wittgenstein , s'emparer à droite , des hauteurs de Vemonfait , tandis qu'à la gauche , le prince royal de Wurtemberg enlèverait La Ferté-$ur*Aube , et pous*serait des troupes sur les routes de Vandœuvres et de Troyes.
. Vers 7 heures du matin , les Russes se mirent en marche sur la route de Bar. Le prince de Schwarzenberg qui s'était rendu aux avantpostes, avec le roi de Prusse et ses fils, reconnut à l'inspection dû terrain, la nécessité de modifier son plan d'attaque , afin d'enlever au duc de Reggio l'avantage qu'il pouvait tirer dans sa retraite , des ravins qui versent sur l'Aube. En conséquence 9 il fut ordonné au comte de Wittgenstein de tourner l'aile gauche des Français par Arentières sur Arsonval , tandis que le comte de Wrède chercherait à amuser leur droite jusqu'au moment ou le premier , arrivé près de Dolencourt , lui fournirait l'occasion de pousser vivement sur Bar , et d'en chasser le général Duhesme.
A lo heures, les tirailleurs bavarois inquiétèrent la ville , et le corps de Wittgenstein , quittant la grande route, commença son mouvement d'attaque sur 3 colonnes. La première , aux ordres du coppite de Pahlen , et composée de la division Schachafskoy , 4 régimens de hussards, 3 pulks de cosaques, et 12 pièces d'artillerie, se porta, par Ai-entières , la crête de la côte de Vemonfait ,