CHAPITRE xvin
Tavait déjà éyacuée et se rendait à Troyes , ainsi que celui diu comte Giulay. Le prince de Wurtembei^ fermant la marche , aurait envoyé son arrièregarde oaeiiper la ville , içn lui recommai|dant d^observer les roules d' Arcis et de Plancy , de peur que les Français ne débouchassent sur son flanc. Dès qu'elle aperçut la cavalerie de la garde , elle se retira sur la rive gauche , mit le feu au pont , et engagea une >fasiUade. Saxis perdre son temps à lui repjondre, l'Empereur ordonna au général Letort de passer le gué au t. dessous de Méry. Cette manœutrre hamtie décida proBiptexnent la retraite de l'amemi , et aurait eu un succès complet deux heures plus tôt, quand Je corps se trouvait en .câkHme de marche sut ila nouvelle roale.de Troyes ; mais malgré sa dilig^ce , le général lietort ne put atteindre à Ghàtr.es qu'im équ^ge de i3 ponfcçns, dont M a'jeoftpara. Sa division s'â;ablrt aux. Qf ek.
ïi'Ëmpereur reiouma av£c ses escadrons de service,. de Méry à Plancy, où il paasa la nuit. L'iufenteii^ie de la gaitie bivouaqua sur ies -deux riveS'de rAid>e. Le prince de ia Mosàowa^Vvança sans avoir vad'ennemis , et prit poaiticua , [FinÊiuterie sur deuK lignes eu acrièce de la lerme de Riverelle , la cavalerie à Vîaspre,
De son côté , le duc de Tareute .quitta sa position derrière tProvins* Assuré par les r.ecou-
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naissances de la veille, de là retraite de l'en-* nemi, il réunit au point du jour toute sa cavale^rie , et se mit sur ses traces par la rire droite de la Seine , jetant de forts partis à gauche vers La Ferté-Gaucher et Sëzanne , pour tâcher d'obtenir des nouvelles. L'infanterie Fëchelonna de Villenoxe k Provins.
Au milieu de ces mouvemens de l'armée frazbçaises , les corps volans détachés de la grande ar^ xnée alliée , étaient dans une grande incertitude. Le comte de Lambert craignant de tomber, dans les colonnes de l'Empereur , rentra dans Vitrjr avec le corps de Davidow; et le général Tettenbom , qui la veille s'était avancé de la Cosle sur risson, se jeta sur la rive droite de la Marne, en vue de surprendre Chàlons ou de rouvrir la com- Trrésoiutiona municatiou avcc l'armée de Silésie. Le généralisa t^tf""^^^^' ®^°^® lui-même , dérouté par la rapiditédes mouvemens de son adversaire, ne savait à quel parti s'arrêter. S'il disait avoir toujours l'intention de se concentrer et de combattre, l'apibiguité de ses dispositions et- Tordre donné à trois corps d'armée de se rendre le lendemain à. Yandosuvres, prouvaient assez qu'il n'avait pas«itne ivolonté bien prononcée de disputer le passage de l'Aube.
Ces irrésolutions redoublèi^nt la confiance de Napoléon: certain que le duc de Tarente pouvait