CHAPITRE XyilU 6d
le jioiadre dans la journée du lendemain , et se flattant d'ailleurs que l'ennemi se retirait en désordre , il résolut de ne lui accorder aucun relâche , et ordonna le 20 au matin , au comte Se- Pfemièrejourw
... ' . «éed'ArcU.
bastiani, de se mettre en mouvement sur Arcis. aomars. En vain ce général lui donna avis que le prince de Schwarzenberg avait arrêté le mouvement rétrograde des corps du prince royal de Wurtemberg, de Giulay et de Rayefski, qu'ils revenaient de Troyes à Charmont : l'Empereur n'ajouta pas foi à ce rapport, et réitéra l'ordre de pousser rapidement à Arcis. A 10 heures du matin, la cavalerie de la garde y arriva presqu'en même temps que Tinfanterie du prince de la Moskowa. L'on s'occupa sur-le-champ de la reconstruction du pont, et les troupes prirent possession du poste que l'arrière-garde bavaroise avait évacué la veille à lo heures du soir. Tous les habitans s'accordaient à dire que le prince de Schyvarzenberg n'était pas à plus de 2 myriamètres avec la majeure partie de son armée.
Le prince de la Moskowa et le comte Sebastiani en instruisirent l'Empereur en toute hâte , et néanmoins se mirent en devoir de défendre Arcis.
La division Janssens fut placée à cheval sur
la route de Lesmont, appuyant la gauche au
Grand-Torcy , ayant pour réserve la brigade du
général Boyer. De son côté, le comte Sebas-
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tiani forma ses deux divisions à cheval sur là route de Troyes , poussa une reconnaissance et établit ses avant-postes en présence des Alliés.
Sur ces entrefaites, l'Empereur se mit eji marche de Plane y , rappelant sa cavalerie passée la veille sur la rive gauche de la Seine; mais par un mal-entendu , le général Letort revint seul avec ses dragons , et laissa les grenadiers et les chasseurs dans leurs bivouacs. L'infanterie chemina sur la route qui longe la rive droite de l'Aube. L'Empereur ayant pris les devants , arriva à Arcis vers une heure, et fit sur-le-champ appeler le prince de la Moskowa et le général Sebastiani , pour conférer de l'état des affaires; doutant toujours que le généralissime eût l'inteatioa qu'ils lui supposaient tous deux, il envoya un capif;aine d'ordonnancq aux avant-postes, avec ordre d'obseiTcr les mouvemens de l'ennemi.
Ce jeune officier rapporta n'avoir aperçu qu'un millier de cosaques, ce qui rendit à Napoléon toute sa sécurité. Quoique le général Sebastiani fut convaincu <^e la légèreté d'une reconnaissance si contraire à ce qu'il avait vu de ses propres yeux , il retourna à sou poste sans proférer un mot; mais aussitôt il revint au galop annoncer qu'il fellait monter à cheval sans perdre une minute « que l'ennemi ayant déjà formé ses colonn'es d'attaque , marchait sur Arcis.
CHAPiTRp xyhU 67
En effet) toute Yatta^ée alHée était eU mouvement*. T^e gépéralissime , informé par h> çpmte L^armée aiiiée <îe Wrèâç que dprant la matiuéf , il u'avait * **'^* pa^sé ^qr )a gauche de TAul^e que de la ccva- 'l^rîe, ep çp^çlut que'$on adversaire voulait àe pprter p^r IVÏéyy et Plancy ^ur Troye^; et terminaut ei^^u ses irrésqliitîons ^ s'était décidé à IliaFpJier a^nj^vant de lui» A cet efiet > il avait en- }oii)t au ppiuça royal de Wurtemberg de se dingeravec spn (sorps , ceux de Giulay pt de Rayefski ^ vers Plapçy^ et ^e foudre s^up les çplonues i^^ançai^çs aussitôt qu'il le$ trpuv^f'ii^t , pendant que . Je comte de Wrède ferait diversion eu attaquant Arcis f et que les g^irdes et les réserves se réu^ttiraiept à Onjou.
. Le priuce royal de Wurtemberg m^irch^it eu deux colQuUes : I^ première, composée des Wur-^ tembergeoi^ et des Autrichiens dt| comte (jriulay ^ sur I9 rot|te de Troy^s à Plancy; le corps de Kayefski formapt la deuxième , suivit ce}le d'Ar* cis. Cette dei^ière se Hait au cqrps de Wrède par la cavalerie du général Kaisarow; et le cqmte de Spleuy avec qn millier de chasseurs, les dra^gon9 de KueseWit^ch et les uhians d^ Schwarzeidierg , observait la rive droite de l'Anbe eotre Pougy et Ramera*
. Vers deux heiures , au moment pu la tête de riQfanterie de la garde française allait arriver,
le comte de Wrède mit ses masses en mou-' vement sur Arcis. 11 était à peu près à 5 kilomètres de la ville, quand le général Kaisarow se -voyant supérieur en nombre à la cavalerie française fort avancée et sans appui , après une vive canonnade , la chargea , renversa la divi* sion Colbert qui formait la première ligne, et ébranla celle du général Excelmans. Le comte de Wrède informé de ce succès , fit alors renforcer le général Kaisarow par la cavalerie du cpmte Friment et trois batteries , ordonna au général Yolkman d'enlever le village de Grand -Torcy, d'arriver sur Arcis, de s'emparer du pont, afin d'empêcher l'in&nterie française de déboucher , et couper la retraite à tout ce qui se trouvait sur la rive gauche de l'Aube.
Déjà les fuyards , poussés par le général Kaisarow , se précipitaient sur les ponts qu'ils allaient encombrer, lorsque Napoléon mit l'épée à la main , et se jetant aii-devaut d'eux : « Voyons , dit-il, qui de vous les repassera avant moi! n Ces paroles sufiirent pour arrêter la déroute. Au même instant , parut la tête de la division Priant : elle traversa les ponts au pas accéléré , et fiit se former au dehors d'Arcis , où sa présence ramena l'ordre et la confiance.
Mais tandis que ces choses se passaient à la droite , le prince de la Moskowa soutenait à la