‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 3)Chapitre 27 sur 109 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

dépendaient, se n^it en devoir de repousser une première attaque; maîd plusieurs obu^ étant tx>m« bes au- milieu ; ilr er»^it de voir sauter les cais^ sons , et prit le parti d'àliaiidonnef les voitures l pour sauver les chevaux. Le général Gérard pressa la marche de son infantile et attaqua les Russes , qnL prirent position à scm approche au Moùlin*àvent. Cédant à cette attaque inopinée, ils se retîrèrent étiM la 'direction dUambeauvîlIe , emmenant avec eux 3oo prisonnierset 1 4 bouches k feu ; celles qull* ne purent enlever » avaient été endorréès. L'avant-garde française boni tntfa ensuite sa roule sur la chausiséë d'Arcia, et arriva deux beurbsf avant )a nuit à ttacy , où elle irëleva les diHsrgons du prince de ht Moskowa » qui se dirigèrent aussitôt sur St.-^Dfsier.

Le gros ée9 troupes, du* duc de Tairente vînt pasier kt Marne à Friguicourt , sur ttu petit de chevalets, et s^établit m Ti'Ilotte et Biguieourt; la Cfrr^fëfie du général Sebast^r rejoignît è Saint- DftieK

' Ce mouvement, qui îocBquait àsseï^ les pro^* jets de Napoléon, fit nakre nnlle réflexions dans Fàrnlée française, hà ptupart âe^ chèfe Fenvisagèvênft comme le detftîe^ efibrt d^niâ désespoir aveugle; quelques esprits d'une trempe plus forte T virent, sinon le moyen de saurer fee pcK^rie , du XMms cd^ de prolonger fs lutte y puisqu^en sui- Vimt cette direction , Famée pouvait resisaisii*^ par

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des comHQ^soDS stratégiques, sur uu théâtre, plus vapé , ce que sa faiUesso.lui avait fait perdred^us les plaip.^s, aux environs de Paris; mais t .à quelques^ égards, il futaisé de contester Te^^acité. de ce projeta Une première condition dç >a réu^ site éiait que laction du gquvenuement demeurât indépendante de Toccupation de la capitale par les Alliés : or , c'est à quoi Napoléon n'avait nul-lement songé. D'un autre, c^té, les feible^ corps des maréchaux de Trévise ^^ 4^ Raguse ne suSàr, saient pas, pour 1;^ défendr^e»!) autres raisons se. réunissaient e^c^e cpnti:a..'cet plai^. T^apoléou » de ; St.-P,izjf|r jue pouvait rassembler qu'à Nancy ]e$ divers fclétl^chemens qu'il se proposait dç tirer des pla.cef de la Moselle, d^Yosges et duB^s*. Rhin , et dé là quelle distance ne lui restaitwil pas à franchir pour rentrer daiis la sphère des opérations d.es Alliés , soit qu'il voulût revenir .par Langressur les derrières du prince de Schvvar- ^enberg^ sqit qu'il, se proposât de marcher par. Besançon sur Lyon, pour s'y réunir au diic de Castiglipnei Paris eût été conquis, le gouvernement impérial renversé, avant qu'il eût eu le temps de se créer une armée de tant d'élémens épars, et de faire une diversion puissante: sur l'un ou l'autre de ces points.

Tous les militaires éclaii^és regrettèrent alors, et Napoléon peut-être aussi , de n'avoir pas pris de Reims uuje direction absolument difierente^ A cette

épck{ue f %Qtfiit enïcorepQfigiUie de,sauver Tempire ayec le^ débris de r'armé€^;,0iais aulieu de se povter . par Cb4lea^T.hieffr j ètAircis surla droite du géoe*. i*alis6ÎiAe;,.la prudë0oe..cometUait de maneajuirrer eQatre.$à)gaacbe par Prévins et Seas, p<>ur de là s'^pprolchl?!) par Auxerre^des sources de TYonae ,. de rArmancon et de la Seine. Ce mouvement eût é\é d'autant plus facile ,. qu'exécuté dans la ligne iateriéiure die.défense, il se' trouvait hors d'atteinte de l'onneinsi.. Par la même raison ^ il assurait la jonction des ducs de ,Trévise et de Raguae , lorsqu'obligés de pUér devant le feld-marécbal fihi* cher, ils eussent été dans le cas de cHercber un pQint ; d'appui. L'armée française , une fois dans ce pays coupé et difficile, aurait soutenu avec avantage une guerre de cbicane sur la gauche de la ligne d'opérations de la grande armée , sans cesser d'avoir l'œil dans le bassin du Rhône et d'être maîtresse de celui de la Loire. Dans cette hypothèse, si le prince de la Moskowa obtenant l'autorisatton qu'il sollicitait, de former un corps d'armée avec les garnisons de la frontière de Rhin et Moselle, eût agi avec son audace et son activité accoutumées, dans la ligne des places de la Moselle et de la Sarre, sur la droite de la ligne d'opérations de l'armée de Silésie; ou qu'il eût simplement re» joint l'Empereur par la vallée de la Seine ; ou enfin qu'il se fât réuni près ou dans la Suisse au

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duc de Ca8liglioiie> on conTidndra que les ai&ires n'auiraîent p«« tarde à changer de face; et ftu(>posé que les Alliéls y au mépris des arméBi ^ablies sur leora flancs et lenrs demères ^ eti ss e ni lait la complète de Paris> elle n'mirail ëlé d^ancune influence sur les rëstdlats iritérieinrs de k cam« pagne*

Mais ce plan^ dent on. entretiM r£mpereca« avant son départ de la capitale ei q«^ re^ jeta, dans TioipossîbiHté êtèiare mainSepâtti exécuté, ne se disentait plus qa'aveo un' senti-^ ment d!ainertu9Be dTanftatit pitta ê^viomteuA^ que le déf ouement aana bornes de cette poi* gnée de brayes^'y devenait dés^^rmâiis innuite an prince el à k patrie^

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