‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 3)Chapitre 32 sur 109 · CHAPITRE XIX. lOl · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX. lOl

Trévîse alla dans la même nuit prendre sur les hauteurs de Fismes la gauche, du duc de Raguse , ;dont les avant-postes fusillaient sur les bords de la Vesle avec les tirailleurs de l'avant-garde prussienne.

Le corps du baron Winzingerode occupa Reims ; celui du général Yorck bivouaqua à Romain et Vanteley , le général Kleist à Blanzyles-Perles , le baron SacLen à Pontavaîre , le comte Langeron à Béry-au-Bac ; le général Bulow se rapprocha de Soissons.

Le lendemain 20 mars , les deux corps français ^es maréréunis campèrent sur le mont St.-M artin , ayant le ^}^ll^ ^'*"*, ruisseau d'Ardres devant leur front, et Fismes *^p'*'******^^ pour avant-'poste. Cette position , bonne tout au plus pour retarder de quelques instans la marche de l'ennemi « était un fort mauvais champ de bataille, puisqu'en cas d'échec, la retraite ne pouvait s'effectuer que par des chemins de tra* yerse, pour ainsi dire impraticables; et que d'ailleurs elle laissait entièrement libres la grande routé de Soissons à Paris , et toutes celles de Reims à la Marne. Le duc de Raguse en sentit sans doute les inconvéniens lorsqu'il annonça au prince de Neuchàtel que dans le désir de prendre sa reyanche sur les Prussiens , il chercherait à les attirer près de Mareuil en Dole, où il avait remarqué un meilleur champ de bataille.

Le feld-marëchal Blucber voyant la possibilité de rétablir ses communications avec la grande armée par Reims, que les maréchaux iBrançais trop attachés peut-être à la lettre de leurs instructions, lui avaient cédé pour s'interposer entre son armée et la Capitale; d^oàté vraisemblablement des pointes qui lui avaient ^ mal réussi, résolut de se mettre en contact avec le généralissime, au moyen de ses troupes lé«gères, et de se préparer à opérer de concert avec lui, si! n'était pas trop éloigné. En conséquence, le baron Winzingerode reçut l'ordre de garder Reims avec son infanterie, de rétablir les ponts de la Yesle, et de pousser sa cavalerie sur Epemay et Yitry; les géné«raux Yorck et Kleist eurent Tinstruction d'observer les maréchaux et de les tenir en haleine par des démonstrations. Il fut prescrit au baron Sacken de se porter sur YVailly, d'y jeter un pont , et de pousser son avant-garde à Braisne. Les Français conservèrent toute la journée du :20 la position de Mont*Saint-Martin, où lé duc tj^ndo^tl de Trévise rallia la division Charpentier , livrant forêw.**^"* ainsi Soissous et Coi»piègne à leurs propres forces. Mais la première de ces places, à laquelle deux compagnies de sapeurs et environ 800 travailleurs n'avaient cessé d'être employés depuis six jours, était sensiblement améliorée; et dan» Timpossibilité de mettre en si peu de temps la

Page 1