‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 3)Chapitre 33 sur 109 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

Tille à l'abri d'un coup de main , du moins Tou^ vrage k couronne de St.-Wast se trouvait en état de remplir l'objet d une citadelle. D'ailleurs , le duc de Trévise y avait laissé 2,800 hommes et un armement de Sgbouches à feu , et le commandant Gérard paraissait bien résolu à venger les affronts feits à ses remparts. La garnison de Compiègne , sous le major Ottem'n, se composait d'environ 600 hommes de jeune garde.

Sur le soir , la cavalerie des généraux Yorck et Kleist réuûie à Gourlandon sous les ordi^es du général Ziethen, passa la Yesle , et vînt s'établir sur la droite des Français. Le général Bulow s'a- Taoïça sur Soissons , et eut un engagement trèschaud avec la garnison. Le comte Langeron resta en réserve à Béry-au-Bac.

P^idant que ces mouvemens s'opéraient, ï® ciiâf^"*« 1* baron Te ttenbom revenant sur ses pas après le générai Tet-

tenbom.

départ des garder d'honneur , rentra dans Ghàlons ayant que le généi^al Duvigneau eût eti le temps d'y meltre garnison, et ouvrit de nouveau par Reims la communication avec l'armée de^ Silésie. Cet événement causa d'abord beàucoti^ de joie ; mais elle fut un kxstant troublée par la nouvelle qu'un corps composé d'infanterie et d'artillerie venait de se montrer dàn& les Ardeimes , sans qu'on sût comment il y était eulré; et que la population de cette contrée avait les armes à la main» Le maréchal Blucher

104 CAMPAGIVE DE 18149

ordonna aussitôt au comte Langeronde détacher le comte de Witte avec un corps volant de mille chevaux et de 3^000 hommes de pied vers Réthel , pour le combattre ou du moins Tobserver; et l'on sut bientôt que c'était la division Janssens qui, sortie des places pour se porter sur Reims , n'avait fait que traverser le pays sans laisser de trace après elle.

Les mwé' Le 21 mars , les maréchaux reçurent du Majorrf'")eiés***°ar8^*^^*'^'' par Tintermédiaire du général Vincent, l'Empereur, l'ordre dc rejoindre l'Empereur par Ghàlons ou Eperaay , aux environs de Vitry ; ils regrettèrent alors de ne s'être pas réunis è Reims; et comme il n y a pas de route qui de Fismes conduise & Epernay , ils gagnèrent Château-ïhierry sur deux colonnes , par les chemins de traverse de Fère en Tardenois et de Cramaiile sur Qulchy-le-Chàteau. La cavalerie des corps d'Yorck et de Kleist » aux ordres du général Ziethen , ^ut un engage* ment fort chaud avec leur arrière*garde, et la contraignit à repasser l'Ourcq à Oulchy.

Le général Yorck prit son camp à Fère, le général Rleist à Cramaiile; le baron Winzin- , gerpde resta à Reims , et poussa un parti sur la route d'Epernay; le comte Langeron s'avança, de Béry-au-Bac sur Baslieux; le baron Sackea de Yailly se porta à Braisne , poussant son avantgaixle sur Soissons , dont elle insulta le même jour les dehors.

Page 1