‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 3)Chapitre 40 sur 109 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

nemi repoussé dans le poste dont il venait de

s'emparer.

Les Alliés semblaient donc avoir atteint leur ^^»;^^^^*^" but sans le secours des habitans d'Anvers, puis- bombarder qu'ils se trouvaient assez près de la place pour la bombarder; déjà même les Anglais construisaient des batteries derrière la digue de Saint- Ferdinand, et les Prussiens préludaient en.jetant des obus dans le feubourg, quand la nouvelle du rassemblement qui se faisait à Liers , changea , tout-à-coup les choses de face. Le.général Bulow trompé ajicore une. fois par ses émissaires sur la force de ce détachement ; certain d'ailleurs que la garnison d'Anvers venait d'être renforcée par la brigade Aimar que le comte Maison y avait renvoyée de Liers , ne douta plus qu'un gros corps de troupes ne fut prêt à manoeuvrer par Womelghem sur ses derrières , et jugea prudent de battre en retraite. A la chute du jour , les Prussiens se dirigèrent sur Breda; les Anglais retraite, reprirent le chemin d^ Bosendàel , abandonnant derrière Ja digue une partie de la , grosse artillerie qu'ils ' y avaient amenée.

Le . cointe Maison replia . le cordon de troupes légères laissé à . dessein de . masquer leur retraite . précipitée aux troupes campées devant Anvers, et se garda bien.de suivre l'ennemi à travers les bruyères , avec vdes troupes neuves qui avaient besoin avant tout d'apprendre Iç

I'i6 CAMPACIME DE l8l4f

ttiBûietnent db$ arme8« Le général Borslell se prévalut de cette circonstance en canlonnani Tarrière >• garde i Hoôghstraeten et occupant West-Wesel et Loeiihôut comme arant^postea ; le quartier-général du comte Bulow fiit transféré à fire^ Sir Graham établit le sien à Oudenboaoh et plaça ses avant-postes & RosendaeL La perte des deux partis réciproquement exagérée dans les rapports officiels ^ doit être évaluée dû côté des Français à 3oo tués , 694 blessés et i5 à ao pri^ sonnièi^s. Les Anglais n'ùnt pas £iit connaître la leur ; les Prussiens ont accusé 620 bommes hors de combat.

L'Empereur informé de Tissne de cette ten^ tative par un double rapport du général Roquet « feignit de croire qu'il en était redevable . seule* . ment à la valeur des troupes , afin d'avoir ooca-» >sion de reprocher injustement au comiie Maison sa prudence , et Tex^iler k déplo jerà r&vènir plus de hardiesse après la victo^ire.

. Cependant , libre d'inquiétude à Tégani d'An*, vers , et ne pouvant su^oser que l'ensiemi se hasardât à faire une seconde tentative sur cette place avant d'avoir rassonbléj ta matériel nécessaire pour conduiiv le boràbardeAient à sa fin » le général en chef insti'uit d'ailleurs que le duc de Taren te allait bientôt quitter les^ bords de la Meuse et se rapprocher des Ardennes, char^ gça lea généraux Roguet etr Ambert de couvrir

ettAlPÏTKE XX. t2j

ÂDTers; €l àpl^èsâtoîr placé enTÎr on mille^dikimes d'infanterie el 8ettt galrdes d*honnett? à M alihés 5 dent ûJïitë^ bàtâiltotis et cent ohetéuiL de toutes àrm^ à Brdl£ellés, *eâ rëmplac^D&éht des dépôts dirigés sur Lille depuis quelques jours, il vitit «'établir le 16 à Lôtivain àtec iânVirbn 4ot) chevaux dli g^liél*al Cà^tex et laî division Barrois.

Lcuvain ndûttd dé quÀtit^è grande^ cômmttnîcations^ est éfifedtiyémeâl 1^ point le plus favoi'ablte^ d'observation ^li'oi^ pilisàè èhoisir pour Côu-^ vrir Bruxelles et seëbûrii^ AnVei^s, IbAqù'on tia pas as^ës de tmâpiîk pour océtipiàr la ligbe du Detneri De la l4eti ki'eiÉtpéchîiit; le tt^ûite tSakiA Aé cbfâbikîë^ i^ opéiMivàM avet: le due de Ta^ r^ûté i podté etiùbte fetitrfe Liège ^àt Maêstricht , de surtëiHér le débblilèbé dfe cielte première ville lorsi^'tf serait abandonné par l'è Maréchal; et enfitt de Se retirer sur LîHe ou Contté , quand il en serait temps. Mais le Atinistrè de là gueirre et le Màjôr^généi^al lui iayaht réitéré Tôrdrfe dfe côn* Centrer ses forces en avàtit d*Ativers , îl fellût quit* ter éétte position. Cependant , comme le dtrc de Tareiite l'informa ^tt'il évàctràit Hâsselt et Liège , il criil devoir ftiit^ netnplacel" stttt ârrière-gaf dé ^rundétacheinentde l,8ooiïmta9rsitts etÔô'o'che^ Vaux , qu'il t^onfiâ au général €aisté:t , et ne revint à Ailvérs qtt'àveé là divisioïi Bàrrois.

On a déjà vu au chapitre V , que r&vant-gardé dn jgénâ^al Wîiiîîngcrode prévint'ce détachénrent

128 CAMt^ACNE DE l8l49

à Liège, et le força après un combat a^$ez vif < à se retirer sur Tirlemont. Le général Gastex annonçant ne pouvoir se maintenir dans ce poste , le comte Maison partit d'Anvers le a6, et. vint Je recueillir à Louvain.

Pendant que le simple passage àfi corps . da baron Winzingerpde causait un si grand embarr ras, le général Bulow préparait un coup de main sur Bois-le-Duc « de concert avec ses hi|bitans% Dans la nuit du 25 au 26 janvier, le colonel de Howen exécuta cette surprise facile avec un régiment de la réserve prussienne. La garnison forte seulement de 65o hommes , sous le colonel Laraitrie , eut nçanmoms le temps de se réfugierdaos ; la citadelle , où elle fut forcée de se rendre le len* demain faute de vivres* La perte de cette place et les fortes reconnaissances poussées le même jour vers Louvaiu, convainquirent le comte Maison de la nécessité de prendre un parti. U avait le choi^ de, se replier sur Anvers et de couiir la chance de s'y laisser enfermer avec son noyau d'armée , ou bien d'abandonn^er cette place à ses propres forces , et de tenir la campagne avec les divisions Barrois etCastex^ sur l'ancienne frpntière de France; c'est celui auquel il s'arrêta, au risque d'encourir de nouvelles réprimandes du Ministre et du Major-général , qui n'avaient d'yeux l'un et l'autre que pour Anvers.

Toutefois. il devait encore s'écouler quelque^

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jours avant d'être obligé de le mettre à eiéculion. Le coQoanandeHtent des forces alliées dans les provinces belges était échu au* prince Bernard de Saxe^Weymâr , et le.gétiéraliBuloW qui detait les traverser seulement pour opârer en France de concert avec le corps du baron de Winzingerode ) sur les flancs de l'arngbée de Silésie ^ pa^ raissait peu jalouic de > commencer la besogne de son successeur^ Ajoutes que éeluitoi avait les mains liées par: l'impossibilité où la division du lieutenant-général Lecocq se trouvait de passer TYssel^. à oaUse du charriage du fleuve et de sa crue entraordinaire qu'occasionnait là mpture de la digue d'Emmerich. Cependant y à force de sollicitations ^ il dévia du' système quf'il s'était tracé 9 par. considération pour le duc de Glarence »

î ^ ji A 1 . 1 .- Le duc de

envoyé exprès a Angleterre avec . quelques mu* ciarence fût liers d'hommes de renfort , à dessein d'inoendter nouyeiie enla flotte d'Anvem. Au lieu de marcher à Bruxelles, a^y™*^^ où un certain nombre de mécontens l'appelait tous 1^ jours, il consentit à coopéra* à cçtte folle entreprbe. ^

D'après le plan arrêté entre le prince an^ts et lui, les brigades Thumen et Kraffl devaient former conjointement avec la majeure partie du corps anglais, le blocus d'Anvers, tandis que celle du général Borstell prendrait possession de Malines, s'établirait sur les deux Nèthes et pous* serait dçs partis sur Bruxelles, en vue de fai» 2. 9

i3o càupagjnk de 181 4 9

éclater un mouvement insurrectionnel sur les flancs du petit corps d'obserration du général Maison.

En cqnséquenee , lé 36 janvier les Pïnssiens destinés & opérer contre Anvers , se mirent en marché de West-Wesel ; mais le mauvais temp^ ayant empêché le débarquement des trott{^ récemment arrivées d'Angleterre^ et mètÊe celui des munitions , il ne partit des câMonnemens d'Oudenbosch sur Westnuskdf , qu'enviroA 4)8oo Anglais ou Hanovrieus , aux oi'dres des généraux - majors Gibbs et Taylor , avec un petit train d'artillerie hollandais mal approvisionné. La marche de ces deux colonnes n'éprouva pas le moindre obstacle, car le duc de Plaisance n'avait sur toutes les routes que des po^es d'avertissement ; le général Borstell feitlit mèaie enlever dans Liers le 11^ régiment de tirailleurs et une soixantsâtie de chevaux qui y avaient été envoyés la veille aux nouvelle», mais que le colonel Vautrin ramena à Bergheiii avec beaucoup de présence d'esprit et de bravoure.

Les Alliés s'en rapportani; un peu trop au& avis de leurs partisans, s'étaient flattés dé ^ rendre aussi aisément maîtres d'Anvei^ qu'ils l'avaient fait de Merxhem le i3 janvier;, et cette confiance fut peut-être la cause pi^Hiière de 4!aât*ont que leurs armes essuyèrent. La plac^

à la vérité , non encore susceptible de soute- « nir on siège régulier ^ se trouvait déjà à 1 abri d'une attaque de vive force, et Tescadre ne i^* doutait plus rieh d'vm b^Hib&tHâeîneiit. Ou avéil* fsdt au dehors d'Âlivet'S'des^tràvttUt d'autant f>tus' étonnans , qu'ils si'étàiôilt élevée au milieu d'un dénuement abfi^^lu de tot^tes^ ressources et avec les bras d'une garnison accablée de service* Le camp retrancbë qui couvre les ichan|;ièH à droite de la ciudeUe i et dont lé vaatiè développement^ eût es^igé ao mille hommes pour sa défeusi^ , était abandonné; inàis ou ai^t retranché *la^ digue dé St^-FerdinasMÎ, -Merxl^m, le po^t de Damme et lé village dé t>eurae; ce qui fonuttit ainsi une enceinte; pliis^ resserrée et proportièti-^ née à la feiblesse' de la èarnison; Lis <d^d- dé.^R?"*'®?»

, ,^ «« défense du

Plaisance stimulé f^r- le genei^d IVfoison , "^^^f^^^J^ ^^'^' condé par le zèle de l'amiral'Miiâiiessjr ^ de$ costt.^ mandàns d'artillerie et étx gëni^ ^ ne do'ïiçut aucune crainte, lo^qûHl s^âperoiii le^S'l janvier mi aoir, q«e les Alliés ritivest»ssai^t%avaijt que Ufi ouvrages de Mèrxhein ïossetit armés comm^^ îl ledésirait; Afin d'en prolonger la défense ^Ul^eta la division Ambèrt à Braschaet et SchdtCeû v >^^ i'imtrùGtion dene «e ^replier acrr ce poste qu'à l'extrémité. Le général ftegûet eut ordre d'évÀ^ 4Buer Winegfaem,'domie9 i^nuhchemèds éiai^ incomplets , et de' plaeer ses avi^tiS^postes i Vâp^ proche de l'enaeiiaii, à^hauteurdu cfaà«e!ap^*A;»t

•aace.

l32 CAMPAGNE <J)E 1814»

cul , sur la route de Deurae , observant celle de Schouen* Le. pont du canal d'HerrensthaL • fot fortement pCQupé : , le colonel Vautria resta à Berghemavec sqn régiment et quatre pièces;» la brigade Fiassent, forma reserve à rentrée du faubourg de Borgerhout; le reste. des. troupes de. 1^ garnison eut un poste assigné dans Tintée rieur dfAnvei'S. .

. Suivant le plaît arrêté entre les Alliés» les prin-

çipa\iX'efForts devaient être dirigés contre yin:eg'^

hem* Le général Thumen fut chargé d'en co A«-

dùire l'attaque de . front , et les généraux Rraflflt

et.Oppen de le prendre.de reve^sV II était conn

venu 9 en outre, que sir Grahata délogerait les

Français de Braschaet, tandis qWun détachement

de la. brigade Kràfft tomberaili.sur le poste iki-r

' tej*médiaire de Schott^^ > aussiiot après. s'étH

emparé de Yinegjbçmy . m , ,

L«s Alliés n- . Joiites les colonnes s'ébjpanlèr.0U: lé if' féi^rjif»

Fr^^^ sou T/^shuîi heures du mutin «iet le «géi^éral Thumen

b^ibidi\!*'«*i'idb#9l sur :1a routes de 1 Hèlttkont, engag^^

U premier l*at)tion av.ec la^brigpsido' Aimar placée en allant dupar^o de Rivière,, à idbievâl aurjachau» ^que Jbftttiaient lo bottch^es àifeu :. le terrain i droites el À gaueib^ de i la route ae<troava»t çpijipé 0t loiirré: depuis-là jus<pi*à Deume , on'.se figurt ai^émoiit les obstaelea qu'ils eut à vaincre ,. avant d'iftyipi^ réuni asse« de monde et d'artillerie dans la

. piQftif;^iplaûie.«nface)de ce.pdste, pour en.ceim^

CHJimTRfi XX. ^ 133

■HAencer Tattaque. Ce n'était pas d'ailleurs une -entreprise facile : il fallait emporter de vive force de bons retrancheinens derrière lesquels les Friançais tiraient à coups s&rs. Trois fois les Prussiens cherchèrent à les enlever d'assaut, et payèrent chèrement leur temërité.^ Enfin >, après BÎx heures^ d'un combat trop inégal^ le général Thumen s'étant porté )sur le pont de la -Schin, qu'il aperçut n'être pas couvert, le duc de Plaisance crut prudent de le lui céder et' de replier le général Âimaren avant de Borgerhout, né supposant pas que les ennemis osassent dépasser le village deDeurne qui était en feu. Cette retraite prématurée faillit avoir des suites f&« bheusês ; à peine fut-elle prononcée qu'une nuée de tirailleurs prussiens , rabattant sur la droite en ^vant du marais, vint assaillir et fusiller à bout ^portant les bataillons en retraite» A la vue de leur mouvement , qu'une forte masse . débouchant du pont se disposait à soutenir , le comte Roguet, saisissant l'à-^propos, ordonne au chef d'escadron Briqueville de charger la tête de colonne avec environ loo lanciers, tandis qu'un "bataillon dû 12^ de tirailleurs et un du ]|3^ de voltigeurs l'aborderaient sur ses flancs» Cette icharge eut un plein succès : les Prussiens furent enfoncés , répétés sur le pont , et poursuivis à coups [fde lance jusqu'au-delà de Deume. Leurs Urailr leurs coupés , essayèrent de s'échapper qn .trar

l34 CAMPAGNE OI l8l4»

versant lé niarais qui paraissait gelé ; mais il en eogloolit plus de loo, et 60 furent faits prison-* niers»

Par cet acte de vigueur, la situation du gëné^ rai Tfaumen, qui tout-à-l'heure donnait de justes espérances, changea de face. Litre à lui-même , dans une espèce de coupe*gorge , aans secours à attendre des colonnes agissant sur ses flancs avec des troupes harassées de fatigue, tl denieura esposé lé reste de la journée i tout ce tpi'on aurait voulu tenter oolitre lui , car il répondit à peine au feu de mousqueterie du bataillon de tirailleurs qui reviit s'éi^aJalir à Deurne* Les^ Anglais dont la marche était lonrde à cause de Fartillerie qu'ils traînaient aveo évtx 9 arrivèrent tard devant Braschaet, et néanmoins assez tôt pour en chasser Êicilemeat les trois bataillons qui Toccupàient ; mais oubliant qu eu guerre les occasions perdues ne se rétrouvent plus.^ le général Grah^m ne les poursuivit \ïas sur Môrxhem « où ils eurent tout le temps de se. rallier.

Le général Krafft , aidé dans sa marche pav révacuation de Wineghem , attaqua SehoJblea ;, et après un engagement asses chaud , i^eplia sut Merxbem les trois bataillons chal^gés de sa dé^ fense; le général ôppen qui avait suivi la route de Herrensthal , ne put franchii* le cauSil , et ait tenu en échec au pont toute la )onmée pajq uu aimpbi poste.

eBÀPiTfts XX. x35

Quant à Tattaque cUrigée contre Berghempar le général Borstell , comme ce n'était qu'une dé« inonstration faîte en vue de masquer son mouve* ment sur Malines^ elle fut akément repoussée par le colonel Vautrin.

Ainsi après cette sanglante Journée , les Alliés ne se trouvaient pointencore assez près de la place pour la JK)mbarder jLvec ei^oirde succès. Duiamt jLa nuit , la br^de Tfaumen Ait renforcée de quel«ques bataillons de celle du général KratiEk ; et. à k suite d*uoe conférence oà assistèrent les principaux généraux alliés , on décida que les Anglaia attaqueraient le lendemain Merxhem , et que les Prussiens forceraient les ponts de la Schin et du capal de HerrensAhal.

. Au poiot du jour , le.f(m reoomaievça sur toute la ligne , et le général Ambei^t re^poussa un premier assaut; mais vers lo heures, les Axkglais ten r^ noavelèrent un autre avec sul^eàft. Les consr crits harassés de fatigue , et cpi avaient passé deux nuits sur le qui-vive, flédiirent «et furent repoussés jusque sous le canon de la place. Du côté de Deume , le général Roguet plus heureux ^ tint constamment les Prussiens en échec^^t déjoua tous leurs efforts.

Maîtres de Merxhem » les AUi& employèrent la nuit du a.au 3 février à élablir des batteries inçendiaired derrière la digue de Saint-Ferdinand, et commencèrent le bombardement au Jour.

i36 cjlUpjlont Bfi 18149 '

Grâces à Fâctivite de Tamiral Missiessj et des chefs des (difTérens services, Tescadre désarmée etblindée dans le bassin , comme cela s'était déjà, pratiqué à Mahe en Tan vu , n'avait rien à craindre du feu; Fartillerie de- la place riposta avec vigueur à celle de Fennemi.

c«raot^tw°d ' - ^^ ^^^ ^^^^ cette circonstance critique que le Îwîm" ahtw S^®^^^ Garnot Tint relever le duc de Plaisance comme gouverneur. Cet illustre vétéran voyant les masse» de la coalition couvrir le sol de la France , sentit rallumer dans son cœur le feu patriotique qui Ten^amma dans les crises de .1793, et ofirit à FËmpereur son bras sexagénaire (1).

: Napoléon se connaissait en hommes, et* fut touché de ce dévouement. Dès que Camot offre ses services j dit-il , il sera fidèle au poste que je iui confierai; Je le nomme gouverneur d*An\^rs. d'était en effet le général qui convenait le mieux dans cette place.

Sa présence s'y fit aussitôt sentir par la jus-

(i) « C'est peu de chçse, sans doute, écrivait-il à FEmpereor, » que Foffre d'uu bras sexagénaire; mais j'ai pensé que l'exemple > d'un soldat dont les sentimens patriotiques sont connus , pourra rait rallier à Vos' aigles beaucoup de gens incertains du parti ^ qu'ils' doivent prendre, et qui peuyent se labser.p^suaderque » ce serait ^auyer leur pays que de les abandonner." »

GÀRiroT,/7arRiousT. Gan</, x8i7,/i^. VI»

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