‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 3)Chapitre 39 sur 109 · chapitre' XX · texte numérisé non relu

chapitre' XX

se trouvait pour ainsi dire sans défense , malgré le grand nombre de places bàtiës ù dessein dlnterdii'e Faccès de ses ports du de tenir la clef de ses canaux; en effet, la plupart délabrées, manquaient, en outre, de garnison et d'approvisionnemens. Si le comte Maison n'eût visé qu'à couvrir Bruxelles , forcé de concentrer ses moyens entre Malines et Louvain , -derrière le canal \ dès que le duc de Tarente qu'il prévoyait devoir être incessamment appelé au secours de la Capitale , aurait dépassé Namur, la faible armée; du Nord courait risque de voir insulter et prendre sur ses flancs Anvers et Maéstricht , sans être en état dy mettre obstacle : de voir même se réunii' derrière elle les Alliés dans les plaines de la Senne et lui couper toute retraite. Eût-il voulu au contraire, s'en tenir à l'exécution ponctuelle de ses instruc* lions ? obligé alors de s'étendre le long du Demer , entre la Meuse et l'Escaut; les Anglais. et les Prussiens , .maîtres de Steenbergen et de Wilhelmstadt, deBreda et de Bois-le-Duc^ en auraient débouché sans difficulté pour se porter ,^ soit par le bassin de la Lys vers celui de l' Aa » afin d'aceom^ plir le vœu constant de l'Angleterre, de ravager en une courte et facile diversion tons nos établissemens maritimes ; soit par les bassinsde la Dendré* et de l'Escaut dans celui de rCKse , où leur jonction aurait pu s'effectuer avec les Russes , qui ^j seraient rendus par les vallées de la Meuse et de l'Aisne» •

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Plan GoiiTaÎDcu de celle triste mérite «utant que pé*

** a„"^^* nétré de rimportance du rôle dont U était chaîné , MaiMD. |g comte Maison sans s'attacher à Texécution littérale de ses instroctiona , résolut dès-lors d'agir néanmoins dans leur esprit , en tenant la campagne avec un corpa volant qui , changeant tous les jours de position , donnât le change aux Alliés sur sea forces et ses projets; de n'accepter jamais de^ combat , k moins d'avoir tontes les chances en sa iEsiveur, et de profiter au contraire, dea* avantages qu'il pourrait tirer de la mésintelli* gence, Ae$ fiiusses mesures ou de la lenteur des ennemis:

Il projette de Conformément à ce projet, il compléta l'ap- «lais de $«d- provisionnement et la garnison de Berg*op-Zoom , qu'il prévoyait devoir être bientôt investi , prit toutes ses mesures pour former le fends de cdle d'Anvers avec les étrangers , les marins et quelques bataillons de conscrits récemment arrivés; et conçut en même temps l'idée de chasser les Anglais des iles Beveland , d'où , quoique peu soli-* dément établis, ils menaçaient ces deux boule^ vards , et gênaient déjà la communication avec celles de Walcheren et de Cadzant

Il n'y avait pas de temps à perdre; car il &Uait au moins cinq à six jours pour combiner cette opération ; et le fort de Bals , le seul qui fiât en-^ core au pouvoir des Français dans Snd-Beveland 9 paraissait peu capable de résister jusque4à, s'il

était vigoi^reusepaenf;. attaqpé. Le coiQtd ll^aisqi^ y fit passer le général Çruqy; officier ferpie e|; prudent « ^v§c ordre de le défei^dre à piitrance. En même temps, il prescrivit; ^i^ gépéral Gi|)y de préparer unp ^j^p^diûon de Flesiwgae, ^e naar uière à dé|>af*q9er ^^ pins l^ard \§ 6 jaiiyier à la pointe oççid^ptale , 5 à ^pp hoipmes , tandis qpe lui-p^éme ^veç le la^ do tirailleurs e\, qpelqiites autres troupes tirées d'Apver^, prfpdrait terre k rextrémité §pd; pi^i^ ^yftpt reç\i |;put-^TÇ0^p Tordre ministériel de réunir ïqt^ trpppei& 4^ 1^ garde , çt de feire pp efiprt ep fayepr 4e la garni- , c^ projet son de Gorpppp que ]^^poiéop désirait ^ÏQV^ retjir iW , ce projet fpt ip44fipipi4P( ^jpprpé, -

Tqptçfpis le géppral QiUy P§ reçut pas k temp^ 1^ CQPire - prdi'e , Qt jeta le 4 j^P^^i^^- ^ Bors^ep pp bataillon dp |3i^ , leqpçl fiprè# avoir pris ^\, détruit dep|. b^t^eries , fp|: obligé de se rembiB^rqp^r $ P^ ppuyant «e piaiptepir seu^ cpptre 6i ^Spp Apgl^i^ «t i^pppplftttqp, furieuse qpe Ip 9»irp, jgiQtepr de VipgprreçUop , eftt été blessé.

Cep^pdgpt les Prpssiep^ opcppaiepf; ep force !<• «fBérai

Geptrpyd^pbwg et Heusdep , ^% |e jterri^iQ l'çp- camomne •«» £wmé eptre ces deux pliiees é\^Xi spbpierg^t Dès- *~S!?en?

lor^ r^^péditipp prescrite pur le Mipi^tre dqypa^pt Ipipr^Ueable 9 TiaËinterie du gépéral I\oguet eanti&nna à liooghstraeten et Tprpbopt 1 et h ^cavalerie du comte Desnoëttes entre ce bourg et

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celui de Brecht; ie général Âmbert avec 4 ^^ taillons , 2ù6 chevaux et 4 pièces de canon , prit poste à Donck et Braschaet. Dans ces positions , le comte Maison avait pour but de couvrir Anvers , ^ d assurer la communication de cette place avec Berg-op-ZooixL , de contenir tous les partis qui sortiraient de Breda ; et d'empêcher le corps anglais qui masquait la première de ces places à Rosendael , d'opérer sur le flanc gauche du général Roguet , en se portant de Breda ou de Tilboui^ entre elle et Anvers.

' En cas d'attaque sérieuse de la part de Fennemi , le général Ambert seul devait soutenir le choc , au moyen des renforts qui lui seraient envoyés d'Anvers ; mais les troupes de la garde avaient ordre de se replier aussitôt sur Westmael, à la tête de la chaussée , et d'y prendre position. Lès dix premiers jours de janvier s'écoulèrent sans autres événemens que des escarmouches d'avantpostes, qui donnèrent aux conscrits la première idée du métier des armes , et permirent au général en chef d'achever ses préparatifs.

bb^*?*» CM- Enfin , le général Bulow informé par ses émis- .tonnemens gaircs dc l'objet de ces dispositions, et sachant

français. . ' . *- ,

que le duc de Tarente se préparait à abandonner Gueldres, crut devoir sortir de sa longue inaction, et se débarrasser d'un corps qui pre* nait de jour en jour plus de consistance et d*aplomb.. Ayant communiqué sa pensée au général

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Graham, celuî-ci promit d'autant plus Tolontiers de l'aider dans cette entréprise /qu'elle semblait lui procurer Tôccasion de brûler l'escadre d'Anvers. En conséquence , le général prussien détacbà lés partisans de Colomb , renforcés d'un gros corps dé cavalerie et de t[aelque infanterie , sur Venlôo , se proposant par là de couper la communication du maréchal avec Turnhout , et d'intercepter celle de Maëstricbt ; il fit filer ensuite deux régimens de cosaques par Tilbburg et Eyndhovèn sur Turnhout, afin d'éclairer les mouvemeùs du général Desnoêttes ; puis il se disposa à attaquer le lo janvier, la ligne française sur trois points difierèns.

A gauche, le général Bbrstell avec sa brigade , soutenue d'une partie de l'artillerie russe , devait ' se porter sur Hooghstraeten , et l'enlever ; le général Thumèn au centre , après avoir réuni ses moyéùs à Gros*Zundert , avait l'ordre de forcer Loenhout et West-WeseL A droite enfin, le général Oppen avec la brigade Kraiï);, l'autre partie de l'artillerie russe et toute la cavalerie de la réserve prussienne , devait marcher par Ansvèén, sur'la route dé Wèst-Wesel à Hooghstraeten et Anvers, de manière à tourner la division Roguet , la prendre en fiianc et à dos , et lui couper là retraite sur Anvers. Cette attaque était combinée avec le génék'al Graham, qui se réserva

id;2 càmpacne de i9i49

()e cofi4iûr^ un^ forte colonnç d^ tau(0t armes de Ro^endaçl contre Aferxhem*

Par un de ces hasards ^'ès-Mq^eiiA h la guerre « le jo9r même Qx^ potir Tatilaque, le général Roguet surpris de rappfurition stn^ulMin^ des cosaques sur les rgutes d'Eyndbo^en (^ de Hamoal , se disposait k faire une grande n^cpnnaissance ; d^à la l^rigade Flamant était sous les armes, lQr9<]ue la colonne du général Borstell déboucha de H^w ^t de Weriel. Le gépéral Jiogu^t soupgQunani filor^ que l'^ouemi se propoi^t de rmvçlQpper« plaça un bataillon du 1 9® d^ (irfiiUf urs di|n^ |e, qiikietière diç Minderbout, a bataillons et 4 pièces à cb^val 9ur la routai en arant de Hooghslr^f^ten ; ^ 0Vk arrière, aur «elle 4 O^tmaçl ; flapqiM la gaucbQ de la route de Wteer par nn bi(taill99 1 rapp^l^ 1^^ deu3( qui étaient sur U cb^PUin de {^Q^nhpqt ; dufip , euvQja Tprire #u géliéral Amw d'évacuer Turnbout e^ do suivre ^pn mouFomeiit rétrograda sur Anvers.

Le géuér^l Bor^lell arrêté par cies dispositions, ^e parvint à déboucber du pout de Wçrt^l qu'à midif Alors simlemept 1^ général Roguet oomm#uça k battre m^ retraites mais au lieu de prçudre ppaition à Westmael % il ne fit Imite qu'à Winegbem* Le général Thuin^n donpa sur la brigade Aim^r, qui ne voulant pas se replier avant d'fivoir ra)lié jles fortes patrouilles poussées

sur Kanm et Tilbourg , fut çQupée à W'QStIQaael et obligae de se jeter à Liera. Le gëii^ràl Oppeu retardé par la difficulté des chemins qiie la g^J^e gyait, pour ainsi dire, refidua impratiçsibilsSi né prit aucune part au combat*

Le lendemadn , les Alliés coalisèrent leur mouvement offensif, et vmmst s*éfc%blî?, 1^9 Anglais à Capellen, les PjssMÎeiil i Braeictb^f^t i Groe- ▼en-Wesel et 01^i||^m. Dès-lorc^ le ^omXe Maisdn %ke doutaikt^us qu'ils n eussent HiiteiitiQn de t^aterxin coup de main contre Ânyers, ordonna au général Ambert de se retirer dans la nuit du 11 au 12 en arrière de MerJihem, et au général Boguet de prendre position à Wineghem* Ces villages, ainsi que celui de Deume, avaiei^t été couverts de quirïques retrancbemens; et le général en chef supposant que ces deux divisions y tieipdraient l'ennemi en écbeo, résolut de se mettre à la tête de la cavalerie du général Castes et de la division Barrois , venue en une marche forcée de Bruxelles à Liers , de tomber sur so^ flanc gauche et de l'acculer à la mer.

E^ effet, il qi^lta Anvers le 1 3 au malin ^uivi MuMBuvreda

•., • - I i9« A • 1 comteMaison.

d envu'on i,ooo hommes d infanterie , une batte*» Projet d*atta. rie à cheval, deux à pied, et effectua sa jonction ?^%uîowm k Liers avec la division Castes et les 3v6oo cons^ ^^^^ crits que lui amena le général Barrois. Mais à peine celte réunion opérée , le général Bulow comptant d'une part sur le soulèvement de la

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population d'Anvers , que ses agens ]ùi assuràimt avoir préparé ; et de Tautre sur la coopération efficace dn général Graham toujours bercé de Fespoir de détruire l'escadre française , se flatta , sinon de s'emparer d'emblée de la place , du moins d'j rejetei^ en désordre les troupes qui la couvraient, et de prendre une position d'où son allié bombarderait l'escadre à souhait. Le général Thumen fut chaîné d'attaquer le village de Merxhem de front et le général Gibbs de flanc , avec 3,5oo Anglais» Le général Oppen devait enlever Wineghem à la tête de la brigade Krafilt et d'une partie de la réserve.

Le premier de ces postes quoique favorable à la défense , ne put résister à Fattaqùé combinée des Prussiens et des Anglais. Vainement le duc de Plaisance renforça le général Ambert d'un bataillon d'ouvriers de la marine , il' fut emporté à la siiite d'un* engagement assez^ chaud, dans lequel le général Avy perdit la vie à la tète du 4^ léger; et celte petite division composée de conscrits mis au feu pour la première fois, reje-' tée jusqu'à Damme, où l'on eut beaucoup de peiné à la rallier. De son côté , le général Oppen chassa de Wineghem les* deux bataillons de jeune gardé qui le défendaient, et leur enleva une pièce de canon ; mais le comte Roguét ayant ordoxmé au général Flément qui était à Deume , de les soutenir , elle fiit reprise et Vetx^

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