CHAPITRE XXI
Tandis que le gros des deux armées était aux ,^^*^5^^^ prises devant Yaleggio , sur la droite la division Zucchi chassait les brigades Eckardt et Spiegel de Gastiglione-di-Mantova et Due-Castelli ^ leur faisantnombre de prisonniers : ce succès eut été plus complet encore si la crainte de trop s'éloigner de la colonne dû lieutenant-général Grenier^ neût modéré son ardeur.
La division Palombini à son tour reploie les pos^ tes du corps de blocus ; néanmoins n'osant engager un combat avec le général Wlasitsch qui eut Fart de développer de grandes forces sur les hauteurs de San>-Lorenzo , elle se retire sous le canon de Peschiera, sans atteindre Fobjet de sa sortie; '
Le comte Yerdîer se maintint long-teinps der* rièra le ruisseau d'Olsino conlre le feld-maréchal lieutenant Radiwojewitsch ; mais ce dernier voit* lant enfin profiter de sa supériorité en nombre pour déborder sa droite et Tacculer au Mincio , ce général gagna en combattant les hauteurs de Monzambano y qu'il continua d'occuper le reste de la journée. Son adversaire ayant été rappelé à lac chute du joiu* par le maréchal de Bellegarde qui commençait à craindre pour lui «même, il fut reconduit vivement par les Français jusque dansf l'anse de Borghetlo , bu il prit position.
Le résultat decctte singtdière bataille , encore ob^rTatiop», que le Vicfe-roi ep eût manqiïé le but, fut tout à J^^Jj^îSe *" lavantage des Français. Les Autrichiens y eurent
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près de 5 mille hommeshondecombatet a mille prisonniers. La perte des premiers n'excéda pa» 3 mille hommes. Le maréchal de Bellegarde arrêté au passage, ne sut trouver aucun expédient pour se tirer d'embarras. Attaquant sur un seul point , attaqué sur trois autres > il laissa isolément aux prises toute la journée sesdivisionsy sans porter en avant de Pozzolo*les renforts ^'il lui était si facile d'y réunir, et par cette inertie fit battre 5o mille vieux soldats par 3o mille conscrits ; mais cet échec fut peu de chose encore en comparaison des désastres qu'aurait essuyés son armée, si le Yice-roi, retardant d'une heure ou deux l'exécution de son premier projet , s'était rendu maître de la ligne du .Mincio : car alors jeté au milieu d'un pays ennemi entre le Pô et les montagnes du Brescian , sans appui, ni communication avec sa base d'opérations , toute voie de salut lui eût été fermée.
Les dispositions faites sur le champ de bataille par ie Prince , prouvent un coup-d'œil sûr et prompt; toutefois peut-être se priva-t-il inopportunément de la- cavalerie de sa garde , car il parait que l'infanterie et quelques pièces de ca* non sufiisaient pour tenir Goito, que la seule brigade Yeczay pouvait attaquer à revers.
L*«rmée fran- Lcs succès obteuus par l'armée française n'é-
raiM repas»* i ^ • •/• i • ^-. J
u Mincio. taient pas assez decisiis pour lui permettre de res;ter sur la rivé droite du Mincio. Les Autrichiens
concentrés par l'effet même de la perte de la bataille, recouvraient toute la supériorité du nombre dont leur dissémination les avait momentanément privés ; il fallut donc revenir dans ses anciennes positions. Le 9 au matin , Farmée repassa la rivière à Goito avec la sécurité que donnait la victoire de la veille; et s'établit, savoir : la division Fressinet à Monzambano , se liant à Yolta où fii** rent placées la garde royale , la division Marcognet et la cavalerie des généraux Perejmond et fionnemain ; la division Quesnel à Goito ; cellq 4le Zucchi avec la brigade Rambourg rentra dans Mantoue; le général Pal ombini à Pescbiera; le général Rouyer forma réserve à Guirdizzolo.
Le corps de Radiwojew^itscli repassa le Mincio dans la nuit du 8 au 9 , sur le pont de Borghetto qu'il conserva. Le retour du Vice-roi dans sa ligne donna lieu au comte de Bellegarde d'inférer que NouTeHeteale prince Eugène ayant beaucoup souffert , ne sage <iu Minsongeait qu'à se retirer sur Plaisance : imbu A^tric^îena, de cette opmion, il crut quil ne fallait quepoa«»és. se montrer sur la rive droite du Mincio, pom* le décider à une retraite définitive , et se promit bien de ne pas lui laisser gagner impunément l'Oglio. Il prescrivit au marquis de Sommariva de pousser le général -major Stanislawlewitsch parle val Sabbia et celui de Trombia sur ses derrières, dans les plaines du Brescian. En conséquence , dans la nuit du ^ au 1 o , le général lia-
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diwc^ewitsch repassa la rivière, et replia totisles j postes français; mais bientôt les comtes Yerdier
et Grenier s avançant sur ses flancs , le rejetèrent sur le village de Borghetto, où il se tint à couvert sous la protection des batteries de la rive gàuchcm Pour déjouer désormais tonte tentative ultérieure sur ce point , on imagina alors de fermer Tanse du Mincio par de bons retranchemens dont la garde fut confiée à la dirision Biarcognet qui eut aussi celle de Pozzolo.
Affiires Aé Cependant le général Stanislavrlewitsch , cou-
ftanioiie. tormcment a ses mstructions , avait tourne le lac de Garda et investi le lo le fort d'Anfo. Le lendemain , il dirigea 3 bataillons par le val Sablna sur Salo dont ils s'emparèrent sans coup férir, tandis
, qu'avec trois autres il gagna le val Trombia dont
il chassa les avant-postes pour venir prendre position à Gardone. Instruit de ces divers mouvemens , le Prince envoya la garde royale au-devant de la première colonne , et chargea le général Bon-" Êinti de repousser la seconde* A Salo , le combat ne demeura pas long-temps indécis : les portes de la ville furent enfoncées à coups de canon. Poursuivis par les chasseurs à pied, les Autrichiens en se sauvant tombèrent sous le canon de la flottille qui rangea la rive occidentale du lac , et les força à se jeter sans armes dans les montagnes. A peine ralliés le lendemain à Mademo , ils y sont attaqués de nouveau et menacés d'être
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acculés au lac , ils prennent le parti de se retirer ^n toute hâte à Toscolano. De son côté , le général Bonfanti chassa le 14 9 après un combat assez vif, l'ennemi de Gardone , et le ramena battant jus^ qu'au lac dldro. Après cette malheureuse expé* dition, le général Stanislawlewitsch se borna au blocus d'Ânfo , le général Bonfanti rentra à Brescia, et l'infanterie de la garde revint prendre . poste à Dezenzano.
Le maréchal désabusé se hâta de transférer Le marédit alors son quartier-general de Yaleggioahomma*se détermina Gampagna , où tout à la fois la nouvelle de la vie- feiuWe. toire de la Rothière , et Tannonce de la reddition du château de Vérone , atténuèrent en quelque sorte rimpression désagréable des échecs qu'il venait d'éprouver. Dès-lors décidé à tout attendre du temps et de l'ardeur des Napolitains et des Anglo-Siciliens , il prit des cantonnemens entre l'Adigeetle Mincio, espérant justifier à leurs yeux cette inaction calculée , en alléguant les ravages qu'exerçaient dans son aimée les maladies épidémiques. Des 101 bataillons et 70 escadrons qui la composaient ^les 11 bataillons et les ' 8 escadrons du corps de Nugent , furent seuls destinés à agir offensivement , de concert avec l'armée du roi de Naples. (F oyez le Tableau XVIII).
Gelai -ci peu jaloux de conquérir l'Italie Hésitation, du pour l'Autriche, résistait à toutes les sollici- "***** ^"ï"***tations du maréchal de Bellegarde et aux ins-
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tances du général Nugent; il prétendait qu'M y aurait de Fimprudence à marcher sur Plai«aance tant que le Yice-roi garderait la ligne du Mincio , que ce serait s'exposer aux coups dea troupes qu'il lui plairait de pousser par Bor« goforte sur ses derrières, à l'insu même du maréchal. Ainsi , se rejetant l'un l'autre l'initiative , ils paraissaient tous deux résolus à laisser l'armée française dans ses positions défensives. . Enfin , le général Nngent arracha à Joachim la permission de se porter sur l'Enza , dans l'espoir qu'une fois engagé avec le corps de droite , ce Prince serait par honneur obligé de le soutenir. Ce qu'il avait prévu arriva : la division Garascosa entra dans Reggio , celle d'Amhrozio se réunit à la réserve à Modène, où le roi de Naples transféra son quartier -général. Ce fut là qu'il n dkUre quitta le masque, et signifia au prince Eugène î?rS*^? *" sa déclaration de guerre. Ce n'était qu'une vaine formalité, puisque depuis vingt-cinq jours les premiers actes d'hostilités avaient été commis. Néanmoins le Vice - roi crut ne pouvoir lui donner trop de publicité. L'armée apprit par une proclamation à la fois noble et touchante , que l'œuvre de ses mains, le soldat qu'elle avait conduit au trône , tournait ses armes contre elle ; mais , ainsi que le Prince l'avait prévu , tous les Français qui se trouvaient encore dans ses rangs , accoururent sou^ les aigles de l'armée
d'Italie , et il ne resta près du Roi que le petit nombre d'officiers séduits par ses fallacieuses promesses. Il faut pourtant l'avouer , le retour de ces braves ne contrebalança pas les pertes qu'éprouvaient chaque jour les régimens italiens par la désertion que fomentaient d'indignes agens de l'Autriche. La difficulté de recruter les cadres appauvris depuis Fenvahissen^ent d'une partie du royaume , et la nécessité de mettre un terme à ce fléau , décidèrent enfin le Vice-roi à jeter les corps italiens dans les places de Pes« chiera et de Mantoue , et à ne garder en ligne que les vieux soldats. Cette mesure ayant réduit l'armée active à 28 mille combattans , elle ne conserva plus que 5 divisions sur le Mincio. (Voyez fe Ta* bleau n!^ XIX). Mais la capitale qui n'avait eu jusqu'alors que 2 bataillons et 3 escadrons de garnison , fut couverte par un des régimens de volontaires à Varese ; l'autre prit poste à Arona et Golico , pour observer le Simplon , et soutenir les postes de^ la Yalteline. L'armée resserra %t!^ positions et rapprocha sa réserve du Pô.
Au milieu de cette succession d'événemens Ptîm a» la aussi subits qu imprévus pour les deux partis , le cône par ie« général Macdonald força , après un blocus de ^'p*^***"* 2i5 jours et un bombardement de 48 heures, la ci« tadelle d'Ancône à lui ouvrir ses portes, et le lieutenant-général Lechi prit possession de la Tos^ cane au nom du Roi de iNaples. Cette province oà a. i3
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sa belle-sœur tenait paisiblement sa cour , n^arait pour se défendre que quelques milliers d'hommes épars dans les places. Le nouveau gouverneur ne doutant pas qu'il ne fut aisé de les en chas^ ser s'il parvenait à se rendre maître de Pise et de Livourne, détacha le 16 février la brigade Minutolo sur la première de ces places, en vue de la surprendre ; mais le général Pou* chin qui y commandait, devinant son intention, fit venir 700 hommes dé Livoùme, et l'attendit de pied ferme , déterminé à ne point la lui céder sans combat* En éSet, on se for sillait déjà aux avant - postes , lorsque le duc ConreBtion d'Qtrante , commissaire-fiénéral de l*Empeireur
pour reracna- '. .
tiondespUces dans la Fraucc transalpine, fit connaître au
de la Toscaoe , • , , *■ , ,
et des £ut8 général napolitain qu'il était muni de pleins
Romaiiu. ^ , *■ . , , ^ .
pouvoirs pour traiter de l'évacuation des Etats romains et de la Toscane. Celui-ci ayant pris les ordres de son Souverain , consentit à sus^pendre les hostilités, sous la condition préalable que les troupes françaises évacueraient Pise , Livourne et Lucques : quoique assez rigoureuse , le duc y accéda pourtant; et peu de jours après , cet armistice fut suivi d'une convention en vertu de laquelle les garnisons du fort Saint- Ange, de Civita-Vecchia , de l'île Gorgone, ainsi que des châteaux de Volterra et de Florence , eurent la faculté de rentrer en France, sous serment de ne pas servir d'un an contre les Alliés : conv^^x-
lîon unique, qui imposait à des garnisons vierges ie sort de celles réduites après un siège ou ua blocus, et qui stipulant en outre leur retour en France par mer, en rendait FaTantage illusoire en les mettant à la merci des Anglais.
Le rusé négociateur avait ses vues dans cette transaction. Se rendant en France à quelques jours de là , il eut à Modène avec le Roi de Naples une très-longue conférence. Des officiers tien informés assurent, qu*après lui avoir exagéré Tétat désastreux des affaires de Napoléon , il le félicita d'avoir détourné Forage qui le menaçait comme beau-frère , en se joignant à la coalition , et que de propos en propos , il Famena à se faire payer 3oo mille francs en lettres de change, à titre d'indemnité , pour la tDession de ses droits sur le . duché d'Otrante.
Quoiqu'il en soit, l'évacuation des places de l'Etat romain et de la Toscane par les Français', permit à Joachim d'attirer sur la Nura la division Pignatelli. Dès-lors le Vice-roi inquiet sur le sort de Gênes, où le général Frézia n'avait qu'une poignée de conscrits à opposer aux Anglais qui allaient débarquer , et peu rassuré pair les dispositions actuelles de sa capitale^ où rapparîlioh subite de Fennemi sur le Simplon avait jeté tous les esprits dans la défiance et Fabattemeut , résolut de faire un gros détachement sur le Pô. fait nu gro# Par là, il dissipait L'armée austro-napolitaiaef^i^''ipô!"*
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ayant qu'elle pût être renforcée ou se fat mise en communication avec le maréchal de Bellegarde , ou lord Bentinck attendu de jour en jour à Livoume*
En conséquence ; la division Rouyer se rendit le :2 1 février de Crémone à Plaisance , où elle fut suivie à deux jours de distance par là brigade Rambourg et celle du général Jeannin que la garde royale remplaça à YoItaXe comte Grenier ayant ainsi réuni les troupes qu'il amenait du Mincio aux divisions Gratien et Severoli , s'établit sur la Nura en face du corps du général Dugent.
Malgré son infériorité , le lieutenant du Viceroi avait ordre de brusquer un dénouement; car dans la position respective des armées, non-seulement il fallait battre Joachim , mais encore le mettre hors de lice assez tôt , pour que les troupes détachées du Mincio , pussent y retourner avant que le feld-maréchal Bellegarde fât à même de profiter de leur absence. D'un autre côté, le général autrichien ne se dissimulant pas les difficultés xpi'ofirait le passage du Pô vers Plaisance , décida le Roi de Naples à faire marcher sur GuastaUa les marins de sa garde avec une brigade d'infanterie , soutenus de 1,200 Allemands, àl'eJSet d'y établir un pont. Le lieutenant-colonel Metzco , à qui Ton confia cette opération , jeta le 24^ février un parti sur la gauche de ce fleuve qui surprit Casai- Maggîore , construisit un pont à Sacca , et corn*
^ença des ouvrages pour le couvrir. Mais tandis que les Alliés se félicitent de ce succès éphémère , le général Grenier passe la Nura, replie l'avant^garde autrichienne sur le gros de l'armée napolitaine , et vient se poster le 27 derrière i<«, ihM le Taro , à cheval sur la chaussée de Plaisance ^ but •« û tenant les divisions Gratien et Severoli en réseirvé^ À Borgo-San-Donino. Le même jour , les troupes alliées qui occupaient Sacca et Gasal-Maggiore , en sont chassées par le général Bonnemain qui t'y porte de Borgoforte , détruit leur pont , et en capture presque tous les bateaux.
U n'en fallut pas davantage pour déterminer la retraite de Joachim; une crue subite du Taro retardant le passage du comte Grenier , le prince Eugène jugea qu'une démonstration sérieuse contre le flanc droit des Napolitains accélérerait leur mouvement rétrograde. Il passa donc le Pô à Borgoforte , et parut devant Guastalla le Combat a« 1®' mars au matin, avec 4 bataillons, 200 che- ^^ vaux et 4 pièces d'artillerie. Cette ville était dé^ fendue par une brigade autrichienne et plusieurs centaines de chevaux , la plupart napolitains , qui s'enfuirent à toute bride aux premiers coups de canon jusqu'à Reggio. Abandonnée ainsi par la majeure partie de sa cavalerie, l'infanterie soutenue de quelques hussards de Radetzki , reçut le choc , fut repoussée et perdit 25o hommes.
Cependant le Roi de iNaples était plongé dans
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Le. Roi de yne affreuse perplexité; car il se voyait forcé
ITaples bat en ^ - *• . *- t ^ ' i
retraite. dc comoattre le corps de Grenier, ou de re* poncer à la cause qu'il venait d'embrasser. Les agens de l'Autriche et de FAngleterre Tobsédaient de représentations; mais toutes les protestations qu'avait pu lui faire lord Bentinck» ne le rassuraient qu'imparfaitement contre les craintes d'un retour de la Fortune envers Napoléon* Usant encore une fois de moyens dilatoires pour justifier son inaction , il reprocha au feld-' maréchal Bellegarde de ne pas profiter de ses avantages sur le Vice-roi considérablement affai* bli , et prétextant le danger que courait alors son flanc droit, il céda le terrain sans combat au fur et à mesure Gae les Français avançaient.
ï»arm"^*' ^* Lc comtc Grenier étant parvenu à ft*anchir le Taro le â mars, les Napolitains battirent ea
retraite. Les Français marchaient sur trois co-
lonnes, serrant vivement la brigade autrichienne d'arrière -garde qu'ils espéraient entamer. En . effet , obligée de faire front pour ralentir la pour* suite , elle est ramenée sur la division Nugent » dont la queue sortait à peine de Parme , et n'^ d autre moyen d'arrêter leur impétuosité , que de jeter dans la ville le régiment de l'archiduc Fran-^ cois -Charles.
: Le comte Grenier sans différer, enjoint au général Rambourg de continuer a harceler l'ennemi en tournant Parme par la gauche, tandis