Chapitre xxii. v 2i
le gr od de son corps , il descendit par Saint- Amour < sur le chef-lieu de TÂin.
Le général Legrand tint aisément l'ennemi en respect devant le pont de la Saône ; mais à soir* approche, 'le général Mu snier qui campait avec*' environ 1,200 hommes sur le rideau du château de Challes, ne se trouvant pas en état d'accepter* le combat , battit en retraite le 12 sur'la route de Lyon , laissant la garde nationale de Bourg maitresse de défendre ou derendrela ville, Celleci se flattant encore de n'avoir affaire qu'à un simple parti , se mit en devoir de le repousser , et refusa de recevoir le parlementaire qui se présenta. La fusillade s'engagea , mais se termina promptement par la prise de la ville qui Pnse et sac fot livrée au pillage. Un grand nombre d'habitans ^ """* 'Fabandonnèrent; les uns désespérés de voir leurs foyers occupés par l'ennemi, se joignirent au détachement du général Musnier; d'autres redoutant la vengeance du vainqueur , allèrent se jeter dans Pont-d'Ain.
Immédiatement après le sac de Bourg, si le»
comte de Bubna eût marché droit à Lyon , il est probable que cette ville riche et commerçante serait tombée en son pouvoir ; car la petite troupe du général Musnier , composée en grande partie de conscrits réunis à la hâte et glacés d'effroi, n'eût point cherché à lui en disputer l'entrée; mais ignorant ce qui se passait dans le Mont-Blanc où
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Je gémértihBroche rassembla^, disait -Oa, un. corps de troupe considérable ; «ans nouyelles du .YaJaîs oà 1^ colonel Sîvibsch^ a^ait été e^vojré de fjaiwHWie pour s'emparer des pasaages du StQipJopa et du mont &iiQA-Berastfd , ce général pcadil; encore qmdques fours i ouvrir par Pont^ d'Ain et J?fanliia imeconvaumcationavec Génère, et se contenta de pousfier uflus faible avant-garde sur la route de Lyon. Enfin , lorsqu'il fiit bien assuré que le colonel Simbschen soute^iu d'un ba* taiUon de Yalaisaos , ae trouvait en mesure de dé" fendre contre les partis venant d'Italie les passages dont la garde lui était confiée, et qu'il avait même pris possession de Thonon; instruit d'ailleurs que le corps de troupes rassen!d>lé par le général Xiaroche n'était autre cbose que la garnison de Genève ren£3rcée de plusieurs ceijitaines de conscrits , il crut seulement alors pouvoir prendra l'offensive de Bourg ainsi que de Gaiève* A cei eSEdt^ le général Zeicbmeister reçut l'ordre de remettre la garde de cette dernière place au:s^ chasseurs genevois qui venaient de a'j foimer , d'attaquer avec sa garnison le corps françaia établi à Rumiity, et de le mener battant jus^ qu'à Chambéry , tandis que le comte de Bubna se dirigerait lui-même vers Lyon avec le gros de ses troupes , après avoir laissé des détachement à Màcon et à Bourg.
^Tiot de rendre compte de l'ei&écutîon de co
plan tardif) â n'est pas hors de prdpo^ d'm^ô^êP les meâures de dëfense prises par les Frâdûttis^
On a TU au chapitre P' que le duc de Casti<^ glione ëtait désigne pour commander le corps dtt Rhône , et par l'état n^ vi « annexé au chapitre III^ qu'à l'époque du 6 janvier , les troupes affectées k la formation de cette armée ^ consistaient en 1,600 hommes épars encore dans diâéreni^ dépôts.
Les dangers louiours ct^issans sur cette fron*^ i^ç ^^^ ^« tière déterminèrent l'Empereur à presser le dé* rWe a Lyom part du duc de Castiglione. Ce Maréchal partit de Paris le 1 1 janvier , et arriva à Lyon le 14 » ^\i moment où l'avant-garde du conUe Bubna entrait à Montluel*
Bien qu'on n'eût pas caché au duc de Casti^ glione les progrès de l'ennemi , on s'était hiexi gardé de lui faire connaître la fàiiblesse des moyens mis à sa disposition. Les aperçus du Ministre élevaient à 6 mille combattans le nombre, deé troupes régulières réunies aux environs de Lyott; mais quelle fut sa surprise lorsqu'il vit' que toutes ses ressources se bornaient aux 1,200 hommes du général Musnier , parmi lesquels se trouvaient seulement ^So anciens soldats ! Il entrevit dès-*lors toute la difficulté de sa tâche ^ et jugea qu'elle consistait plutôt à former une armée qu'& diriger des opérations militaires.
La situation politique de Lyon û*avait rien dfe
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rassurant, contre ce dénûment absolu. Plus d'esprit public; l'approche de Tenncmi a glacé tous les cœurs. La plupart des riches fabricansde cette grande cité Tont abandonnée ; et si quelques ci* toyensî , dociles à Tappel de leurs magistrats , prennei^t les armes, c'est moins dans la vue d'éloigner de leur$ foyers le fléau de Toccupation étrangère, que pour défendre leurs propriétés contre 20 à 26 mille ouvrier^ , réduits par la fermeture des ateliers , aux angoisses de la misère et du désespoir.
Dans ces circonstances critiques , le Maréchal désespérant de préserver la seconde ville de Fraûce du malheur désormais inévitable de tomber aux mains de l'ennemi, ne s'occupa plus qu'à lui ôter les moyens de s'y établir. Le sénateur comte Ghaptal , commissaire extraordi^ naire de l'Empereur, aussi bien que le préfet comte de Bondy , envisagèrent la chose du même œil , et tandis que le duc de Castiglione courut arrêter à Valence les premières troupes qui arrivaient du midi , le commissaire se rendit à Cler-* mont pour accélérer la levée et le départ des gardes nationales du I^uy-de-Dôme et du CantaK Toutefois le Maréchal en quittjant Lyon , prescrivit au général Musnier de tenir la ville tant qu'il serait possible avec ses faibles moyens; et ie préfet, magistrat d'un grand caractère , consentit à rester avec lui pour pourvoir aux, besoins de la troupe ,