CHAPITRE XX(I« sSt
çn arrière , gardant la ville comme ayant-postesé lie comte Marchand qui pouvait Tenlever de viye force, préféra y rentrer par des manœu*tres afin de la ménager; le 19 au matin, uïie colonne de €|oo hopimes se dirigea contlre les hauteur^ de Lemens sur les derrières de Fennemi ,. pendant qu'une autre attaquait le pont
. ^es Reclus. Les Autrichiens repoussés se retî*^ ipèrent devant Aix, dans une position couverte en front par des marais , et dont les flancs ^'appuyaient k une montagne et au lac de BourgeL
Le duc de Castiglione maître de Màcon et de Boiirg, se liant parNantua au corps du général Marchand stationné à Chambéry , s'applaudissait de son début offensif. Cependant , pour le faible avantage d'éloigner l'ennemi à quelques myria*mètres de Lyon , il s'était ôté la faculté de frapper désormais un coup décisif par la dissémination de ses troupes. Organe de FEmpereur.^ le duc de Feltre à qui il avait annoncé les résultats de ses premiers mouvemens , se hâta de lui représenter que c'était vers Genève et dans le pays
. de Yaud qu'il aurait dû porter ses masses avec vivacité : « Le comte Bubna , lui écrivàit-il , n'a » pas plus de 10 mille hommes à vous opposer^ d> de misérables troupes, qui disparaîtront comme » le brouillard devant le soleil à Faspect des vieilles » bandes rappelées de Catalogne ^ la France et la
d3â CAMPAONE DE l8l49
sj Suisse ont les yeux sur vous..... Les Vaudois et > les Argoviens ont 16 bataillons de milices prêté i?> à se ranger de vôtre côté ; les cantons de Saint* s> Gall 5 de Soleure et même une partie de celui P de Zurich , n'attendent que votre présence pour !» se déclarer en faveur des Français. » Puis terininant par les expressions les plus capables de ranimer l'ardeur du Maréchal , « l'Empereur , ^) ajoutait-il , vous somme d'oublier vos 56 ans^ % et de ne vous souvenir que des beaux jours de 9) Càstiglione Çi). » Quelques jours après, il lui
(i) Nos lecteurs verront sans doute avec plaisir, le trait trop connu qui fournit matière à cette flatteuse allusion.
Le i3 thermidor an IV (3i juillet 1796), le général Augereaa était en marche de Légnago sur Vérone , pour- attaquer renneraî , lorsqu'un courrier du général Bonaparte lui remit une dépêche ainsi conçue ; « Nos communications arec Milan et Vérone «ont coupées ; » il faut » mon cher Général » au reçu de la présente , abandonner
> yotre ligne y rompre les ponts de Legnago , enlever de vos maga* » sins ce que vous pourrez , brûler les affûts de position, afin qu«
> les ennemis iie puissent pas inquiéter votre retraite , «t voils rendra » à Rbverbella , où je vais de ma personne : les momens sont près*
> sans ; je me repose sur votre sagesse et votre prudence ordi- 1» paijes. »
Le général Augereau fait rétrograder sa colonne , et après avoir exécuté ce qui lui était prescrit , prend le chemin de îloverhella ; mais quelle est sa surprise lorsqu'en entrant dans cette ville à U léte d'un piquet de cavalerie , tout lui offre l'image d*une déroute : vue terreur panique avait saisi les administrations dont les éqaî>% pages encombraient lea rues. Le Général sans s'émouvoir , envoie 4e Quite UQ officier à sa division , avec ordre de l'arrêter où elle so trouyerait î nomm^ un commandant de place , et met à sa disposî^