‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 3)Chapitre 76 sur 109 · CHAPITRE XXÎI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXÎI

d'y îarrêter les Allies jusqu'à l'arrivée de la 2^ division tirée de Catalogne ; car il manquait de monde pour couvrir la route de Moulins à l'Ârbresle ; et le générai Bardet , renforcé même de la garnison de Lyon , n'était pas sûr de tenir tête à la division Hardegg; néanmoins, comme la perte de cette position entraînait celle de Lyon, qu'il n'avait pas eu la précaution de mettre en état de défense, il ne voulut point la quitter sans y être forcé par le sort des armes, et dans cette fâcheuse conjoncture calculant ce qu'il pouvait avec ce qu'il aurait fallu , il détacha un bataillon et 100 chevaux à la tour de Salvagny , on attendant que le général Saint-Sulpiçe y envoyât de Lyon tous les gardes d'honneur du dépôt de son régiment en état de marcher^

Tel était l'état des choses au 19 mars. Par suite d'une série d'opérations plus malheureuses les unes que les autres , le sort de Lyon dépendait d'une bataille dont toutes les chances s'annonçaient eiv^fâveur des Alliés. Le prince Philippe au« quel sa grande supériorité donnait les moyens de s'étendre impunément, sentit bientôt l'avantage qu il aurait à manoeuvrer pour touroer le flanc gauche du duc de Castiglione, et gagner la route de Moulins. Laissant en conséquence la division Hardegg et la brigade du prince de Cobourg sur la rivé gauche de la Saône afin d'occuper le général Bardet , il employa toute la journée aux mouve*

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, mens préparatoires nécessaires pour porter la majeure partie de ses forcées au confluent de la Brévenne et de l' Azergues , et pousser ses avantgardes en avant du bois de Yavres vers Donmartin.

De son côté , le Maréchal présumant qu'on ne frapperait aucun coup de front, ne laissa que la division Musnier sur les hauteurs entre la Saône et la route de Cbâlons, plaça une brigade de la division Pannetier, le 4^ de hussards et le 1 3^ de cuirassiers sur le plateau qui s'étend de Limonest à Dardilly ; enfin , posta le général Digeon avec le 12^ de hussards et la brigade Beurmann arrivée depuis 8 heures de Catalogue (1), en avant de Grange-Blanche, liant sa droite à la position de Limonest par la brigade Estève placée à Dardilly. Entre la Saône et le Rhône , le général Barde t observait à Miribel la colonne qui débouchait par la route de Bourg , et avait détaché deux bataillons du «^9^ à Cal vire , pour tenir en échec celle qui côtoyait la rive gauche de la Saône.

Bataille de Le princc Philippe , après avoir reconnu la pk^d^atta- position des Français, arrêta le plan d attaque ^dupruice gjjjygjjji. . 1^ général - lieutenant baron Bianchi ,

(i) Elle se composait d'un bataillon du S^', d*un du ii5^ et de deux du 116* , formant 3,100 hommes , et 6 bouches à feu montées sur des affûts de o6té et servies par 160 canonniers de la marine.

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